Prayvis est une planète abandonnée de toute personne saine d'esprit. Il y règne un Chaos sans précédent depuis 120 ans
 

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 (don't) Put the dog down [Fairy]

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MessageSujet: (don't) Put the dog down [Fairy]   Mar 16 Juin - 1:22

« Pourquoi elle revient pas, Lucius ? Pourquoi elle revient pas ?»
 
Sans elle, tu deviens dingue. Tu tournes en rond. Tu creuses. Tu griffe la peau et cogne la pierre. Sous le soleil écrasant de la plaine, au milieu des roches et du sable et de l’intenable silence résonnant dans le vide désertique ; tu crèves et tu t’en fous.
Lucius te dévisage, depuis l’abri d’un éperon rocheux qui devait être votre point de rendez-vous.
 
« Ça fait deux semaines. Elle avait dit d’attendre. Elle a dit attend et moi j’ai attendu. J’ai été un bon chien, Lucius, alors pourquoi elle revient pas ?! »
 
Lucius ne te réponds pas. Mais ça c’est normal parce que Lucius est mort depuis deux jours. Tu lui a fracassé le crâne contre la roche parce qu’il voulait partir et qu’Io avait dit de pas bouger. D’accord vous n’aviez plus la moindre ressource, ni eau, ni nourriture, ni patience. Mais si Io avait dit d’attendre alors il fallait attendre. Lucius ne pouvait pas concevoir tout cela parce qu’il n’était pas un bon chien. Juste un mercenaire, sans morale, un type que vous aviez engagé pour vous guider sur le territoire. Un type sans honneur. Alors tu lui as fait comprendre qu’on laissait pas Io en plan quand elle vous avait dit d’attendre. Avec tes poings. Et un traumatisme crânien.
 
Et puis comme tu mourrais de soif, tu as fini par lécher la pierre pour récupérer son sang, tant qu’il était encore liquide. Tu avais sucé la plaie de son crâne ; à même la racine des cheveux, jusqu’à ce que le goût de la cervelle se mêle à ceux de la transpiration et du fer. Ça ne t’avais pas beaucoup hydraté, mais tu avais la peau dure. Tu pouvais attendre.
 
Tu peux encore tenir.
 
Tu es un bon chien.
 
[…]
 
L’ombre est maigre, toi aussi. Lucius encore plus. Il a séché au soleil comme une momie en tenue de camouflage. Toi tu portes encore tes muscles comme un costume trop grand, malgré ton ventre vide et ton visage creusé par la fatigue et la faim.
Tu as fini par abandonner tes courses folles pour t’allonger sur le sol, tassé contre la pierre tiède pour essayer de rester à l’ombre. Ta peau a brûlé par endroit. Le soleil a mordu dans ta chair comme on croque dans une pomme, mais tu n’en as ressenti aucune douleur. Tu n’en ressens jamais de toute façon. Ça laisse une odeur de viande cuite dans l’air qui te fait saliver.
 
Deux nuits auparavant, un type sur une moto a voulu te déloger au nom de tu ne sais quel gang. Il t’as pris pour un cadavre, et ce fut sa dernière erreur. Maintenant il est plus immobile encore que Lucius.

Il avait sur lui de l’eau, mais aussi de l’alcool, et tu t’es empressé de finir les deux gourdes avec la frénésie de celui qui n’a pas bu depuis des jours. Maintenant tu es ivre, et tu as faim.
 
Alors sans hésiter beaucoup plus, tu tires à toi le bras du cadavre le plus frais – dans ta tête, tu l’as rebaptisé Aiden – et tu mords à pleine dent dans sa chair durcie.
C’est vaguement froid. Gluant. C’est plein de fibres et de couches graisseuses qui glissent sur ta langue asséchée, mais tu t’en fiches. La faim est le meilleur des condiments, alors tu rogne et tu arraches, et tes dents ripent sur les os.
 
Recroquevillé, à moitié nu dans l’ombre de ta niche de pierre, tu ronge l’humérus d’un parfait inconnu, son bras dénudé de chair encore rattaché à son corps. Tu n’as jamais été plus chien qu’en cet instant.
 
 
Quand IL te trouve, quelques heures – jours ? – plus tard, tu as fini par abandonner tes questions. Io ne reviendras pas. Io est morte, ou t’as abandonné. Tu es à nouveau un chien errant et maladif, incapable de prendre soin de toi-même en l’absence d’un maître. Tu es sale, couvert de sang séché, et tu n’en as probablement plus pour très longtemps à ce train-là.
 
Quand IL te trouve, tu t’efforce de casser avec tes dents les os de la main d’Aiden pour en sucer la moelle. Si tu daigne lever les yeux dans sa direction, te demandant si tu as la moindre chance de trouver en lui un repas plus consistant que le cadavre d’Aiden, ton instinct te souffle que c’est probablement là que va se terminer ta vie de clébard maudit.
 

Alors tu grogne. Tu montres les dents. Comme le chien que tu es. Prêt à défendre ta maigre carcasse.
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Mer 17 Juin - 22:35

Deux jours ! Deux jours que ce crétin de garde devait revenir de sa patrouille ! Une simple patrouille de routine mais non, tellement débile qu'il peut pas faire ca sans se perdre, l'abruti ! Pire serait qu'il se soit fait capturer, à moins qu'il ne soit un traître et ait finalement rejoint son clan d'origine... De toute façon tu restes à peu près sur qu'il ne peut divulguer aucune information sur toi. Aucun accès aux conseils, un simple garde …  Putain si il y a une chose que tu détestes plus que les déserteurs, ce sont les menteurs ! Tu savais que tu n'aurais pas du coucher avec la nuit d'avant. Quand ils paraissent indignes de toi c'est qu'ils le sont en général.

Toutes ces questions qui t'occupent l'esprit, t’empêchent de réfléchir … Enfin, plus que d'habitude. Tu te retrouves à erer dans ta chambre, alternant entre des phases de fou rire et de pleurs nerveux. Ca ne paraît pas grand chose comme événement mais, après avoir été délaissé par ta famille, le moindre abandon dont tu n'as pas pris l'initiative est relativement dévastateur. Fuck it !

Prévenant brièvement le premier homme que tu croises dans le couloir, tu te diriges vers les hangars et enfourche ta moto. Au moins le trajet te libérera l'esprit.

Les paysages désertiques s’enchaînent ; après une colline vient une plaine puis une autre colline … Le souffle chaud du désert t'atteint finalement, peu de temps avant la vision des premières dunes. Tu relèves ton pull sur ta bouche quand le sable commence à te fouetter le visage. Évidement tu n'as pas pris de lunettes de protection donc tu te retrouves à rouler le nez collé sur l'écran de ta moto te donnant la direction. On a connu plus pratique quand même …

Le vent se calme doucement lorsque tu arrives à la dernière position enregistrée de la moto de ton ancien garde. Bien évidement pas de moto en vue … Tu frappes un peu sur l'écran de ta moto qui reste identique. Saloperie !
Décidant de te dégourdir les jambes après le trajet tu perds l'équilibre en posant le pied par terre. Déblayant le sable sous toi tu découvres rapidement la raison de ta chute. La moto est bien là, juste allongé par terre et recouverte de sable. Il reste plus qu'à trouver l'homme. Vu la météo il doit pas être bien loin...

Des bruits de craquements secs attirent ton attention. Dans le désert peu d’espèces peuvent produire ce genre de bruit mais l'odeur de sang qui imprègne l'air promet enfin un peu d'action. Sortant Baguette du fourreau intégré à ta moto tu te diriges vers la source de l'odeur en chantonnant.

« Promenons nous dans le désert tant que F n'y est pas, si F y était il nous dévorerait mais plus qu'il n'y est pas … Ah si le voilà ! »

Personne ne te reproche tes dons artistiques mais garde ca pour toi au moins.

Derrière un rocher tu trouves un premier cadavre, inconnu, pas frais et totalement inutilisable. Bordel ! En continuant de progresser tu comprends enfin ce que sont les craquements. C'est tellement beau ! Tu vois l'homme recroquevillé en train de dévorer les membres d'un autre. Ah … Feu ton amant. Au moins il t'a pas trahi ! Et il sert encore dans la mort! Tu ne devrais pas aussi mal juger les gens dont tu n'as plus de nouvelles …

Tu reportes ton attention sur le charognard quand il commence à te grogner dessus.

« Non mais oh ! Déjà ca bouffe mes hommes mais en plus ca me grogne à la gueule ! C'est quoi ces manières !? »

Tu le repousses du cadavre à coup de talon dans les côtes et mords dans la joue du macchabée. Bon dieu, tu avais pas réalisé à quel point tu avais faim. C'est ça de réfléchir pendant deux jours aussi !

Il était quand même meilleur l'autre jour...
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Jeu 18 Juin - 0:47

Tu rebondis sur la pierre brûlante avec un couinement d’animal blessé. Le coup a vidé l’air de ta cage thoracique, et la peau ton front a profité de l’impact avec le sol pour de fendre au niveau de l’arcade. Tu te tortilles un moment sur le sol, peinant à reprendre ta respiration, avant de te recroqueviller. Tu peux sentir un filet de sang poisseux couler le long de ton nez et jusque dans ton oreille. 
Instinctivement, tu protège tes organes vitaux, attendant un passage à tabac qui ne vient pas. Les secondes passent, et personne n’essaie de te tuer, alors tu ouvres les yeux. Quand tu lèves enfin les yeux vers celui qui t’as frappé, tu vois qu’il s’est mis à l’aise pour dévorer tranquillement ta proie.
 

Ton estomac est douloureusement vide, et ton premier réflexe est de te remettre en position d’attaque pour défendre ton beefsteak. Enhardi par tes vieux instincts de meute, du temps où tu disputais ta subsistance à une portée de frères et sœurs tout aussi affamés que toi, tu te redresse. Bien planté sur tes quatre pattes, tu répartis tes appuis pour mieux bondir, parce que tu es cruellement conscient du peu d’énergie qu’il te reste. Tu n’auras pas des masses de chances pour attaquer.
 
Au moment ou tu t’apprête à te jeter sur lui, l’Homme darde ses yeux verts dans ta direction, et tu te fige instantanément. Son regard est chargé d’une énergie qui parle directement avec ton cerveau reptilien et te cloue sur place. 
Tu esquisse un mouvement de recul, incertain, retournant presque te plaquer contre la pierre comme pour te faire oublier. Un bon chien sait reconnaître ce genre de regards. Un bon chien sait que quand l’Alpha se paye la part du lion sur le repas, on s’écrase et on le laisse faire. Tu es peut-être un chien sans maître, mais tu sais encore ces choses-là.
 
Le regard de l’Homme se fait insistant, et tu baisse la tête pour montrer que tu abandonnes. Tu finis par déposer ta joue contre la pierre chaude, t’allongeant sur ton flanc pour préserver ton énergie le temps que l’autre fasse son affaire. Tu entreprends finalement de lécher le sang qui s’écoule de ton front ; avec juste ta langue, d’abord, puis avec tes doigts parce que ça ne coule pas assez vite à ton goût. Au bout d’un moment, l’homme finit par se lasser de ta proie, et ton intérêt reprend le dessus.
 
Levant les yeux dans sa direction, tu laisse échapper un son presque animal, entre le soupir et le gémissement, et tu roules de manière à pouvoir te redresser doucement. Tu te remets sur tes pattes, et tente de te rapprocher tout en restant prêt à détaler au moindre mouvement brusque. Ta démarche s’apparente plus à celle des singes qu’à celles des canidés, mais tu dois aussi faire avec le corps que la nature t’as donné.

Quand tu arrives à son niveau, tu peux presque sentir les yeux verts percer à travers ta peau. L'Homme a une aura d’étrangeté qui mets tous tes sens en alertes et te conseille de décamper, mais la faim, la soif, et ton besoin grandissant de socialisation, ont raison de ta prudence. Tu te penches pour lécher une goutte de sang le long de ce qu’il reste de la nuque de ton ancienne proie, mais ta gorge te brûle trop.

Tu te retourne en direction de l’Homme qui a finit par s’asseoir dans le sable, et dans un élan instinctif un peu désespéré, tu viens t’agenouiller près de lui pour poser ta tête sur sa cuisse. Il se raidit mais ne semble pas protester, alors tu lève une main vers ta nuque et écarte maladroitement tes cheveux pour la dégager. A la base de ton cou, il y a un tatouage avec ton nom. Argos. C’est ce que t’as dit Io, en tout cas, parce que toi tu ne sais pas vraiment lire.
 
La joue contre le jean brûlant, tu essaies de parler. Les mots griffent et raclent en sortant de ta gorge, alors tu les choisis avec parcimonie.
 
« Tu as. Eau ? »

Tu te contorsionne pour essayer de croiser son regard.  Tu te doutes qu’il doit bien en avoir avec lui, même si tu n’es pas certain qu’il la partage avec toi. Au point ou tu en es, tu serais prêt à la boire à même ses mains, ou ses vêtements, ou le sol, pourvu qu’il t’en laisse une gorgée. Tu fais un chien de guerre bien pathétique, mais le désert et le désespoir ont usé ta robustesse ces dernières semaines.
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Mer 1 Juil - 2:11

Le sang coulant le long de ta gorge te permet d’affûter tes dents. C'est ca l’efficacité ma petite dame ! Ou mon petit mec vu ton seul public actuel. C'est quoi encore ce truc. Ca couine, se recroqueville et se déplace à quatre pattes … Tu le vois essayer de se rebiffer mais sa mutinerie est de courte durée. Aucune volonté ces machins …

Tu finis ton repas tranquillement et commence à réfléchir à ton retour. Vu ton stock de fuel tu vas devoir faire sans radar amélioré donc si tu repars maintenant tu risques de manquer de visibilité sur le trajet et tu ne peux pas te perdre pour éviter de perdre la totalité de ton fuel … Inconsciemment tu t'éloignes du cadavre pour le laisser au geignard. Va falloir passer la nuit là il semblerait !

T’intéressant à ton camarade pour la nuit tu essaies de comprendre son comportement. Sachant que les gens s'organisent entre 'combattants / baisables / reste' tu le mets pour l'instant dans les restes avec un tantinet de baisables pour le cote soumis. Tu le vois s'approcher maladroitement et poser sa tete sur toi. C'est quoi ce bordel ? Il sait pas qui tu es ou quoi!? Il va mal finir le SM là ! Fraichement repu en sang, tu allonges tes ongles avant de le voir dégager sa nuque. Tu tentes de déchiffrer le tatouage partiellement illisible qui y est marqué.

« Argos ? »

Tu en profites pour passer tes ongles sur sa nuque. Un peu trop squelettique pour être d'un intérêt sexuel. Reste. Peu utile mais au moins il pourra te tenir chaud cette nuit. Continuant de promener ta main tu sens les cicatrices qui constellent la peau de l'ancien chien de garde. Un combattant ? Vu son etat actuel c'est difficile à croire …

Sa phrase te sort de ta réflexion. Putain cette voix rauque, il va crever ou quoi ? Il a pas intérêt avant la fin de la nuit, t'as pas envie d'avoir froid, merde !

« Ouais je dois en avoir un peu, bouge pas »

Tu te relèves prestement et rejoins ta moto pour attraper une des gourdes attachée sur le coté. Tu la renifles. Alcool. On va la garder pour plus tard. Tu attrapes la gourde voisine qui sens plus comme de l'eau. Tu lui jettes cette dernière et le rejoins à l'abri du vent glacé des déserts la nuit. Putain il a intérêt à être chaud le toutou. Tu t'agenouilles au fond de la grotte et lui indiques de venir par la. Tu lui tends la gourde d'alcool.

« Fais gaffe c'est assez fort. »

Tu le vois se retenir de tousser et en profite pour lui retirer son t-shirt. Tu as toujours remarqué avoir plus chaud quand les mecs avec toi sont nus plutôt qu'habillés. Plus chauds dans tous les sens du terme oui ! Bon vu la maigreur du machin, on reste sur un non baisable actuellement car risque de lui péter des os et on veut le garder en vie donc il va garder son pantalon. Tu retires ta veste et déplies tes ailes par les ouvertures de ton t-shirt. Tu sens le sang rejoindre tous les vaisseaux au fur et à mesure que les fourmis disparaissent. Tu laisses échapper un petit soupir satisfait. Voyant le regard indécis d'Argos tu lui lances sèchement.

« Si tu veux pas crever de froid c'est ici que ça se passe mec ! »

Au pire si il a soudainement envie de te boulotter pendant la nuit tu peux t'en occuper facilement avec Baguette et te guérir vite fait vu la petite bouffe que tu viens de faire. Mais ca serait mieux si il venait juste te réchauffer. Au pire tu lui laisseras pas vraiment le choix ... Tu lui as quand même filé de l'eau, merde !
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Mer 1 Juil - 12:10

De l’eau coule dans ta gorge.
 
Le rush d’endorphines qui te submerge est tellement intense que le monde disparaît autour de toi. Rien d’autre ne compte. De l’eau coule dans ta gorge et tu fermes les yeux pour en savourer chaque goutte.
Tu bois comme un noyé chercherait un dernier filet d’air avant de sombrer. C’est d’ailleurs un miracle si l’eau ne s’écoule pas dans tes poumons, tant tes actions sont précipitées, et ta gorge enflammée.
 
Une fois que ton corps s’est fait à l’idée que tu ne vas plus mourir dans la seconde, et qu’il contient de nouveau suffisamment d’eau pour fonctionner correctement – on pourrait faire mieux au niveau de la nourriture, mais tu as déjà tenu bien plus longtemps que ça sans manger, du temps de la ferme – tu détache tes lèvres de la gourde et jette un œil autour de toi.
 
L’Homme est parti se réfugier dans la petite concavité rocheuse, et tu le rejoins en quelques pas. Tu n’avais pas vraiment remarqué, occupé que tu étais à ne pas mourir, mais la nuit approche, et le type n’as probablement pas envie de repartir immédiatement. Tu t’agenouilles près de lui et échange ta gourde vide contre une pleine, mais cette fois-ci d’alcool. Probablement pas complètement inutile vu la fraîcheur des nuits dans le coin.
 
Tu le remercie à voix basse et laisse couler une gorgée de liquide dans ta gorge. Evidemment, ça déclenche un réflexe de toux parce que l’alcool est fort et ton œsophage rendu sensible par ta précédente déshydratation, mais par le miracle des choses tu parviens à garder le tout dans le bon tuyau, et dans la bonne direction. Tu t’ébroues pour faire passer la sensation désagréable.
 
L’Homme en profite pour te prendre ton T-shirt, et tu te demandes pendant une seconde si c’est un paiement qu’il exige pour la faveur qu’il vient de t’accorder. Tu abandonnes vite l’idée, parce que ton T-shirt est vraiment dans un sale état et que de toute façon le type le jette.
Tu es quand même content qu’il te laisse ton pantalon parce que même s’il ne protège pas vraiment du soleil ou du froid, le morceau de tissu empêche tout de même le sable de se coincer dans des endroits où on n’a pas envie que du sable soit coincé.
 
Et puis le type se déshabille à son tour et tu ne peux pas t’empêcher d’être fasciné.  T’en as vu, des trucs bizarres, dans ta vie de chien – même si t’es mal placé pour juger les bizarreries des gens – mais des ailes comme ça sur un humain… Ou en tout cas tu t’es dit qu’il est humain. Il en a le profil, mais pour ce que tu en sais, c’est peut-être un oiseau sans plumes avec des bras et une mutation hyper balèze.
 
Tu as envie de tendre une main pour les toucher, mais tu te dis que ça serait peut-être malvenu alors tu te contentes de regarder avec tes yeux brillants.
 
 
Et puis le type te dit un truc encore plus bizarre – et c’est dire – que sa physiologie d’homme mouette.
 
 
« Si je veux ? »
 
Ta tête se penche sur le côté. Les mots t’intriguent Ce n’est pas toi qui veut, d’ordinaire. C’est quelqu’un d’autre qui le fait pour toi, et toi tu fais de ton mieux pour le contenter. Comme le bon chien que tu es.
 
Sauf qu’en l’absence de maître, de volonté supérieure que tu pourrais supplanter à la tienne, tu n’es qu’un outil qui ne fonctionne plus. Sans Maîtres, sans Io, tu n’existes plus qu’à moitié. Tu n’es qu’un véhicule abandonné dans le sillon d’une caravane, attendant un conducteur, ou que ton moteur finisse par lâcher.
 
« Non. Ce que je veux, c’est pas important. »
 
De toute façon, tu n’as jamais su comment vouloir. Désirer des choses pour toi-même. Prendre des décisions découlant d’autre chose que des réflexes reptiliens de ton corps pour ta propre survie.
Cependant dans la phrase de l’Homme, il y a aussi les mots ‘crever de froid’ et ‘par ici’, et ceux-là sont des mots que tu comprends beaucoup mieux. « J’ai froid. Viens ici. », ça parle au chien qui est en toi bien mieux que « si tu veux ». Heureux d’avoir une utilité, tu te rapproches sans trop te poser de questions.
 
« Mais j’ai bu ton eau alors tu peux avoir ma chaleur. »
 
Tu es un enfant du désert, tout de même. Et du temps où tu vivais à la ferme, tes maîtres n’avaient jamais dépensé un sou pour vous mettre, toi et tes frères, à l’abri de la froideur des nuits. Vous rouliez dans la paille et vous vous serriez les uns contre les autres, parce que c’était la seule chose à faire pour survivre jusqu’au lendemain. Alors partager ta chaleur corporelle pour échapper à la morsure du froid, ça c’est un langage que tu sais parler.
 
Prenant soin d’éviter ses ailes, au cas où elles seraient plus sensibles que le reste de son corps, tu t’approches pour te blottir contre ton nouveau compagnon de litière. Avec la nonchalance de celui qui ne se formalise ni de la nudité, ni du contact de la chair, tu t’enroules autour de lui, tes bras autour de son torse, et ta joue bien calée contre sa poitrine. Tes jambes recouvrent le haut des siennes, mais tu prends bien garde à lui épargner le contact des angles nouvellement apparu sur ton corps amaigri.
 
« D’ordinaire j’ai plus de trucs à offrir. Je suis… un meilleur chien. Mais là c’est… Pas un bon moment. »
 
Tu lèves les yeux vers le plafond rocheux, puis le ciel que tu peux voir s’assombrir au dehors. Tu repense à Io. A l’absence d’Io. Et tu soupires contre la peau de l’Homme.
Le contact humain t’avais manqué plus que tu ne l’aurais cru, et après de longues nuits avec Lucius et Aiden pour seule compagnie, tu es incroyablement soulagé de sentir un cœur battre contre ton oreille. Même si ça n’est pas celui d’Io. Celui d’Io doit s’être arrêté de battre dans un coin du désert, et ça te rend incroyablement triste.
 
« Mon maître m’as dit d’attendre ici. Ça va faire… trois fois une semaine ? Mais maintenant je crois qu’elle est morte. » 
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Mer 1 Juil - 13:42

Pas besoin de violence, il vient de lui même au contact. Tu as senti son regard intrigué sur tes ailes, attends qu'il les aie autour de lui … Parce que tu en as vu des mecs qui regardaient de loin mais dès qu'il fallait venir au contact ca les dégouttait ! En général tu les tuais rapidement et gérais leur flux de sang pour finir de baiser tranquillement. Bon du coup fallait pas couper trop profondément au cou pour éviter que tout le sang parte … Sinon tu finissais de couper la tete et ca te faisait un trou plus serré que la bouche. Gagnant à tous les coups !

Tu sens le corps d'Argos s'appuyer contre le tien, la chaleur se diffusant entre sa peau et ton t-shirt.Tu commences peu à peu à comprendre son raisonnement. Un esclave réduit au rôle de clébard, c'est du putain de génie ! Tu peux en faire ce que tu veux en lui retirant une bonne partie de son humanité (langage à part). Il va peut être falloir étendre ce concept à ton cartel...

« D'habitude dans cette position il y a moins de vêtements impliquées et plus de gémissements. Mais t'en fais pas, pour l'instant ta chaleur est suffisante … Pour l'instant »

Tu l'écoutes parler de son ancien maître. Il paraît triste ? En quoi la mort de celui qui entrave ta liberté est une mauvaise chose ? Enfin pour toi c'est différent, tu dois commander ces gens pour leur bien et non par besoin de pouvoir. Bon peut être un peu aussi … Mais certaines personnes ont besoin de quelqu'un qui leur ordonne quoi faire pour fonctionner. Sinon ils meurent comme des cons. C'est peut être son cas du coup.

« Dommage pour lui … Il t'a abandonné de toute façon donc autant t'en foutre. »

Tu passes tes mains le long de son dos et ses épaules en réfléchissant. Il y a quand même encore un peu de muscles là dessous, ca pourrait être utile. Un changement de catégorie vers baisable est si vite arrivé... Tu lui enfonces accidentellement un ongle au niveau de l'omoplate. Tu sens son souffle sur ta poitrine s'interrompre brièvement mais il ne réagit pas plus. Il te faut définitivement des soldats comme ça.

« Désolé j'avais zappé mes ongles. »

Profitant du sang coincé dessous tu les réduits à taille normale et attrape la gourde d'alcool. Tu prends une gorgée, lui en donnes une, en verse sur la plaie et ferme cette dernière. On va éviter tout risque qu'il crève avant la fin de la nuit, une septicémie est si vite arrivée.

Tu redéploies tes ailes et les enroules autour de vous comme une chauve-souris qui va dormir. Au moins ça vous isole encore plus du froid et du sifflement du vent. Par contre tu t'ennuies un peu.

« Bon et sinon ton ou tes maîtres t'ont déjà fait coucher avec eux ? Parce que sinon ca peut s'arranger. »

Tu racles le reste de sang sous ton ongle. Aucun goût, aucune originalité. Comme c'est étrange ...
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Mer 1 Juil - 15:30

Tu sens à peine l’intrusion de l’ongle sous ta peau, dérisoire à côté des dommages que ton corps a déjà pu subir au fil de ta tumultueuse existence. Pendant une seconde, pourtant, tu te prends à t’inquiéter, pas de la douleur, qui n’as jamais été un fardeau pour toi, mais du fait que l’Homme ait soudainement changé d’avis et décidé d’abréger ta vie. Pourtant même l’idée de ta mort imminente ne parvient pas à élever sincèrement ton rythme cardiaque. Dans l’état actuel des choses, tu es probablement mieux là, à être utile à quelqu’un même pour mourir ensuite, qu’à crapahuter dans le désert comme un chien galeux incapable de crever proprement.
 
« Mh. »
 
Tu ne vocalise pas plus ta réponse. L’homme s’est excusé, tu n’as pas eu mal, et tu doutes qu’une blessure de cette taille représente un danger quelconque à côté du reste. Tu acceptes la gorgée d’alcool, même si dans ton état ça n’est peut-être pas la meilleure des idées, et tu le regarde docilement bricoler ton épaule.
Tu pourrais te contorsionner un peu le cou pour regarder ce qu’il fabrique, mais tu n’en as pas spécialement envie. Pour l’instant tu te laisses bercer par le bourdonnement que l’alcool laisse dans son sillage alors qu’il traverse ton système digestif.
 
Les ailes de L’Homme s’enroulent soudain autour de vos deux corps comme une couverture de chair, et le contact te laisse courir un frisson le long de la colonne. La chose te sort de ta torpeur, et tu te prends à te tortiller doucement contre le cocon de peau, explorant la sensation avec curiosité. Tu lèves les yeux vers l’homme pour jauger ses réactions et éviter de faire une connerie. La sensation générale est étrange, mais réconfortante. Étrangement réconfortante. Tu voudrais bien essayer de frotter ta joue contre les mystérieux appendices mais dans ta position c’est malheureusement impossible, et puis de toute façon ton… hôte (?) coupe court à ta réflexion en donnant à nouveau de la voix.
 
Pour le coup, la question te donne à réfléchir. Si tu n’es pas étranger au plus vieux rituel du monde, et à bon nombre de ses variantes de genre et de positions, tu n’avais jamais vraiment établi de lien entre le sexe et la relation que tu entretenais avec tes maîtres. A la ferme, les choses avaient été très distanciées. Vous étiez le bétail, ils étaient les propriétaires. Et c’était plutôt rare – bien que pas complètement inconcevable – que les propriétaires échangent leurs fluides avec le bétail.
 
« Pas vraiment. Mes premiers maîtres... Hm. C'était surtout mes sœurs. Pour la reproduction. Eux… C'était pas le genre à se rouler dans le foin avec les chiens de ferme. »
 
Et puis il y avait eu Io. La petite et minuscule Io, et sa Caravane, et les belles années qui avaient suivi l’Incendie. Io qui était beaucoup trop innocente – en tout cas sur le plan hormonal – pour s’inquiéter de ces choses-là. Ils avaient eu d’autres priorités, et les rares fois où il avait pu voir Io s’intéresser aux choses du corps, elle s’était plutôt tournée vers la douceur et la rondeur des femmes. Non vraiment ça n’était jamais venu sur le tapis.
 
« Et puis ensuite c'était Io, mais elle était trop jeune. Ça… l’intéressait pas encore. »
 
Tu réfléchis encore, te remettant à gigoter mais cette fois pour changer de position. Tu hisses tes bras jusqu’à ses épaules, pour les enrouler autour de son cou. Ça te permet de remonter presser ton nez jusque dans son cou, et tu y prends une longue inspiration, silencieuse mais chargée d’un parfum d’autorité qui contente l’animal en toi. Tu te blottis là, satisfait.
 
« C'est arrivé qu'elle me prête quand on était vraiment dans la dèche, mais elle aimait pas. »
 
Dans cette position tu peux observer l’endroit où les ailes sont connectées à son dos, et ça te fascine particulièrement. Tu te demandes si c’est sensible, et ce qui se passerait si tu laissais tes mains vagabonder à la jonction. L’alcool aidant, tu laisses tes doigts se promener le long de sa nuque, et les premières ondulations de colonne vertébrale, sans oser descendre explorer plus bas.
 
« Qu’est-ce que tu entends par ‘s’arranger’ »
 
Songeur, tu te demandes s’il ferait un bon maître. Il en a certainement l’autorité, même si tu doutes qu’il ait sincèrement besoin de toi. Ou qu’il n’hésitera pas à abandonner ta carcasse au moindre tournant…

Tu te demandes également si tu as les moyens d’être difficile dans ta situation...
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Jeu 2 Juil - 0:56

La chaleur dans le cocon de chair augmentait assez rapidement. Aussi bien littéralement que figurativement … Bon ok il a eu une enfance triste snif snif puis il a rencontré sa sauveuse youpi ! Comment ruiner l'ambiance par Argos ! Tu lui as pas demandé de ré-écrire Les Misérables, tu lui as demandé si il a déjà (été) pris, c'est pas pareil...

Tu le sens cependant être curieusement tactile de ton corps et notamment de tes ailes. Au moins lui t'auras pas à le décapiter. Tu reprends une gorgée d'alcool quand il demande enfin des éclaircissements.Tu commences à sourire pour la première fois depuis ton arrivée dans le désert. Tu déplies chacune de tes jambes sous ton compagnon et les écartes pour le laisser s'asseoir par terre, ses jambes toujours autour de toi.

« Et bien je ne sais pas toi mais d'habitude j'arrive toujours à mieux dormir les couilles vides. On peut essayer de vérifier ca, non ? »

Profitant de son écartement relatif de ton torse vu sa position, tu en profites pour replier tes ailes et enlever ton t-shirt. Le contact de l'air désertique sur ta peau nue te fait frissonner et tu t'empresses d'y refaire barrière avec tes ailes. Bordel comment il a pu survivre trois semaines ici …

Le poussant assez fortement, tu l'allonges sur le dos où tes ailes le réceptionnent. Tu retires tes jambes vers toi et te penche au dessus de lui tel que vos nez s'effleurent. Tu sens son souffle sur ton visage et son malaise dans son regard. Ton sourire s'allonge.

« Bon au moins tu es pas novice mais est ce que tu sais comment faire jouir efficacement ? »

Tu fais descendre ta main le long du ventre d'Argos vers son entrejambe. Tu tâtes un peu en observant sa réaction avant de t'avancer pour lui embrasser le cou. Tu restes là pendant un petit moment, à lui malaxer le jean tout en mettant des petits coups de dents sur sa jugulaire. Il reste impassible et cela commence à un peu t'agacer.

« Bon va peut être falloir t'y mettre là non ? »

Tu attrapes sa main et la place sur ton dos, à mi-distance entre tes ailes et ton cul. A lui de choisir ses préférences. Tu profites de son hésitation pour te placer sur tes avants bras et l'embrasser tout en posant ton entrejambe de la sienne. Montre moi comment tu baises mon beau ...
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Jeu 2 Juil - 9:57

Ton monde se renverse.
 
Tu te laisses déposer – ou en tout cas balancer plus ou moins délicatement – sur le dos, curieux de la texture des ailes, contre ta peau, qui remplace celle de la paroi rocheuse. Cette fois tu ne résistes pas à l’envie d’y frotter ta joue, pendant que l’Homme s’installe au-dessus de toi.
 
Son nez vient effleurer le tien et tu as un petit soupir d’aise. La partie de toi qui était affamée d’attention et de contact est relativement contente de la tournure que prennent les événements.
 
Ton corps, lui, ne semble pas avoir totalement décidé s’il est parfaitement d’accord avec tout ce qui se passe, flirtant à la frontière du ‘mmmmoui, pourquoi pas. Ça fait longtemps…’. Certes, oui, ta curiosité est piquée, l’Homme n’a rien de déplaisant et tu peux t’imaginer sans trop de difficultés te laisser glisser sur la pente qui te mènerait au désir et à l’abandon. Tu n’es pas certain que tout cela vaille la dépense énergétique, en revanche. Si demain le gusse s’en va en te laissant là, tout ce que t’auras gagné, c’est le droit de crever en ayant mal au cul.
 
Ce serait plus facile s’il donnait des ordres directs au lieu de faire des suggestions, même crues. Au moins tu saurais à quoi t’en tenir et tu aurais moins de questions à te poser.  
 
« Bon va peut-être falloir t'y mettre là non ? »
 
Tu laisses échapper un petit son offusqué, sans ouvrir la bouche, au moment où il décolle la sienne de ta peau. On n’a pas idée d’interrompre des moments chouettes comme ça. A croire que le type n’a pas un gramme de patience. Tu relèves les yeux pour venir les planter dans les siens. Sourire contre sourire, même si tes sourcils sont légèrement froncés.
 
Tu le laisse guider ta main jusqu’à son dos, prenant ça comme une autorisation implicite à caresser l’endroit qui t’intriguait tant tout à l’heure. L’aile ou la cuisse ? Ta main se promène, hésitante.
 
Tu es sur le point de dire quelque chose, mais l’Homme se rapproche brusquement pour t’embrasser, et dans le sursaut tu perds complètement le fil de tes idées. En l’espace d’une seconde, dans un fracas de sensations qui semblent prendre le pas sur tes doutes – tu es un animal, quand même. Il faut pas trop t’en demander pour ce qui est du questionnement métaphysique – le reste de ton corps semble finalement prendre sa décision. Et vu la façon dont tu te presses soudain contre lui, c’est un oui plutôt enthousiaste.
 
Ta main redescend vers son cul en laissant un sillon de griffes derrière elle. Elle se pose fermement quelque part en dessous d’une fesse, moins pour guider le mouvement que pour s’assurer que l’autre ne se sauve pas en cours de route.
 
Ce qui est peu probable, en réalité, vu que tu viens de mordre à pleine dents dans sa lèvre inférieure, et que tu n’es pas totalement décidé à lâcher. En partie parce qu’il t’as surpris, le con, et en partie parce que, soyons honnête, c’est quelque chose que tu adores faire. Ton autre main se pose sur sa nuque, plus délicatement, et tu desserre un peu ta prise pour laisser le sang s’écouler dans ta bouche. Tu suçote la précieuse manne un moment avant de le relâcher, donnant un dernier petit coup de langue guise d'excuse. Quand tu relâches la prise de tes mains pour le laisser s’écarter, ton sourire est un peu plus large, et barbouillé d'un rouge sombre.
 
Tu profite qu'il se soit redressé pour demander un peu de friction, d’une ondulation du bassin, pas tout à fait certain de réussir à aligner tes mots avec suffisamment de cohérence pour réclamer autrement. Le gémissement te parait un bon compromis et tu en laisse échapper un alors que tes mains repartent à l’exploration des muscles de son torse.
 
Aussi sympathique que le jeu puisse être, tu as besoin de plus, mais tu ne sais pas comment le faire comprendre à ton partenaire. Tu es clairement content d’être là, qu'on en juge par tes pupilles, ta gorge, ou bien l’état de ton pantalon. Mais il y a une soif en toi qui demeure inétanchée. 
Tu es fatigué de t’appartenir. Tu as besoin que quelqu’un t’arrache les rênes des mains. De perdre le contrôle. Tu as besoin qu'on te plaque au sol et qu'on te prenne comme si on te possédait tout entier.

Tu découvres ta gorge comme une invitation.
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Sam 4 Juil - 23:17

La sensation de griffure le long de ton dos finit de rendre ton pantalon un peu trop étroit. Enfin ca devient intéressant ! Tu savoures le contact brûlant de l'air sur ta chair à vif et vient placer ta main derrière sa tête. C'est la que tu ressens sa morsure sur ta lèvre et ton liquide fétiche qui vient agrémenter votre baiser.
Depuis le temps que personne n'avait pris d'initiatives durant tes rapports, tu te laisses porter par la sensation de succion qu'il exerce sur la blessure. Tu en viendrais presque à te plaindre quand il s'éloigne mais lui pardonne directement à la vue du sang barbouillant son visage. Enfin quelqu'un qui n'a pas peur de se salir.

Tu le sens s'agiter sous toi et, l'adrénaline prenant le dessus, tu resserres tes ailes autour de vous et immobilises ses mains au dessus de sa tête. Ton visage redevient sérieux.

« Alors comme ca on se permet de me faire saigner ? C'est comme ca qu'on t'a élevé ? »

De ta main ne l'immobilisant pas, tu lui attrapes le cou et fais lentement pousser tes ongles à l’intérieur de la chair en évitant les vaisseaux sanguins. Ressentant ainsi ses pulsations tu te penches à nouveau vers lui et t'attaques à son oreille. Tu sens son pouls accélérer à chaque mordillement de son lobe et va jusqu'à le faire saigner. Ayant remboursé sa dette vis à vis de ta lèvre, tu retournes l'embrasser plus passionnément que précédemment.

Déplaçant tes ailes, tu les place par dessus les bras d'Argos de manière à l'immobiliser et libère son cou où restent des croissants de lunes sanglants. Tes mains désormais libres glisse le long de son torse, veillant bien à juger des muscles du chien de garde, pendant que tu t'occupes de mordiller et de lécher ses mamelons. Ton entrejambe contre la sienne te fait sentir qu'il est temps de passer à l'étape suivante. Tu retires ton t shirt et réalise.

« Depuis quand est ce qu'on habille les animaux ? Tu lui rattrapes le cou et le soulève légèrement. Tu trouves ca normal ? Ca l'est pas ! »

Tu le repousse au sol, les mains toujours immobilisées, et s'attaque à la fermeture éclair de reste de jean. Tu souris discrètement en sentant la bosse en dessous. Tu lui arraches presque son pantalon, le laissant aussi nu qu'à la naissance. Une main sur son ventre tu empoignes de l'autre son entrejambe et joues avec en fixant ton regard sur celui d'Argos. Quand tu sens qu'il est temps tu prends en bouche son entrejambe en plantant tes ongles au niveau de son pubis. De là, tu savoures le contact chaud de ce flux de sang perpétuellement renouvelé et goûtes chaque sécrétion que tes attentions en font sortir, ton regard n'ayant toujours pas quitté le sien. Tu continues ainsi pendant quelques minutes avant que, en reprenant ton souffle, tu ne lui glisses.

« J'ose penser que tes autres maîtres ne te traitaient pas aussi bien, petit clébard. »

Autres maîtres en effet. Si ça fait trois semaines qu'il est là sans nouvelles de son ancien maître, tu pourras faire usage d'un être comme lui. Reste à imposer ton autorité sur lui mais ça tu sais faire.

Tu te relèves et retires ton pantalon, te rendant aussi nu que lui. Qui met des sous vêtements de toute façon ? Alistair peut être … Faudra vérifier. Suite à cette réflexion tu te replaces sur Argos et t’assois sur ton trône favori, érigé par ton propre labeur. Le frottement de son membre sur ta prostate te fait pousser un gémissement rauque alors que tu plantes tes ongles dans ses fesses.

« Allez, baise moi ! »

Si t'avais su que tu passerais ce genre de soirées tu viendrais plus souvent dans le désert...
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Dim 5 Juil - 17:28

« Alors comme ca on se permet de me faire saigner ? C'est comme ca qu'on t'a élevé ? »
 
Tu frissonnes sous l’intensité de son regard. Une partie de toi partage soudain la terreur – et la fascination – de la bête minuscule braquée par le faisceau  des phares d’une énorme jeep.
 
Ton cœur bat à tout rompre.  Tu secoue faiblement la tête, levant sur lui une expression contrite, mais le feu qui brûle dans tes yeux trahit des émotions bien moins nobles. Tu veux tant de choses, et pourtant tu ne réclame rien.
 
Tu es trop heureux de Le laisser prendre. Te prendre.  Dévorer tout ce qu’il reste de l’Argos que tu as été – qui était à Io – et ne laisser derrière que des os pour blanchir au soleil. Tu veux qu’on te défasse pour mieux te refaire. Et – sans le savoir ? – l’Homme s’y prend à merveille.
 
Les ongles dans la chair de ton cou, les dents sur ton oreille…  Il parle directement à l’animal qui est en toi,  et te laisse avec le corps en feu et le cœur dans la gorge.
 
Tu peux sentir des gouttes ruisseler le long de ta nuque et dans te cheveux.  Tu te demande une seconde comment tu peux encore avoir assez de sang à cet endroit la alors que plus bas, dans ton futal on rejoue la révolution cubaine.
 
L’Homme s’empresse de venir chasser tes interrogations,  comme si il ne supportait pas que chaque recoin de ton esprit ne soit pas braqué sur lui. Tu ne proteste pas ; Tu l’embrasse comme si ta vie en dépendait.
 
Tu voudrais dégager tes bras,  pouvoir goûter et griffer et rendre tous ces cadeaux qu’il dépose sur ta peau électrique, mais tu ne peux rien faire. Il te défend toujours leur usage, gardant tes mains prisonnières de ses étranges  appendices, alors tu finis par te résigner. Tu t’abandonnes au plaisir et à la frustration.
 
Il te dit ‘animal’ et tu sursaute contre lui, soudain suspendu à ses mots. Il te déshabille complètement, griffant,  mordillant sur son passage et c’est déjà presque trop pour toi. Quand il te prend en bouche,  tu dois déployer toute la volonté qu’il te reste pour ne pas bouger.  Tes mains tremblent de ne pas pouvoir s’arracher à leur étau pour venir se nouer dans la chevelure de ton…  bienfaiteur…
 
Quelque part dans ton ventre, la peur irrationnelle que tu vas te faire dévorer se mêle aux sensations de plaisir pur qui remontent griller toutes tes synapses. Pendant quelques minutes,  le monde est parfait.
 
Et il s’arrête.
 
Perdu quelque part entre le désir, la frustration  et l’abandon, tu ne parviens pas à décider si c’est le meilleur ou le pire jour de ta vie.
 
« J'ose penser que tes autres maîtres ne te traitaient pas aussi bien, petit clébard. »
 
Le bruit qui s’échappe de ta gorge est plus proche du couinement de l’animal que du gémissement humain. « Autres maîtres »…  Ça fait enfler une bulle d’espoir au milieu de ton désir, et tes yeux deviennent brillants. Tu hoche frénétiquement la tête, la supplication sur le bord de tes lèvres alors qu’il se recule pour ôter son pantalon.
 
Tu te sens entrer en lui et soudain le reste du monde n’existe plus. Il n’y a plus que sa chair enserrant la tienne, la griffure de ses ongles et les ondulations de vos corps, toi aux abois et lui aux anges. C’est trop, trop vite, et tu adores ça…
A défaut d’autre chose à mordre, tes dents se referment sur la chair de ton épaule, le temps de laisser passer l’intensité du moment. Puis, une fois assuré que tu ne vas pas jouir ici et maintenant, tu te permets enfin de bouger. Très vite, tu te débats, arquant ton dos et jetant tes hanches contre les siennes dans ta hâte de satisfaire. Car au-delà de ton plaisir à toi, c’est Lui que tu veux contenter. Lui qui est partout ; sur toi, sous toi, autour de toi.
Il est ton ciel, ton sol, ta prison, et c’est merveilleux
 
« Je veux… »
 
Les mots semblent avoir retrouvé le chemin jusqu’à ta bouche, mais chaque nouveau coup de rein semble t’arracher ton air et ta cohérence. Tu es à peine compréhensible, au milieu des halètements de ta respiration.
 
 « … à toi… »
 
La tête rejetée en arrière, et les talons ancrés dans la poussière de l’alcôve, tu arrives peu à peu au bout de tes possibilités. Il y a une étincelle de désespoir dans tes yeux alors que tu accroche le regard de l’Homme au-dessus de toi. Le souffle court, et la nuque tendue en avant ; tu finis par supplier, ta voix tourmentée par le désir et l’air brûlant de votre étreinte.
 
« Marque-moi. »
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Lun 6 Juil - 0:09

« Marque-moi. »

Tu bloques pendant une seconde , laissant Argos continuer seul de s'occuper de ta prostate. Tu souris et te penches en avant, posant tes mains autour de sa tête en reprenant tes mouvements de bassin. Une heure en ta présence et il veut déjà t'appartenir. Une preuve de plus que tu baises bien. Tu lui mords le nez et enlèves tes ailes de ses mains en savourant le flux de sang. Sentant son rythme cardiaque indiquer qu'il approche de la fin tu te retires soudainement de sa bite et le retournes sur le ventre. Tes ailes retournent bloquer ses membres alors que tu t'agenouilles à ses côtés.

« Et si on faisait d'abord de toi un vrai chien de garde ? »

Puisant dans les réserves de sang consommé jusque là tu passes ta main au dessus du coccyx d'Argos. Tu stimules les tissus environnants et vois la chair emplie de muscle s’étendre sur une trentaine de centimètres. Vient la partie compliquée. Tu attrapes l'extension et repasses ta main par dessus sentant le muscle se dédifférencier en cartilage. Tu reposes ta main sur le coccyx et la repasses tout le long, maintenant on remplace ca par de l'os et on relie aux muscles. Les vertèbres c'est fait.

Tu vérifies un peu la mobilité de l'extension et note l'absence totale de réaction de ton patient. Tu le libères de tes ailes ; si il se plaint pas ca sert à rien de l'immobiliser, autant qu'il regarde. Tu l'attrapes brusquement et le retournes de nouveau afin qu'il te fasse face. Ses jambes posées sur tes épaules et ses fesses sur tes cuisses tu peux de nouveau l'observer.  Si tu viens de lui allonger une partie de son corps, la partie opposée paraît un peu moins excitée que tout à l'heure … Tu t'en occuperas après avoir fini, ton érection n'ayant pas diminué, au contraire.

Sentant que tes réserves de sang viennent à diminuer fortement tu profites de la position des jambes d'Argos pour lui mordre la fémorale suffisamment près de son entre-jambe. Le flux vient directement te gicler au fond de la gorge, ravivant ainsi ta libido tes pouvoirs. Tu refermes la plaie et finis de lécher la zone alentour avant de te réinteresser à ta création. Au tour de la partie sympathique pour laquelle tu aurais peut être pas du lui boire autant de sang. Tu passes ta main sous son bassin et la place sur la jonction des vaisseaux abdominaux reliant les jambes. Là, tu y formes une jonction que tu allonges et ramifie tout le long du nouvel appendice.

Enfin, pour la partie douloureuse, tu empoignes son membre et, après quelques mouvements de poignet, le reprend en bouche. Pendant ce temps, ton autre main est venue se placer sur ses vertèbres lombaires et a pris le contrôle de quelques nerfs de sa queue de cheval que tu allonges le long de l'extension. Quand tout est bien en place, tu arrêtes de le branler et te relèves pour regarder le résultat

Une queue. Voila ce que tu viens de créer. Une bonne queue de 30 centimètres.

Ne laissant pas à Argos le temps d'apprécier son nouveau cadeau, qui pourtant déjà s'agite, tu lui tournes la tête sur la gauche et te penches sur son oreille.

« Tu voulais être marqué ? C'est le moment, mon beau. »

Puisant dans tes dernières réserves de sang tu allonges un ongle et lui grave deux F imbriquées derrière l'oreille que tu veilles à cicatriser de manière visible. Tu regardes le résultat et embrasses ta nouvelle signature avant de retourner t'occuper du lobe d'oreille d'Argos. Mordillements, léchage .. Tu ne lui épargnes rien avant de retourner l'embrasser. Ton premier garde officiel. Mignon en plus. Tu lui mords le menton, refaisant un peu ton stock de sang avant d'avoir à aller à chercher la gourde adéquate à la moto. Tu te relèves un peu et, léchant le sang autour de tes lèvres, tu lui souris.

« Bienvenue dans la famille. »
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Lun 6 Juil - 22:43

Tu sens le liquide fuir le carcan de tes veines pour se répandre dans la bouche de l’Homme. Dans un grondement guttural, tu rejettes ta tête en arrière, submergé par l’émotion. Un savant cocktail d’endorphines et d’adrénaline tire des feux d’artifices à l’intérieur de ta tête, et tu resserre la prise de tes cuisse autour de celui qui a entreprit de te dévorer.
Contre la pierre résonnent des bruits de succion proprement obscènes. Toi, tu soupires, remuant sans vraiment chercher à le déloger, ivres de ces sensations que tu ne comprends pas vraiment.
 
Quand il cesse de se repaître au peu de sang qu’il te reste encore, tu te reprends à tendre le cou pour essayer de voir ce qu’il est en train de faire. Il a eu l’air surpris de ton manque de réaction, et tu en déduis que c’est probablement supposé être douloureux. Tu ne peux pas t’empêcher de sentir un léger sentiment de fierté te submerger, à l’idée d’être un meilleur chien. Un chien plus fort. Plus méritant du cadeau – dans ton euphorie d’appartenance, tu supposes que c’est un cadeau – que ton maître te fait.
Pourtant l’acte en lui-même t’intrigue autant qu’il te laisse terriblement confus. Les mains de l’Homme tirent de ta chair des sensations complexes, nouvelles, pas spécialement désagréable mais suffisamment incompréhensible pour alarmer ton cerveau reptilien. Tu reçois des informations nerveuses d’endroits de ton corps qui ne te semblaient pas exister auparavant. Des choses bougent à l’intérieur de ta chair sans que tu les contrôle, et ça mets tes instincts sens dessus dessous.
 
Tu pourrais te laisser aller à la panique, mais la présence de ton maître, ses mains, ses mots, son autorité incontestable, tout cela t’ancre fermement dans la réalité.  C’est Sa volonté, et tu serais un bien mauvais chien de la remettre en question. Alors tu restes immobile, sage. Tes doigts s’enfoncent dans le creux de tes paumes quand les sensations de fourmillements deviennent trop présentes, et tes jambes se serrent contre l’Homme quand tes instincts primaires te crient que quelque chose n’est pas normal.
Au vu des circonstances, ta concentration est proprement admirable, et quand l’Homme reporte ses attentions sur ton entrejambe, te faisant grogner de plaisir et de surprise, tu supposes que c’est parce qu’il est content de toi. Les afflux de sensations étrangères ne cessent pas pour autant, et pendant quelques secondes, tu as l’impression de te faire sucer la queue, tout en étant assis dans une fourmilière. Ça fait remonter un frisson le long de ta colonne vertébrale, et ton visage se crispe dans un mélange d’expressions contradictoires.  
 
Il te laisse de nouveau aller et tu n’as même pas le temps d’exprimer ta frustration – ou ton soulagement ? A cet étape de la soirée, tu ne sais plus vraiment – que déjà ses ongles s’enfoncent dans ta nuque.
Tu te figes, le cœur dans la gorge, une joie inexplicable explosant soudain dans ta poitrine. On veut de toi. Il veut de toi. Soudain tu n’es plus livré à toi-même. Tu appartiens de nouveau. Si tu avais suffisamment d’eau à l’intérieur de ton corps, tu aurais probablement les larmes aux yeux.
 
Les dents de ton maître – ton maître ! – sont sur toi de nouveau, et tu te complais dans ses attentions, le remerciant d’un chapelet de petit gémissements satisfaits. Tu le laisse t’embrasser, mordiller ton visage et ton sourire, dardant ta langue çà et là pour goûter à ton sang sur sa peau.
 
Tu le poursuis lorsqu’il se relève, ponctuant sa phrase de bienvenue d’un baiser plus profond que les précédents. Ta tête tourne un peu mais tu ne sais pas si c’est ton retour à la verticale, un des symptômes de ton anémie grandissante, ou simplement tes émotions qui te font tanguer. Enroulant tes bras autour de son cou, et pressant ton front contre le sien pour reprendre ta respiration, tu glisses quelques « merci… » essoufflés dans son oreille.
 
Ton bassin est pressé contre le sien, et ton tout nouvel appendice s’agite soudain derrière toi, fouettant vos jambes avec enthousiasme. Ça suffit à te faire perdre le fil de tes émotions, et tu interromps brusquement tes attentions. S’en suit une courte série de contorsions et bientôt tu observes, incrédule, ta queue s’agiter doucement. Ta queue. La réalité de la chose te frappe soudain, et tu réalises que, oui, tu as effectivement une queue. Ton maître t’a donné une queue, à toi. Tu as un maître magique et l’idée te fait sourire de toutes tes dents. Les yeux brillants, tu te retournes vers l’Homme et, enfouissant ton nez dans le creux de sa nuque tu murmures un petit « J’ai une queue ! » avant de te mettre à rire comme un enfant.
 
Le fait que tu sois presque exsangue et que la quantité de sang qu’il te reste soit relativement chargée en alcool n’aide pas vraiment à ta maturité intellectuelle, il faut bien l’avouer.
 
Toujours lové contre ton maître, tu prends soudainement conscience que son désir est toujours là, pressé fermement contre ton ventre, et tu rougis de l’avoir oublié dans ton excitation. Tu donnes un petit coup de langue contre les vaisseaux de son cou en guise d’excuse, glissant une main entre vous pour le caresser un peu. Puis tu te détaches de lui, te laissant glisser de nouveau sur ton dos dans un geste lascif.
 
Tu lui jette un regard par-dessous tes cils avant de soulever légèrement tes hanches dans sa direction.
« Si je suis un bon chien je pourrais avoir des crocs? »
...:
 
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Mer 8 Juil - 0:28

Un gamin à Noël ! L'image à laquelle tu pourrais comparer Argos si tu savais ce que pouvait représenter Noël et surtout Noël dans une famille qui t'aimes. Du coup tu bloques un peu sur l'adulte qui joue avec sa queue en face de toi et ton érection en attente. Tu tousses légèrement pour lui rappeler de ta présence et il te lèche le cou. Faut lécher plus bas mec … Par contre va aussi falloir faire quelque chose ou tu vas mourir de déshydratation et lui aussi peut être.

« Hum pour ca on verras après, je suis pas sur que ca soit pratique pour les pipes.Tu te relèves et rabats tes ailes. Bouge pas ! »

Tu te diriges vers ta moto et dégourdis tes ailes en les faisant battre face au vent. Tu récupères le reste des gourdes et Baguette. Tu attaques le sang et jette à Argos la deuxième gourde d'eau. La première doit être dans le coin mais t'as un peu la flemme de chercher.

« On va éviter de crever comme des cons peut être. »

En revenant auprès d'Argos tu coupes le bras du cadavre et mange un bout de biceps avant de le jeter à ton nouveau chien. Tu savoures le goût métallique qui te réchauffe le corps à chaque gorgée et qui recouvre le goût rance de la chair putréfiée. Ça t'a quand même un peu fatigué toutes ces modifications. Tu peux remercier l'adrénaline et le sang de quatre personnes pour la pousse de tes ailes qui s'est d''ailleurs passé relativement sans douleur. Mais chacune de tes augmentations de leur taille après était assez modeste à cause de la douleur. Enfin au moins maintenant tu peux plus ou moins les utiliser !

Tu te replaces entre les jambes d'Argos et replace tes ailes autour de vous pour vous isoler de nouveau.

« Bon il reste toujours deux problèmes à régler ici... Je parle de nos bites. »

Vaut mieux préciser au cas où...

Posant ses jambes sur tes épaules tu te craches dans la main et lui étales la salive sur l'anus. Deux trois mouvements de poignet sur ta bite et tu entres en Argos. Serré, très serré le cabot. Tu fais quelques mouvements lents pour qu'il s'habitue puis tu accélères rapidement. Tu oublies progressivement sa présence, seule la sensation de ses sphincters sur ta bite t’intéresse. Tu accompagnes chacun de tes mouvements de bassin d'un léger grognement animal qui s'amplifie avec ton plaisir.

Un mouvement de bassin trop ample et tu ressors du fondement d'Argos. Moment de changer de position !

« Allez à quatre pattes, le toutou ! »

Une fois en place tu le pénètres de nouveau en le masturbant. Par contre la (vraie) queue en plein milieu du champ de vision c'est moyennement érotique. Surtout quand il se met à la remuer. Quoique le petit côté fouet est assez sympathique. Tu accélères tes mouvements de bassin pour que sa queue fasse de même. C'est pas mal au final ! Mais ca coupe quand même la vision de la pénétration …

Laissant sa virilité tranquille, tu te penches en avant et lèches son marquage. Le contact de la chair cicatrisé a toujours eu un attrait particulier pour toi. Tu continues en lui mordant la nuque et tout le long de sa colonne . Tu évites de le faire saigner pour qu'il ne s'évanouisse pas. Ca te dérangerait pas de coucher avec un pseudo cadavre en temps normal mais tu préférerai qu'il soit conscient quand vous allez rentrer demain.

« C'est un bon chien ca ! »

Tu sens que tu ne vas pas tarder à finir.
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Mar 14 Juil - 22:19

Tu as encore le museau humide quand ton maître t’allonge de nouveau dans la poussière. Tes lèvres, luisantes de sang noir, s’enroulent autour d’un cri de surprise au moment où tu le sens entrer en toi. Tu n’as pas mal, mais la résistance de tes organes te rappelle que la dernière fois que tu t’es allongé pour quelqu’un est bien loin derrière toi. Ton maître a pourtant la délicatesse de ne rien déchirer au passage – en tout cas à ta connaissance – et rapidement tu te fais à sa présence. Ce qui était un inconfort relatif se transforme doucement en quelque chose de beaucoup plus agréable.
 
La tête bourdonnante d’alcool et d’abandon, tu te laisses porter par la vague lointaine du plaisir anal. Ta conscience tangue au rythme des mouvements de l’Homme qui te surplombe. Les sons qui s’échappent de sa gorge sont des friandises pour ton âme…
 
Tu sens la poussière contre ta joue bien avant de réaliser que vous avez changé de position. Tu fronces les sourcils mais n’en fais rien. Il y a un petit décalage entre ta perception et ta compréhension des choses qui t’entoures, mais c’est probablement simplement le signe que tu commences à fatiguer sévère. Ca va te passer.
 
Et puis il y a tout un tas de choses très sympathiques qui se produisent dans ton système nerveux à cet instant précis alors tu n’as pas vraiment la tête à faire des diagnostiques. Les mains, les dents, la langue de ton maître sont en train de t’explorer, se glissant partout où tes nerfs font des étincelles. Les sons qui s’échappent de ta gorge sont relativement désarticulés, mais l’idée générale est facilement comprise. Tu prends ton pied.
 
« C'est un bon chien ca ! »
 
L’éloge achève en quelque secondes ce qui restait encore de ta volonté et l’orgasme te cueille au vol, dérobant la force de tes bras. Entrouvrant les lèvres dans un cri silencieux, tu sens tous les muscles de ton corps se tendre sous la décharge. Tu vois blanc pendant une seconde.
 
Ta délivrance n’a produit que quelques gouttes de semence, qui glissent paresseusement sur ton estomac tandis que derrière toi ton maître arrive lui aussi à son terme. Ta tête se remet à tourner alors que tu le serres en toi, accompagnant ses derniers coups de reins du mieux que ta fatigue te le permet.
 
Tu le sens finir, et le reste se perd dans ta confusion. Tu vois blanc pour la deuxième fois, mais cette fois ci c’est le reste du monde qui s’éteint autour de toi.
 

 
Quand tu reviens à toi, tu es sur ton dos. La poussière a collé à ta joue et à tes lèvres, et une sensation de saleté générale te gagne sans pour autant vraiment te gêner. Tu grimace. Tes paupières se battent avec la lumière aveuglante qui a décidé de recouvrir ton champ de vision, clignant de toutes leurs forces pour la chasser. Dans un grognement tu viens frotter tes mains sur tes lèvres poisseuses et tu cherches ton maître du regard.
 
« Hein… ? »
 
Pendant une seconde, tu commences à te demander ce qui s’est passé, et puis finalement tu arrêtes. Le questionnement existentiel ça demande de l’énergie, et tu es beaucoup trop crevé pour ces conneries. Tu finis par décider de retourner te blottir entre les ailes de l’Homme – ramper étant un mot qui conviendrait mieux pour décrire tes déplacements, vu l’état dans lequel tu es.
 
Tu soupire contre sa peau, reprenant peu à peu tes esprits, et arrachant vaillamment ta capacité à faire des phrases cohérentes des griffes combinées de l’afterglow et de la chute de tension.
 
« Ça va, tes couilles sont assez vides… maître ?» Tu hésite sur le mot, pas tout à fait certain du terme qu'il préfère, et parce qu'il te fait un peu penser à Io, mais tu finis par te dire que pour l'instant ça fera l'affaire. « Parce que je suis pas sûr que je peux recommencer, là. »
 
Tu n’as pas tout à fait l’énergie pour rire, mais tu souris contre le torse de ton maître, et derrière toi ta queue fait démonstration à ta place de ton autosatisfaction. 
 

« Et sinon à part baiser des chiens dans le désert, tu fais quoi de ta vie...? »
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Dim 19 Juil - 15:32

Tu sens ses sphincters se resserrer sur ta bite en plein va et viens tandis que ses gémissements s'accentue crescendo. C'est comme ca que ca se passe une éjaculation volontaire ? Après des années de quasi-viol tu avais presque oublié à quoi ressemblait un orgasme... Au final c'est pas mal comme sensation, ca manque de cris mais la sensation physique est bien plus cool.

Perdu dans tes pensées tu n'en reviens qu'en ressentant que ce mouvement de bassin sera ton dernier. Attrapant les hanches de Argos, tu t'enfonces au plus profond de son anatomie et te vides en lui dans un gémissement bestial. Reprenant un peu ton souffle, tu refais quelques mouvements de bassin au fond de ton chien avant de ne sentir que très peu de résistance. Tu relèves la tête pour te rendre compte qu'il dort. Et merde …  

Tu sors de son cul et te nettoie sommairement l'entrejambe avec un chiffon dans la poche de ton pantalon. Reportant ton attention sur ton partenaire, tu remarques ta semence qui coule légèrement de son fondement. Tu en récupères un peu sur ton doigt et le cale dans sa bouche avant de lécher le reste de ton sperme ainsi que celui qu'il a éjaculé. Tous les fluides sont bons à prendre et ceux gorgées de cellules humaines d'autant plus.

Tu t'allonges dans le sable, ramenant tes ailes derrière toi pour profiter de la fraîcheur du désert la nuit. Va falloir voir comment tu le ramènes et le présentes aux troupes maintenant. Ils feront pas chier de toute façon, ça fait un petit moment que t'en as pas tué donc ils vont éviter de devoir remettre à zéro le compteur de jours dans la salle commune.

Tu entends enfin Argos se réveiller et te rejoindre. Tu remets tes ailes pour vous protéger de la poussière et passe ton bras sur sa hanche.

« Non t'inquiètes je pense pas non plus pouvoir m'y remettre de suite non plus. Plus assez de fluides disponibles dans l'immédiat et ta queue m'a un peu fatigué. »

Tu passes ta main le long de son flanc, mettant à vif la chair là où tes ongles caressent sa peau.

« Comment dire, je suis dans les affaires : transport de marchandise, négociation, meurtres gratuits … Chef de clan en résumé. C'est sympa on a plein de pouvoirs sur les autres, on en fait ce qu'on veut. »

Tu le regardes, allongé au maximum contre toi en attendant patiemment tes instructions. Un vrai chien de garde. Ses yeux brillants de curiosité et de … bonheur ? Sûrement. C'est pas une expression que tu vois souvent dans la base. Tu as plus l'habitude de la crainte ou l'absence de réaction chez tes hommes et ca te convient ! Après tout comment mener des troupes si ce n'est par la peur pour sa vie ? L’appât du gain attire les hommes mais leur fidélité passe par la terreur en leur supérieur. Enfin tu as toujours fait comme ca et ca a été concluant donc ca doit etre la bonne technique.

« De toute facon tu verras tout ca demain quand on rentrera. Pour l'instant on ferait mieux de se reposer je pense. »

Déployant tes ailes hermétiquement autour de vous, tu te cales confortablement avec Argos à tes cotés. Il y a encore suffisamment sur le cadavre pour le petit déjeuner et au pire la route n'est pas si longue jusqu'à la base. Tu devrais pouvoir rentrer tranquillement avec ta nouvelle acquisition.
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Dim 19 Juil - 17:02

Ton sommeil est paisible et profond. Ton corps ne se fait pas prier pour récupérer un maximum d’énergie, trop heureux de se sentir enfin en sécurité. Tu as toujours eu beaucoup de mal à dormir seul, même à l’époque où tu habitais encore la ferme, et ces dernières nuits avaient été particulièrement éprouvante pour toi. La chaleur de ton maître, l’étau de ses ailes étranges autour de toi, tout cela t’apaise et te console. Tu dors comme tu n’avais plus dormi depuis longtemps…
 
Ce n’est pas le soleil qui te réveille mais les contorsions de ton estomac. Tu ouvres un œil, hagard, peinant à t’extirper de ton sommeil sans rêves. Le ciel est encore sombre au-dessus de vous, mais sa couleur bleutée t’indique que quelques heures à peine vous séparent du crépuscule. Tu prends une seconde pour contempler le visage endormi de ton maître, résistant à la tentation de te blottir à nouveau contre lui. A la place, tu te glisses doucement hors de son étreinte, décidé à affronter la fraîcheur des dernières heures de la nuit.
 
Tes yeux, largement habitués à la semi obscurité qui recouvre le désert à cette heure-ci, n’ont aucun mal à localiser ton jean que tu enfile sans un bruit. Ton cœur se serre à l’idée de laisser ton maître derrière toi mais il ne semble pas décidé à vouloir se réveiller. Et puis tu as faim. Trop Faim. Et ton maître aussi, probablement, aura faim demain matin. Tu es décidé.
 
Tu considères une seconde ce qu’il reste du corps d’Aiden, remarquant que les bestioles de la nuit sont venues s’inviter à ce qui fut votre festin de la veille. Le bras gauche a été détaché du reste de la carcasse, et tu t’en saisis machinalement avant de t’éloigner un peu de ton campement de fortune. Tu contourne la zone rocailleuse sur quelques dizaines de mètres, à la recherche d’un peu d’herbe, ou d’un terrier quelconque.
 
Tu finis par en trouver un, dans un renfoncement de roche, s’enfonçant dans le sable sans que tu puisses y voir très loin. Tu te contentes d’y jeter le bras en décomposition, puis tu vas te terrer un peu plus loin, plaquant ton torse contre la roche.
 
Il se passe peut-être une heure avant qu’une bestiole des sables ne se décide à s’extirper de son trou. Les Bestioles portaient ce nom parce que personne n’était jamais tombé d’accord sur l’espèce animale à laquelle elles appartenaient vraiment. Elles avaient la taille d’un bon berger allemand, la face et les couleurs d’une hyène, les oreilles d’un renard des sables et des plaques d’écailles parsemaient ça et là leur fourrure déjà disparate. Cela dit, ça restait une proie relativement facile, si ce n’est nerveuse, et tu te fichais un peu de ce qu’elle pouvait bien être à partir du moment où leur chair était comestible.


Tu bondis, retombant facilement dans tes habitudes animales. Tous instincts dehors, ta combativité renouvelée par la perspective d’un nouveau chemin devant toi, et d’un nouveau maître à ton côté, la Bestiole n’avait aucune chance. Elle arrive quand même à te griffer en travers de la joue, faisant une petite entaille à côté de ta narine droite, mais tu finis par lui tordre le cou sèchement et le combat est terminé.
 
Les premiers rayons du soleil percent à l’horizon alors que tu entame le chemin du retour. Tu trotte joyeusement en direction du « camps », traînant ta proie derrière toi pour venir la déposer à côté de la silhouette endormie de ton maître. Puis tu t’assois sur le sol à côté de lui, le torse bombé et les yeux pétillants de fierté. Tu attends patiemment qu’il s’éveille, ta nouvelle queue battant la pierre avec excitation.
 
Quand il ouvre enfin un œil, jetant un regard dubitatif à la chose morte que tu viens de déposer sous son nez, tu esquisse un grand sourire rempli de dents à son attention. Ta queue redouble d’enthousiasme.

« J’ai tué ça pour toi parce que je t’aime. »


Comme pour ponctuer ta phrase, ton estomac lance une plainte bruyante dans l'air matinal. Ah oui. Tu as toujours aussi faim. Mais comme ça ne se fait pas de manger avant que ton maître ne t'en donne l'autorisation, tu attends sagement.
Une petite goutte de sang glisse le long de ta joue et vient se percher sur le bord de ta lèvre.


Tu es vraiment un bon chien...
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Jeu 23 Juil - 11:10

Tu dors peu cette nuit. Maintenir tes ailes en place en dormant est moins évident que tu ne pensais et chacune de tes tentatives à t'endormir jusqu’au matin se solde par un cauchemar. Cauchemar dont tu te remets rapidement mais qui découpe ta nuit en demi heures de sommeil.

Tu rêves d'abord de tes parents et ton enfance en leur présence. Rêve qui vire rapidement en cauchemar quand ils essaient de te cuire pour purifier ton âme de ses anomalies.
Tu te souviens aussi avoir rêvé du Maître et du jour où il t'a choisi pour perpétuer son héritage avec d'autres modeleurs de tout age. Sauf que dans cette version il ne te choisit pas et tu sers de cobaye aux autres élèves avant de te faire manger vif.
Le dernier songe dont tu as un souvenir n'était sûrement que fiction pure car tu volais aisément au dessus de la base tandis que celle ci était en train de brûler. Une bannière inconnue et victorieuse patientant un peu plus loin que ton quartier général ait fini de se consumer tout en fêtant leur succès envers ton clan.

Tu te réveilles en sursaut à chaque fois, haletant et transpirant. A tes côtés, ton chien et sa respiration neutre parviennent à te calmer rapidement et te berce vers ton prochain rêve.

Vers le matin tu le sens partir mais, ne sentant aucun danger, tu le laisses aller en desserrant un peu tes ailes autour de vous. Tu te rendors vers un sommeil libre de perturbations qui ne s’achève qu'à son retour, une proie placée entre vous deux et lui tout sourire.

« J'ai tué ca pour toi parce que je t'aime. »

Parce que je t'aime … Ton sang semble se figer. Tu restes de marbre, visage impassible, en essayant d'assimiler sa phrase. Lui, un clebard rencontré la veille au soir, t'aimes. Pourquoi ? Ca n'a pas de sens. Et comment pourrait il savoir ce qu'est l'amour ? Lui qui n'a jamais connu que la domination d'un maitre et la violence.

Qu'est ce que l'amour de toute facon ? L'amour d'un pere et d'une mere ? L'amour de ses amis ? Concepts à la con, ca existe jamais. Les parents s'occupent de toi par obligation sociale suite à une baise qui a mal fini et tes 'amis' ne restent avec toi que pour ce que tu peux leur donner. Donc l'amour …

Après une minute de silence figé tu ranges tes ailes et te décides à répondre.

« Ok cool. »

Tu attrapes la carcasse et arraches un membre ayant l'air comestible en rejetant le reste à Argos. En mâchant la chair âcre tu le regardes, inconscient de la bombe qu'il vient de te lâcher sur la gueule. Peut être que ses maîtres précédents étaient dans ce genre de délire où ils aiment leurs animaux voire les traitent comme un membre de la famille. Pas trop ton genre de conneries.

Une fois l'os rongé tu le jettes et va t'habiller sans rien dire. Tu rattaches les gourdes à la moto et ajuste Baguette dans le fourreau de la moto. Tu continues de faire semblant d’être occupé pendant quelques minutes avant d'oser reparler.

« Écoute tu es pas obligé de me suivre. Enfin si tu veux aller ailleurs je peux comprendre … Je peux te déposer ailleurs et t'es tranquille après. »

Il aurait peut être fallu y penser avant de lui faire pousser une queue ou le marquer mais tu pensais pas qu'il s'attacherait. Sympa le réveil en tout cas...
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Ven 24 Juil - 3:10

« Écoute tu es pas obligé de me suivre. Enfin si tu veux aller ailleurs je peux comprendre … Je peux te déposer ailleurs et t'es tranquille après. »
 
Ta queue immobilise son mouvement de balancier, et tes sourcils se froncent à sa question. Déstabilisé, tu le dévisage, sans comprendre. Ta tête se penche inexorablement sur le côté, comme à chaque fois que la vie te présente des puzzles que ton intellect limité ne parvient pas à résoudre.
 
« Pourquoi je… voudrais être ailleurs ? »
 
Rien que de prononcer les mots ‘je voudrais’, et ton cerveau se met doucement à fumer. Quelque chose n’est pas normal mais tu n’arrives pas à mettre le doigt dessus. Le regard de ton maître est dur, presque douloureux.
Tu pensais pourtant qu’il avait compris. Qu’il savait que c’était absurde de te demander à toi ce que tu voulais, comme si tu étais un être humain normal.
 
Tu pensais aussi qu’il voulait de toi à ses côtés…
 
« J’ai fait quelque chose de mal ? »
 
Tu cherches, et tu cherches, et tu ne comprends pas. Est-ce que c’est parce que tu es parti sans sa permission ce matin ? Pourtant il ne t’avait pas grondé ? A vrai dire il ne t’avait pas dit grand-chose depuis la veille. Est-ce qu’il avait fini par se lasser de toi ?
 
Et soudain ça te frappe comme une claque en plein museau. Il ne veut plus de toi. Il regrette sa décision de la veille. Ton cœur se transforme en boule de glace et descend au fond de ta poitrine. Ta gorge se noue. Il ne veut pas de toi.
 
Et après tout il a peut-être raison de ne pas vouloir de toi. Tu es un mauvais chien. Tu as laissé mourir tes maîtres, les uns après les autres, et maintenant plus personne veut de toi. Ils ont raison. Tu portes malheur. T'es un chien galeux qu'on accueille dans les villages à coup de chevrotine.
 
C’est peut être mieux comme ça…
 
Tu détournes le regard, essuyant rageusement une larme du plat de la paume.
 
« Si tu... »
 
Ta voix se serre une seconde dans ta gorge. Ton cœur bat la chamade rien qu’en formant les mots au fond de ta gorge…
 
« Si tu veux pas de moi… alors donne-moi à quelqu'un d'autre. Ou tues moi. Bouffe moi, même, si tu veux. Ce sera de bonne guerre. »
 
Il n’y a pas de colère, ni de reproches dans ta voix. Juste une profonde amertume. Une fatigue qui te gagne et se mêle à la douleur et à l’incompréhension. Tu serres les dents, laissant tes yeux glisser jusqu’à l’horizon désertique. Tes poings sont serrés.
 

« Mais j'veux pas être un chien errant. »
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MessageSujet: Re: (don't) Put the dog down [Fairy]   Mar 4 Aoû - 13:53

Si on t'avait dit que tu aurais droit à une scène de ménage en plein désert, tu aurais sûrement rigolé avant d'arracher l'oreille du messager. Et pourtant te voilà à l'abri du vent de sable avec un homm-chien en train de pleurer la queue entre les jambes. Prayvis ...

« Si tu veux pas de moi… alors donne-moi à quelqu'un d'autre. Ou tues moi. Bouffe moi, même, si tu veux. Ce sera de bonne guerre. »

Oh bordel, toujours plus dramatique.

Tu considères Argos une minute, ton regard étant passé de l'impassibilité à l’exaspération. C'est pas parce que tu le laisses que tu vas le bouffer... Enfin peut etre que s'il t'avait pas ramené le petit déjeuner ca aurait pu arriver mais là tu n'as aucune raison. En aurais tu besoin ? Non surement pas. Après tout tu es Fairy, dont les rangs sont continuellement renouvelés vu le nombre de tes hommes que tu tues. Fairy le sanguinaire qui baise et/ou tue ceux qui traverse ton chemin. Alors pourquoi tu n'arrives pas à agir normalement ? Pourquoi es tu resté sans calme et attentionné avec lui ? Pourquoi tu lui as accordé une queue ?

Faut se reprendre en main !

« Bon écoute mon chou : t'as tué mon homme, t'es mignon, on a baisé. C'est tout. Je te veux bien dans mon clan t'as l'air assez utile. Mais ne reparle JAMAIS d'amour en ma présence. Sinon je te jure que je te découpe ta queue et je t'étouffe avec... Et je sais que je déconne pas quand on parle de queues. »

Ce regain d'autorité t'en as donné une érection. Tu hésites à t'en occuper de suite avec lui mais ca ferait trop de signaux complexes pour le chien et vous devez rentrer. Au lieu de cela tu t'approches de lui, l'empoignes fermement par le cou et lui roules une pelle. Quelque chose ne va, au lieu d’être avivée ton érection disparaît. Tu l'observes pendant une seconde et, prenant un air amusé, le relâches en lui griffant la joue. Ton cerveau essaie de comprendre ce qu'il s'est passé alors que tu retournes vers la moto.

« Ramène ton cul, on a de la route à faire et une place à te trouver. Quoique j'imagine que tu pourras dormir au pied de mon lit éventuellement. Ca sera plus pratique pour te faire participer. »

Tu enfourches la moto et lance le contact. Qu'est ce que c'est que cette connerie ...

« Allez bouge ! Faudrait quand même pas laisser les glandus de la base essayer de se débrouiller seuls, ca finirait n'importe comment cette histoire. »

Tu lèches le sang sur ton doigt. Ce goût aussi a perdu son intérêt. Bordel de merde...
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(don't) Put the dog down [Fairy]

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