Prayvis est une planète abandonnée de toute personne saine d'esprit. Il y règne un Chaos sans précédent depuis 120 ans
 

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 Carnegiea gigantea [Alistair]

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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Mar 23 Juin - 13:27

 Le truc avec les expériences de mort imminente, c’est que personne ne sait jamais vraiment les décrire. Depuis le temps que les gens jouent au saut à l’élastique avec l’existence, l’Humanité a construit un gigantesque folklore autour des EMI. Des histoires de tunnels, de lumières, de voix rassurantes… Pour la plupart des choses empruntées à un imaginaire collectif, et supplantées aux véritables sensations éprouvées par le cerveau qui cherche à tout prix à rationaliser la chose.
 
Personnellement, et je parle ici en tant qu’habituée de ce genre d’expériences, je n’ai jamais véritablement réussi à m’en rappeler. Dès l’instant où je revenais à la réalité, tout ce qui restait de mon passage de l’autre côté c’était un vague sentiment de flou, la confusion chimique d’un corps qui ne comprend plus tout à fait ce qui lui arrive, et une euphorie certaine.
Je suis, dans l’ensemble, une macchabée joyeuse, contente de voir que ma jauge de chance ne s’était pas encore tout à fait vidée.
 
Cela étant dit, la réanimation magique, c’est une première pour moi. Et autant vous dire que si la magie du sang c’est très sympa à regarder, être de l’autre côté du spectacle son et lumière c’est quand même catégoriquement plus intense. Mon petit plongeon tranquille dans la réalité se transforme en pêche au gros, et mon retour à moi est somme toute beaucoup plus chaotique qu’à l’ordinaire.
 
 
J’entends qu’on me déplace, vaguement, les sensations physiques perdues à travers une couche d’engourdissement. En revanche, je perçois le son de la voix d’Alistair comme si il était en train de me hurler dans les oreilles. Je grimace. La mise au net de mes sens se fait de manière totalement hasardeuse. Tout me parait soit vaguement lointain, soit beaucoup trop proche et précis pour être naturel. Et au milieu de tout ça, mon cerveau a l’air de bien s’amuser avec la chimie de mes émotions.
 
Le premier truc qui revient, après plusieurs minutes d’ajustements divers, c’est le rire. Choix curieux, vu les circonstances, mais après tout pourquoi pas. Mon corps assume totalement sa décision et se lance dans une bonne minute de fou rire en crescendo absolument déchirant. Ma gorge et mes poumons ne sont pas du tout préparés et le résultat est un peu confus, et douloureux, mais au moins ça propulse des endorphines un peu partout dans mon corps alors je ne dis pas spécialement non.
 
« Hahahah… haa.. » Le rire me laisse à bout de souffle, et un peu hagarde, mais je parviens quand même à exprimer mon émotion soudaine dans un éloquent « Oh putaain. » tout à fait de circonstances.
 
Il me faut encore une minute pour retrouver le reste de mes mots, et les acheminer au bon endroit pour poursuivre mon commentaire. Minute ponctuée des restes de mon fou rire, parce qu’on redémarre pas une personne sans quelques dégâts collatéraux.
 
« Eh… On pourrait croire qu’on s’y fait… genre, au bout de la… » Le comptage de mes morts est plus laborieux que le reste, mais je finis par lever quatre doigts avec la fierté des enfants qui arrivent à calculer leur âge « Quatrième fois ! Wow. Mais bizarrement euh… non. C’est toujours aussi tendu. Haha ha… Oh. »
 
Voilà que je chiale maintenant. Mon cerveau a mis la main sur les arrivées d’eau et dans sa confusion il a du se dire ‘pourquoi pas, tiens. Qu’est-ce qui va mieux avec une crise d’hilarité que des bonnes grosses larmes d’enfant après tout ?’ Je sens des souvenirs remuer dans un coin de ma tête. Là, juste au bord de ma conscience, dorment des choses pas très sympa, savamment enfouies sous les traumatismes divers et variés. Le choc semble avoir donné un coup de pied dans la fourmilière et l’espace d’un instant j’ai peur de me souvenir pour de bon.
 
J’ai la gorge qui se serre, les mains qui tremblent, et mon rire meurt dans ma gorge aussi promptement qu’il n’est arrivé.  Mon corps se fige une seconde, hésitant à céder du terrain à la panique, et puis dans un geste d’auto-réconfort presque primitif, j’enfouis mon visage dans le flanc d’Alistair. La position est un peu bizarre, vu qu’il était déjà en train de me porter, mais on fera avec.
 
A défaut de me calmer, le contact semble au moins m’empêcher de partir plus loin dans mon hystérie. Du coup, je m’accroche avec l’insistance d’un naufragé qui a trouvé un morceau de porte. C’est pas d’un charisme démentiel, mais je suis pas trop en mesure de chipoter.
 
« Wow… Okay. Je vais euh. Rester un peu comme ça. Si ça t’embête pas. »
 
Il a pas vraiment le choix, vu la façon dont je me suis agrippé à lui, mais c’est quand même bien aimable à lui de pas me balancer par terre pour gérer mon bordel émotionnel toute seule.
 
Allez Hyacinthe. On inspire. On expire. On réprime.  On inspire. On expire. On réprime.
 
Le moment est très mal choisi pour te laisser aller au stress post traumatique. Surtout vu ce qui t’attend derrière. Avec une pensée pour Fairy et sa gueule de con, je m’efforce de ravaler la boule qui me monte dans la gorge, et je ré-enfouis bien profondément les pieuvres noires qui voudraient bien étendre leurs tentacules sur mon cerveau.
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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Mar 23 Juin - 21:05

Alistair n'avait pas l'occasion de ramener beaucoup de gens d'entre les presque-morts. En vérité, il l'avait fait une fois en compagnie de son maître et n'a plus jamais eu besoin de le faire depuis. Pour cause, personne parmi les gens qu'il avait eu à soigner jusqu'ici ne l'avait engagé comme escorte. La plupart du temps, ses contrats comprenaient la mort ou la guérison d'une personne. Le problème était résolu rapidement et chacun allait de son côté, sans échanger plus de deux phrases.

Avec Hyacinthe, c'était différent. Elle, il fallait tout faire pour la maintenir en vie. Elle payait pour et F attendrait vaguement son retour en un morceau. Même s'il n'en voudrait à personne si elle mourrait, Alistair préférait ne pas vérifier. En plus, la Dame était une personne relativement agréable à côtoyer même si elle parlait beaucoup. Alors ça ne lui plairait pas de la voir morte.

Elle rit. Elle pleure. L'ermite fronce les sourcils. Il se contente de ressentir l'état général de sa patiente.

- Ouais, à l'aise.

Ils ne sont pas particulièrement pressés, elle peut prendre une heure ou deux pour récupérer. Surtout qu'elle ne peut pas modeler son propre corps et donc contrôler tout ça. Avant qu'elle ne se blottisse contre lui, il passe son doigt sur ses joues pour récupérer une grosse larme bien salée. Ses yeux roulent de plaisir, alors qu'il serre la botaniste dans un câlin maladroit.

Au bout de quelques minutes, il tend un bras pour récupérer l'une des poches de sang et s'en verse dans la main pliée pour former un petit bol. De l'autre il tourna un peu la tête de la femme. Ensuite, il se mit à lui dessiner des lignes rouges sur le visage.

- Bouge pas. Ça va aller mieux.

Accompagné de gestes, le sang pénétrait la peau pour venir se dissiper dans le corps et le renforcer, chargé par la magie du modeleur. Équilibrer ses hormones et la composition de son sang dépassait ses pouvoirs et ses connaissances. Mais il pouvait certainement lui redonner un peu de forces et par la même améliorer son état. Au moins un peu.

- Tu prends ton temps. On doit pas courir. T'as encore quelques heures tranquilles.
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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Mer 1 Juil - 16:59

Le câlin n’est pas le plus confortable du monde, mais n’en est pas moins réconfortant. Je peux sentir toute la maladresse et l’envie de bien faire dans le geste d’Alistair, et je m’en veux un peu de l’avoir mis dans cette situation. Je ne suis pas toute à fait certaine des limites de son confort en matière de contact physique et d’intimité, aussi j’espère que tout ça n’est pas trop désagréable pour lui.
 
Pour ma part, même si la proximité physique ne m’intéresse pas beaucoup, sortie du contexte de la fête, l’ivresse de la chimie et l’effervescence des corps, je trouve qu’il y a du bon à se sentir protégée ainsi. Entourée de muscle et de solidité dans ce que j’appellerai honnêtement un moment de détresse profonde, aussi irrationnel et bêtement chimique que puisse être mon désarroi. Bref. Ça fait du bien par où ça passe.
 
Je garde mes mots pour moi pendant qu’il me peinturlure le visage, presque trop fatiguée pour m’émerveiller du rituel. Je frissonne en sentant son doigt passer sur mon front, recouvrant ma cicatrice avec mon propre sang – ou en tout cas il me semble que c’est le mien, je n’ai pas de quoi en être sûre mais c’est tout de même plus ironique comme ça. Ça me chatouille légèrement quand il passe sur mes paupières. Un petit rire léger s’échappe d’entre mes lèvres ; c’est un moment léger, loin du stress de la nuit dernière, et la fatigue de la journée. Je ferme les yeux un moment.
Je ne sais pas exactement ce qu’il bricole, mais ça fait du bien et mon corps ne se pose pas d’autres questions. Peu à peu, je me détends entre ses bras, et ma respiration se stabilise en douceur.
 
 
[…]
 
Quand je rouvre les yeux, je constate que j’ai dû m’endormir. Le soleil est redescendu flirter avec l’horizon, et la floraison des Carnegieas se termine paresseusement. Al avait fini par me poser par terre, un sac calant ma nuque, pour me laisser récupérer un peu avant de repartir…
 
Ma tête bourdonne légèrement. Je dois avoir une fièvre légère. Probablement les derniers combats de mon système immunitaire contre les toxines. Rien de très alarmant. Mon corps, lui, est raide comme le bois, mes muscles et mes articulations me faisant bien sentir leur désapprobation quand à l’intensité de mes activités du jour. Dans un soupir, je m’étire comme je peux et me dresse à nouveau sur mes jambes. Je recoiffe sommairement mes cheveux, histoire d’avoir l’air plus ou moins présentable, et je cherche des yeux le reste de mes affaires. Alistair a pris la peine de tout rassembler – un homme en or, je vous le dis.  Me voyant éveillée il revient dans ma direction et je lui fais un petit signe de la main.
 
« Yo. Merci de m’avoir laissé dormir. »
 
Un petit sourire paresseux s’étire sur mon visage, malgré les courbatures. Je tire mon manteau de voyage du sac sur lequel j’ai dormi, le dépliant pour pouvoir le remettre. L’air se rafraichit déjà, et je n’ai pas spécialement l’énergie de combattre activement le froid qui ne va pas tarder à s’installer. Autant mettre quelque couches de plus pour être tranquille.
 
Relevant les yeux vers Alistair, je désigne l’horizon – et la vague direction de LAGO – d’un petit coup de menton, mes mains étant prises par le laçage de mon manteau.
 
« Des nouvelles de la fée des dents ? »
 
L’univers ne lui laisse pas vraiment le temps de répondre parce qu’à peine la question a passé mes lèvres, qu’un rugissement de moteur résonne un peu plus loin dans la vallée.
 
Au moins ça a le mérite d’être concis.
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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Sam 4 Juil - 20:03

Tu sens le coeur de Jonas  à ton réveil. Bon dieu il est encore en vie de quoi il se plaint !? Certes tu aurais pu éviter de le laisser menotté au lit toute la nuit mais il avait pas été très coopératif hier soir. C'est quoi la raison à ne pas vouloir se manger une phallange si tu la fais (probablement) repousser après. Ah c'est plus ce que c'était les amants.
Tu t'étires de tout ton long dans le lit avant de t'asseoir à califourchon sur lui. Là tu étires tes ailes et les fais battre un peu avant de te pencher sur lui.

« Alors bien dormi ? »

Tu l'embrasses langoureusement quelques secondes avant de lui arracher un bout de la lèvre inférieure. Le petit déjeuner est servi. Tu savoures la chair et le liquide empli de fer et de peur, les sentant te réchauffer le corps. Rassasié tu rembrasses ton captif en lui reformant la lèvre avant de le détacher. Il s'empresse de partir tout en essayant de rester poli à grand coup de réverences et de remerciements. S'il savait la quantité de signaux que tu avais capté dans son sang il se donnerait pas autant d'efforts pour essayer de paraître aimable. Il y avait quand meme un bon paquet de haine dans cette hémoglobine... Moins que de peur fort heureusement mais c'est un point à considérer quand à l'état moral tes troupes.

Tu te diriges vers les douches et déploie tes ailes. En prenant ton envol tu tiens sur 5 mètres avant d'avoir à te poser. Tu t'améliores. Peut etre que tu pourras réussir à les utiliser quotidiennement sans avoir à subir de nouveau la douleur de les agrandir. Heureusement que tu étais shooté à l'adrénaline la première fois, on se rend plus trop compte après mais les premiers meurtres c'est quand même super excitant.

Tu laisses l'eau couler sur ton corps en emportant la poussière de la veille et la sueur de cette nuit. Chose au final fort inutile sachant que tu vas redevoir affronter la poussière pour retrouver Alito et Miss Primevère. Tu espères qu'ils sont encore en vie, ca serait con que tu perdes Al'chou et ta nouvelles chef de projet drogue à Lago, surtout à cause de ces saloperies de végétaux …

Tu passes le reste de la matinée et le début de l'aprem à gérer les comptes rendus des récentes opérations dans les alentours. Blabla victoire blabla huit morts blabla matériel à changer … Bordel ce que tu te fais chier ! Heureusement qu'il y a un repas servi pendant parce que sinon tu risquerais de tuer quelqu'un et tu sais que il faut arrêter de faire ça, d'autant plus quand il s'agit de tes chefs d'escouades.

Enfin vient la fin de la réunion et l'heure de partir récupérer les deux aventuriers modernes dans leur foret interdite. Tu remercies tacitement tes ancêtres avant de te rappeler de ce qu'ils t'ont fait … Tu te remercies tacitement pour la fin de cette réunion et te diriges vers les hangars. Tu montes sur ta moto et recrutes un camion avec deux hommes en plus du chauffeur. Cette fois ci tu vas éviter d'en tuer un, c'est pas drôle mais faut quand même garder des troupes à un moment.

Comme la veille le trajet est relativement rapide sur la plaine et le convoi arrive à la lisière du bois alors que la nuit tombe lentement. Grâce aux radars tu rejoins rapidement la localisation de tes passagers qui semblent juste avoir fini. Tu te gares en un grand dérapage exagéré et sautes directement en direction d'Alistair.

« Alors ca s'est bien passé ? La nature vous a pas trop fait chier ? Je peux la bruler sinon ? Tu te tournes vers Hyacynthe. Enfin ca te ferait perdre ton business chérie donc on va éviter. »

Marquant une pause tu remarques les expressions fatigués et incrédules des deux autres.

« Mais enfin faut sourire, il y a pas mort d'homme, pas comme hier ! »

Tu ris à ton trait d'esprit contrairement à ton auditoire. N'ayant pas remarqué cette absence de réactions tu attrapes le bras d'Alistair et l'embrasses sur la joue. Goutant la saveur sur tes levres tu marques un temps d'arret.

« Bon par contre va falloir faire quelque chose parce que vous puez la mort là … On parlera de tout dans le camion. Venez, mes hommes vont s'occuper de votre cargaison ! »
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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Dim 5 Juil - 23:56

- De rien.

Alistair a, pour une fois, envie de dire une ou deux phrases en plus. Mais ils n'ont pas vraiment le temps de discuter. La Fée annonce sa venue par le vrombissement de ses maudites machines. Bien sûr, voyager tout en restant assis sur son cul, ça parait sympa. Et, de toute évidence, Mère Nature n'a pas été tendre avec Prayvis ni avec les deux herboristes (dont un en herbe*). Mais voyager encore avec F, ça n'apparaît pas comme la meilleure des idées.

L'ermite n'est cependant pas mécontent de retrouver son ancien camarade de "classe". Hyacinthe a priorité sur le reste et elle n'est pas vraiment en méga-forme. Même si sa vie est hors de danger, elle devrait prendre encore du repos et reprendre ses forces. Ou développer des pouvoirs magiques et manger quelqu'un. Au choix.

- On est en vie.

Ça résume bien la situation. Sinon, dès qu'il débarque, Fairy s'assure d'être tout le temps au centre de l'attention. Il parlait, gesticulait, posait des questions. Il goûta aussi à la sueur d'Alistair.

- Ouais ben j'vais me laver quand je rentre chez moi. Faut d'abord la ramener en ville, F.

Par contre, le fait qu'il y ait des hommes de main pour filer un petit coup de pouce, c'était bien. Même maintenant que le gros du travail avait été accompli. C'était toujours mieux que de devoir tout trimbaler pendant deux jours jusqu'à LAGO. Mais l'ermite aspirait surtout à redevenir un ermite. Se couper du monde dans sa grotte et se faire oublier.

Il prend Hyacinthe dans ses bras et la porte sans trop de difficultés jusqu'au camion, où ils s'installèrent. Alistair lança un regard noir à un des hommes du gang, assis à côté. Le gars s'intéressa à ses chaussures. Deux secondes plus tard, la Fée était assise avec eux, sans doute de nouveau prête à parler.

- Merci pour le coup de main, quand même, Fairy. Content que tu sois toujours décidé de ne pas nous manger. Alistair tapota l'épaule de son ami, évitant de toucher l'aile. J'apprécie.

Il se tourna ensuite vers la botaniste. Sa santé avait l'air stable mais il décida de quand même poser la question.

- Ça va aller ?

Sinon, il pouvait toujours lui passer encore un peu de sang sur le visage...

*Got it ? herbe.
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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Lun 6 Juil - 1:06

Les échanges de courtoisies avec la fée carabosse – et  toute la phase de chargement du camion, d’ailleurs – me laissent relativement blasée et cotonneuse. La fatigue pèse sur mes épaules comme un manteau de plomb, et j’ai à peine l’énergie de m’intéresser à ce qui se passe autour de moi. A vrai dire je n’en ai pas vraiment l’envie non plus, mais c’est une toute autre affaire. Ma contribution à cette partie de l’opération se limite donc à quelques hochements de têtes polis, quelques coups d’œil et instructions pendant le chargement histoire que les types ne fassent pas n’importe quoi avec le fruit de votre très longue et très éprouvante journée de labeur.
 
Quand Alistair me hisse dans ses bras pour me porter jusqu’à la voiture, je ne proteste pas. C’est ma foi une méthode de déplacement très confortable, et même si une petite voix dans ma tête me dit de ne pas trop m’y habituer, je dois reconnaître que je m’y plais bien, dans ces bras. On s’y sent en sécurité – et puis les étreintes musclées sur fond de soleil couchant, qui pourrait résister, honnêtement
 
Une fois calée sur la banquette du camion, je laisse ma tête rouler contre la taule, derrière moi, et je ferme les yeux une seconde. Le bruit ambiant ne va pas aidant le nid d’abeilles qui s’est installé entre mes tempes pour me remplir de leurs bourdonnements. Je reste comme ça un petit moment, rêvassant à ce que j’allais faire en rentrant à Lago. Peut-être que Zelda serait partante pour une soirée plus tranquille ? L’idée d’un bain me fait de l’œil dans un coin de mon esprit. L’idée d’un bain avec Zelda… encore mieux. Le train de pensée ne me laisse pas moins fatiguée, mais au moins il me remet un petit sourire au coin des lèvres…
 
« Merci pour le coup de main, quand même, Fairy. Content que tu sois toujours décidé de ne pas nous manger. » Quelle joie, en effet. « J'apprécie. » Est-ce qu’on a le choix de toute façon ?
 
J’ouvre un œil en entendant que ça cause, me tirant de mon monologue intérieur et de ma baignoire chimérique pour me joindre à la dure réalité – et, par le même chemin, à la conversation.
 
« J’apprécie aussi, même si on dirait pas trop là… La journée a été un peu longue.» Si peu…
 
Puis Al s’inquiète de ma santé et je le rassure d’un petit geste de la main.
 
« Bah. Un peu vaseuse… Et une migraine de la taille du Continent, mais bon, franchement, pour une ressuscitée je m’en tire bien. »
 
Je tente un petit sourire décontracté mais je pense pas que ça soit un de mes meilleurs. J’ai connu des jours plus sexy, il faut l’avouer. Mais rien qu’un bon retour au confort citadin, un décrassage en profondeur, et un petit cocktail maison ne puissent arranger.
En revanche, mon sang devait avoir un goût assez immonde, dans l’immédiat. Du coup il restait à espérer que personne n’ait besoin d’une transfusion orale pendant le trajet parce qu’il n’était pas question que je joue les poches de sang humaines. Ça allait leur laisser un drôle de goût sur la langue.
 
Je jette un coup d’œil en direction de Fairy, faisant de mon mieux pour repousser la fatigue – physique, et mentale à l’idée de devoir maintenir une conversation polie avec l’engin – dans un coin de ma tête. ‘Pour plus tard’…
 

« La récolte de cette année était excellente. Et grâce… à vous » Gentille. On ne grince pas des dents avec le monsieur Hyacinthe. Rester en vie est une chose cool et à laquelle tu tiens. « On a pu en transporter beaucoup plus que ce que j’espèrais. C’est… une très bonne nouvelle. Pour tout le monde. »
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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Mar 7 Juil - 23:00

Tu gueules quelques instructions au conducteur pour le trajet et va récupérer la gourde d'alcool sur ta moto. Faut pas se laisser aller. Avant de remonter à l’arrière du camion tu vois le regard d'Alistair pour le garde et celui ci qui baisse le regard. Mauvais point pour toi, garçon ! Tu t'installes à côté de lui en veillant de te coller à lui et frappe à la cloison pour indiquer au chauffeur de démarrer.

« Al' chéri, je tue pas tout le temps les gens … Bon souvent certes mais pas des gens que j'aime bien ou qui me sont utiles »

Tu évalues les rythmes cardiaques dans le camion. Le conducteur totalement isolé s'en sort bien, celui d'Alistair est un peu bas mais vu son calme perpétuel ca ne t'étonne pas trop, Hyacynthe aussi est basse mais ca varie et le garde va pas tarder à se faire péter une artère si il déstresse pas. Ne pas prendre de petit nouveau en mission. Mais il était mignon... Tu poses ta main sur sa jambe qu'il n’arrête pas de remuer et lui plante tes ongles dans la cuisse en buvant une gorgée.

Tu reviens à la donzelle qui te parle. C'est pas que sa conversation est pas intéressante mais t'as un peu la flemme de l'écouter là. Putain elle a une sale gueule en plus … Enfin sûrement plus que hier ou tu aurais fais une réflexion à Al sur ses goûts en matière de femelles.

« T’inquiètes darling, tant que ca rapporte plus, ca me va ! D'ailleurs je vais dire à mes hommes de se mettre en place dès ce soir près de chez toi pour être là dès que tu commenceras à bosser. T'as de la place chez toi ? Sinon ils dégageront sûrement une maison dans le quartier. »

Il s'agit d'être efficace ! On parle quand même d'élargir ton influence sur Lago ! Va falloir peter la gueule de quelques gens sûrement mais c'est la première ligne dans le contrat pour integrer le clan : 'l'usage de violence est requise'. La deuxième ligne ligne étant : 'coucher avec Fuck Fairy n'est pas négociable'. Peu de gens s'en sont plaints ; les cadavres de leurs prédécesseurs ont du calmer les intentions des possibles révolutionnaires.

En parlant de coucher avec toi …

« Aloulou, tu vas rester avec elle pour la nuit ou tu viens parler du bon vieux temps chez moi ? »

Tu dois encore vérifier une réputation de pendant ton apprentissage à son sujet ; il y a pas que toi qui te serait fait des améliorations corporelles apparemment …

« Vous voulez boire d'ailleurs ? »
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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Mer 8 Juil - 15:14

Cette fois, la conversation se déroule d'une façon moins tendue que la première. Déjà, pour le moment, personne n'est mort ce qui est un avantage. En espérant que le bougre partageant leur camion ne va pas leur faire une crise cardiaque.

Les personnes plus bavardes et moins autistes introverties que lui discutent des dispositions à prendre. Hyacinthe est contente de sa récolte. Fairy se sent déjà maître de LAGO city et s'apprête à établir une base à l'intérieur. Alistair en conclue que les rues sont sur le point de devenir moins sûres même si elles n'étaient pas déjà terribles à la base. Ah et sans doute qu'il faudra faire gaffe aux drogués en tout genre aussi, quand on voudra prendre du sang. Il vaut mieux s'en tenir aux règles et s'approvisionner chez les "guérisseurs et herboristes" au sens large et sur les voyageurs isolés qu'on peut encore trouver dans les terres désolées de Prayvis.

- Euh...

F lui pose une question, le prenant au dépourvu. Heureusement, il lui propose aussi les réponses possibles. S'occuper de la Dame des Ronces ou aller risquer ses fluides vitaux chez la Fée. En fait, la chose à faire s'impose d'elle même.

- Elle a besoin d'aide, j'crois. J'ai pas encore fini de rafistoler son poumon. Et ça m'étonnerait que tes gars sachent soigner.

Non seulement Hyacinthe se balade encore avec des tissus seulement à moitié appropriés dans la poitrine mais en plus Fairy n'est pas du genre à partager. Aucun de ses gars n'est modeleur. Jamais leur chef ne partagerait ce genre de pouvoir. Donc il devait finir ce pour quoi il avait été payé. Ou partiellement payé.

- Désolé, mec. Si tu veux, j'viendrai demain. C'est... euh... Sur le chemin du retour.

C'était partiellement vrai et ils le savaient tous les deux. Mais s'arrêter dans le confort (élevé pour la planète) de la forteresse du chef de gang était une idée tentante. Trop de confort tuait la prudence, mais une nuit ne pouvait faire du mal... et, dans le pire des cas, il se débarrasserait des excroissances que Fairy lui ferait pousser dans son amusement.

- Si ça vous va...
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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Sam 18 Juil - 14:32

J’espérais qu’il oublie cette histoire d’escorte, mais je suppose que c’était un peu trop demander… Je peux probablement faire une croix sur la soirée massage en compagnie de Zelda si j’ai Humpty et Dumpty collé à mes chaussures comme une paire de vieux chewing gums terrifiés. Un soupir s’échappe de mes lèvres et mes yeux glissent paresseusement de mon interlocuteur vers le soldat qui orne le siège d’à côté. Le type a l’air aussi rassuré que je suis contente d’être ici, ce qui en dit long…
 
Nos regards se croisent, et pendant une seconde j’affiche mon expression de ‘eh, tu t’y es mis tout seul. Vaut mieux ton cul que le mien, chou’ Avant de me détourner.
 
« Euh… Bah écoute, si tu tiens à leur intégrité physique, dis leur de se trouver un coin pour camper en face de la boutique. J’ai pas envie d’être tenue pour responsable si ils s’abîment la gueule sur mon système de sécurité. »
 
Loin de moi l’idée de vouloir contrarier le régime royal. Il avait l’air de préférer ses soldats mignons et entiers. Ça m’étonnerait qu’il soit content de les voir revenir défigurés par les sucs et le venin de mes plantes.
Les Clématites Féroces qui s’occupent de garder les étals de ma boutique devaient être d’humeur un peu grincheuse après deux jours passés sans moi pour les nourrir, et comme je suis pas certaine de l’instinct de conservation des hommes de la Fée Vivianne, je préfère prendre les devants.
 
J’allais lui donner plus de détails, mais finalement la conversation tourne rapidement autour du futur hook up éventuel des deux hommes – retour sur le bac à glaçons pour bibi – et je n’arrive pas à déterminer si je suis en train de servir d’excuse à Alistair ou si je suis en train de le cockbloquer sévèrement. Je pince mes lèvres.

D’un autre côté, il a raison. Je suis pas certaine de parvenir à rentrer chez moi dans l’état où je me trouve… Je les observe une seconde parler de moi comme d’un colissimo un peu encombrant,et ça finit par me rendre un peu honteuse.
 
« Bah il faut pas que ça te cause trop de soucis… Moi ça va ! »
 
Mon regard dérive vers Fairy, puis reviens se poser sur mon protecteur du moment. Qu’est-ce que c’était, finalement, un poumon, face au pouvoir de l’homo-érotisme ? Qui était-je pour me mettre entre deux magnifiques jeunes hommes aux torses luisants et… euh. Pardon je m’égare…
 
Comme pour répondre à ma question, je pars dans une petite quinte de toux façon tuberculose, un truc bien dégueulasse. Quand je relève la tête, j’ai une goutte de sang qui me dégouline élégamment du nez. Je l’essuie d’un revers de manche en tentant une pokerface, mais je sens bien que ça ne passera pas.
 
« Oui bon, hm. Okay… »
 
Je laisse retomber ma tête en arrière, jetant mon regard sur le plafond de la camionnette. Je n’ai jamais vraiment apprécié le fait de devoir dépendre d’autrui pour exister. S’il y a quelque chose que je déteste plus que de me sentir faible, c’est de me sentir faible avec des gens autour de moi…
 

Du coup, c’est peut-être un peu ma fierté qui parle quand j’ajoute ; « Mais t’as pas besoin de venir me border non plus. » Même si voilà dans des circonstances différentes je dirais pas forcément non. « Si t’as d’autres trucs à faire je peux comprendre, hein ? »
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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Dim 19 Juil - 1:07

Tout le monde ignore ta proposition d'alcool. Tu hausses les épaules et t'enfiles une grande gorgée de ta flasque. Le feu coulant jusqu'à ton estomac ne vient qu’attiser d'autant plus tes pulsions. Tu perçois ton sang quitter des parties inutiles de ton anatomie pour lentement atteindre ton entre-jambe. Il a pas interet à refuser le Alistair …


Ton sang retourne irriguer le reste de ton anatomie suite à sa réponse. Depuis quand il préfère les cadavres aux petits jeunes ? Bon ok pour les cadavres tu le sais mais là ca en est même pas encore un ! D'où il la préfère à toi ? Tu reprends une gorgée de ta flasque et sens tes ailes se déplier lentement. Tu prends sur toi et inspire pour éviter leur déploiement total. Il y a pas trop la place et ca apporterait rien à la situation...

Tu regardes la fleuriste qui essaie de faire bonne figure. Au moins elle essaie pas de se le garder pour elle … Bon ok elle perd du sang comme une malpropre par contre. Vu ce que tu ressens en elle elle paraît à peu près correcte si ce n'est pour son poumon dont le modelage te laisse dubitatif. Tu te tournes vers l'autre modeleur.

« C'est quoi ce travail de sagouin Al' chou !? Merde on dirait qu'il est passé au mixeur son poumon ! Laisse faire le génie gavé de sang ! »

Tu te lèves dans le camion en route et embrasse ton ancien camarade avant de t’intercaler entre tes deux hôtes. Tu passes ta main au dessus de la poitrine de Hyacynthe pour évaluer l’état de ses tissus. En effet la flèche de la veille a quand même bien endommagé le poumon. Il était doué l'autre abruti ! Le reste du corps semble correct bien qu'ayant du mal à fonctionner. Redémarrage brutal ?

Tu relèves Hyacynthe et t'installes à califourchon sur elle en posant tes mains sur ses seins. Tu commences à modeler les tissus déjà mis en place par Alistair la veille veillant à ne pas. Les différentes ramifications prennent progressivement forme au sein des poumons et tu refermes la plèvre au mieux lorsque tu estimes avoir fini. Tu relèves la tète et prends sur ton doigt une goutte du sang qui coule du nez de ta patiente. Taxe.

« Ah ouais bichette, je t'ai pas prévenu que ca risquait de picoter … Mais bon maintenant c'est fait ! Lechant ton doigt, tu savoures le liquide une demi seconde avant de le recracher. Putain mais c'est quoi cette merde ? Tu pouvais pas le dire que t'étais empoisonnée ? »

Tu te racles la langue avec les dents en retournant t'asseoir à côté de ton homme. Toi qui pensais que la soigner t'assurerait la venue de Alistair, si il faut lui filtrer le sang ca va faire chier ca …

« T'as pas des plantes pour te dialyser ? Parce que la ca pue, c'est degeu ton sang ! Sinon je peux te booster les organes et ca se fait tout seul et Aloulou vient avec moi. Vous en pensez quoi ? »

Tu reprends une gorgée de la flasque à ta ceinture et pose ta tête sur l'épaule du garde. On va éviter de lui préciser que booster les organes, ca veut aussi dire risque de tachycardie ...
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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Dim 19 Juil - 1:39

Ce qui est bien, en présence de gens exubérants, c'est qu'il ne faut pas être un orateur pour que le monde continue de tourner sans l'intervention du héros. Oui, Alistair se percevait, de fait, comme le protagoniste de sa propre histoire. Bien entendu.

Les échanges entre les deux principaux intervenants ne suffisaient cependant pas à combler tous les vides et ils finirent par se tourner vers lui.

- Ouais ben fallait qu'elle arrête de pisser le sang. J'ai bouché le trou.

Avec des tissus organiques passablement adaptés. C'était du travail bâclé, mais elle était toujours en vie. Et Alistair comptait bien réparer ça...

- Nan mais, Fairy...

Bordel.

Assis n'importe comment sur la botaniste, dans un camion en route, cet homme allait pratiquer la magie du sang. Et l'ermite se sentit ridicule, alors que la Fée réussi son coup. Et pas qu'un peu. Il sentait que c'était un excellent travail... Alistair aurait besoin de bien plus de temps et sans de sang également.

- Ben... Comme vous voulez. Moi, j'veux bien venir crécher chez toi. Mais après, j'vais rentrer chez moi, hein.

Oui. Pitié... Accordez lui un temps de repos. Alistair rêvait de retrouver sa grotte, y rester et méditer autant que possible. Sans être déranger. Avec un peu de chance, Fairy ne trouverait jamais le temps de venir l'y embêter. Mais avant, il y avait un job à finir. Il fixa Hyacinthe pendant un long moment. Elle était en meilleure forme. Cependant, la laisser entre les mains de son ami et de ses hommes n'était probablement pas une bonne idée... Enfin, si les deux disaient qu'il pouvait s'accorder un peu de "repos". Si on pouvait considérer comme du repos le fait de passer une nuit chez Fairy.

- Doucement, mec. Genre... N'en fais pas trop, ok ?

Ouais parce qu'il ne faut pas que la Dame prenne cent kilos de muscles, tentacules, ailes ou n'importe quoi d'autre.
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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Dim 19 Juil - 2:24

Je regarde Mélusine s’installer à califourchon sur moi avec un mélange d’incrédulité, de trouille et d’hystérie. Pendant une seconde, je me dis que je dois encore être en train de prendre mes rêves pour des réalités. Ou pire, que j’ai sombré dans un coma profond, peuplé d’éphèbes sanguinaires aux mains baladeuses.
 
Sauf qu’il y a vraiment des mains sur mes seins, et qu’elles appartiennent vraiment au type qui a fait de mon weekend tranquille avec Alistair un putain de calvaire – et à qui je rêve secrètement de pouvoir faire bouffer ses dents. Mon cœur se met à battre très vite alors que l’adrénaline du moment s’additionne aux suggestions un peu trop graphiques de mon subconscient, qui a l’air d’en avoir marre de se faire reléguer au bac à glaçons.
 
Légitime, cher subconscient, je te l’accorde. Le type est une crevure, mais il est pas moche. Et il n’y a pas de mal à se laisser aller aux joies du hatesex de temps à autre pour se défouler. Mais alors non. Non. Là c’est vraiment, VRAIMENT, pas le moment.
 
La douleur représentant une bonne distraction, je parviens à sermonner les pensées impures hors de mon train de pensées. Je prends quand même le temps de ranger tout ça dans un coin sombre de ma mémoire. On ne sait jamais, ça pourra toujours resservir plus tard….
 
Le type a l’air de prendre ma réaction pour une simple réponse à la douleur du modelage, et tant mieux d’ailleurs parce que je ne suis pas certaine d’avoir envie de cette conversation-là. Même si, quand même ; après le festival de trucs bien sale qui est passé par mon centre de la douleur, si il croit que les petits pincements de son bricolage me troublent à ce point, il est bien naïf.
 
 « Putain mais c'est quoi cette merde ? Tu pouvais pas le dire que t'étais empoisonnée ? »
 
Je retiens de justesse le rictus de jubilation qui manque de me secouer alors qu’il s’écarte de moi pour me cracher mon sang à la gueule. Une partie de moi, probablement la plus mesquine et bêtement revancharde, ne peut pas s’empêcher d’espérer que c’était bien dégueulasse, et que ça va lui laisser un arrière-goût sur la langue bieeeen longtemps.
 
Quelque part, ça me fait aussi plaisir de voir que je tiens à présent plus du sandwich périmé au fond du frigo que de l’appétissant plateau dégustation au milieu d’une réunion de boulimiques anonymes.
 
« Techniquement c'est une toxine. Et la raison pour laquelle je n'ai aucune concurrence dans ce boulot. »
 
Mais ça tout le monde s’en fout. Personne n’a jamais aucune reconnaissance pour les pauvres meufs qui se crèvent la santé à aller fister des cactus dans le désert pour que la populace puisse se défoncer à souhait. Boulot de chien que celui de botaniste…

Enfin, d’habitude, c’est pas autant la galère. Je m’en sors mieux. Il faut dire que la flèche dans le poumon ça ne m’avait pas aidé des masses ce coup-ci.
 
Comme Al n’a pas l’air particulièrement décidé à trancher, et que la solution de F c’est ‘hé laisse-moi tripoter tes organes internes pour que je puisse baiser tranquillement mon pote’ je me redresse dans mon siège et décide de rassurer l’assemblée.
 
« Il n'y a pas grand-chose de plus à faire, vraiment. Mais t’en fais pas ; J'ai passé le plus dur. » De justesse, mais quand même… « Pas besoin de me bricoler dans tous les sens… Je te suis… reconnaissante pour... euh le truc que tu viens de faire. »
 
Je prie pour que les traces de sang séché qui décorent toujours plus ou moins élégamment mon visage suffisent à cacher mon léger empourprèrent.
 
« Mais pour le reste je saurais me débrouiller. J'ai l'habitude de cette merde. »
 
Et aussi j'aimerai avoir le moins de dette possible envers la fée Viviane ici présente. Mais je vais garder cette réflexion là pour moi.
 
« T’as qu’à aller avec lui, Al. Je vais survivre. Et puis je voudrais pas me mettre en travers de votre… pyjama party. »

Par la fenêtre, je guette les lumières de Lago qui se rapprochent doucement à l’horizon. J’en profite pour me concentrer un peu sur la route, parce que « En travers » n’est pas un choix de mot qui aide particulièrement à garder mon cheminement de pensée sur des terrains moins glissants…
 


Vivement qu’elle arrive, cette douche.
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MessageSujet: Re: Carnegiea gigantea [Alistair]   Lun 20 Juil - 1:28

C'est bien la dernière fois que tu goûtes à des fluides de gonzesses ! Si ils sont tous aussi dégueulasse t'as bien raison de préférer les mecs. Saloperie d'oestrogènes ! Tu sens encore le goût sur tes papilles bien que tout n'ait été recraché. On dirait un mélange d'huile de poisson et de pamplemousse périmé. Dégueulasse !

De l'autre cote du camion, la donzelle va mieux. Ton modelage semble avoir été efficace. Comme si tu en avais douté une seule seconde... Al a beau être très doué, c'est pas pour rien que le Maître t'avait épargné. Ca et le fait que tu n'hésitais pas à bouffer tes camarades.

« Bon ben si la senorita va mieux tu vas pouvoir me suivre sweetie. Après tout c'est pas comme si tu avais mieux à faire ! Tu vas pas me faire croire que tu veux aller te terrer dans ta grotte ou je ne sais ou dans le désert ? Tu ferais comment pour baiser là bas ? T'as des chèvres ? C'est pas pareil quand même … Enfin remarque tu peux la manger quand t'as fini aussi ! »

Lago City s'approche rapidement quand tu demandes brièvement l'adresse de la botaniste. Le camion s'engage tranquillement dans les rues calmes de la ville. Très calmes même. Ca ne te rassure pas. Où sont les cris et la clameur typique de la ville ? Où sont les gens pauvres qui errent dans les rues ? Où sont les méchants à tous les coins de rue ? Ca a perdu de son charme Lago …

Vous arrivez finalement devant la boutique. Plus classique et invisible que ca on trouve pas dans le coin. Elle ne t'aurait pas confirmé l'emplacement de par son sourire face à cette devanture tu penserais qu'elle se fout de ta gueule. Hyacynthe descend tant bien que mal avec l'aide d'Alistair et tes hommes se chargent de porter la cargaison devant chez elle. Tu sautes du camion.

« Bon je te confie les trois hotties avec le camion, au moins ils pourront dormir dedans. Avec Aloulou on va rentrer sur ma moto et tout ira bien hein ? Toute façon vous avez pas vraiment le choix ... »

Tu rentres Baguette dans son fourreau sur la moto et y attache la gourde.

« Du coup je serais en contact avec mes hommes donc on restera en contact par eux. Sur ce, bonne nuit de récupération et tu t'y mets dès demain n'est ce pas ? »

Tu lui fais un clin d’œil pour atténuer ta question plus rhétorique que concernée. Tu montes sur la moto et te tournes vers ton camarade.

« On va y aller Alili, fais lui une bise ou je sais pas et on bouge parce que je commence à être fatigué moi après tous ces efforts. »

T'as quand même des choses plus intéressantes à faire qu'attendre qu'une toxico arrive à rentrer chez elle ...

Alistair monte sur la moto alors que tu finis de faire comprendre à tes hommes de la surveiller en permanence. Le tout se faisait le plus discretement possible avec de grandes gesticulations de bras. Tu attends de sentir les bras d'Alistair autour de toi, souris un peu trop et démarre vers la base. Vous devriez arriver à temps pour pouvoir encore profiter du reste de la nuit. Parfait
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