Prayvis est une planète abandonnée de toute personne saine d'esprit. Il y règne un Chaos sans précédent depuis 120 ans
 

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 The little girl meet THE MAJESTY

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MessageSujet: Re: The little girl meet THE MAJESTY   Mar 24 Fév - 14:07

C'est vrai... j'ai pas pensé qu'elle sait pas exactement comment est Prayvis, j'hausse les épaules.

« Quand tu connaitras un peu mieux, disons, sinon... évite de partir toute seule, c'est dangereux. »



J'sais de quoi j'parle. J'connais pas tout d'Prayvis, après tout, c'est un gros morceau d'univers cet endroit-là. J'sais où s'trouvent les choses importantes, c'est pas mal. Lago City, ou Ploucville comme j'aime l'appelle, c'est la seule ville plus ou moins humaine. Le reste, c'est d'grosse étendue d'sables et d'cadavres.

« Et nan, j'te rendrais pas tes plaques. Pour l'moment. »

En sachant que « pour l'moment » signifie ou peut signifier « jamais ». J'considère que c'est à moi, elles tiennent chaudes contre ma poitrine. Kassandra a l'air de s'endormir, alors la conversation s'éteint là. L'soleil est joli, c'est rare quand j'me prends à l'mater, mais j'observe ses doigts dorés s'étirer, et s'faire avaler par l'horizon. Le ciel s'tâche de rose et de bleu, tandis que la nuit s'lève. Dix minutes passent, maintenant, il fait pratiquement noir. Les phares de la voitures s'allument, alors que l'froid commence à venir. Peu à peu, on quitte cet endroit, filant vers d'autres contrées. On s'enfonce dans l'froid et dans l'sable. J'somnole un peu, bercé par l'ronronement du moteur, mais j'essaye d'pas m'endormir. On sait jamais. J'commence à avoir faim, mon ventre m'tiraille, et j'appuie ma main d'ssus pour l'calmer. L'retour est long, très long, pourtant Joe fait aussi vite qu'il peut. Ici, c'est lui qui a la meilleure vue ; la preuve, il a sauvé Kassandra d'un accident d'la route tout bête. C'pour ça qu'il conduit dans l'désert.




Deux heures et demie passent comme ça, l'vent siffle dans mes oreilles, et finalement, on commence à apercevoir notre base. Elle s'dresse entre des rochers et du sable, un grand entrepôt désinfecté qui semble être là d'puis l'commencement. Il y a quelques gars d'vant, qui d'abord lèvent leurs armes sur nous, mais reconnaissent vite la Jeep. Ils ouvrent les portes, on dirait une ancienne base militaire, c'est un peu spécial. La bagnole rentre, elle s'arrête brusquement, et on va vers moi pour savoir comment ça s'est passé. J'ai même pas l'temps descendre que j'me fais agresser par un tout un tas d'questions. J'remue les épaules, j'fais signe qu'on recule, j'montre Kassandra, et enfin, j'saute sur le sol. Mes jambes s'plient, comme celles d'une araignée, et j'me redresse. Dehors, on allume un feu, j'jette l'sac à un grand type, et j'fais part d'ma découverte. J'reprends l'rôle d'Sa Majesté. J'semble être habité d'une énergie nouvelle, ma voix résonne contre les murs, alors que j'explique ce qu'il s'est passé. Bien sûr, j'enjolive les faits ; il y a rien d'héroïque à ce qu'on a fait, mais ils aiment bien que ça soit un peu épique les gars. On m'applaudit, on m'prend pour un genre de héros patriotique, et on rit sur l'Bichon que j'ai ramené. La journée va s'terminer en beauté, j'ai ramené d'la bouffe.



Une heure plus tard, j'suis dehors avec les gars. J'ai laissé Kassandra dormir. On fait un joli feu dans un tonneau, avec d'la musique un peu partout ; on sait pas trop ce que c'est, comme genre, mais on a juste besoin d'un peu d'bruit pour rendre tout ça festif. Juste pour l'genre, t'vois ? On a préparé la bouffe, 'fin les croquettes. Dans un bol d'eau chaude, on est en train d'les boire, et d'les manger. J'ai entamé l'bol à moitié, et j'commence à manger une boîte de pâté avec une cuillère. Ça risque d'me rester sur l'estomac, mais j'ai la dalle. Ça fait deux jours qu'on a pas bouffés avant ça, et tout ça... Bah c'est un peu un dîner d'luxe, même si ça peut paraître lamentable pour les gens d'la Terre. J'ai dit aux gars d'faire venir Kassandra une fois qu'elle sera réveillée. La muette reste près d'moi, elle mange à même les doigts la pâté pour chien, et semble s'régaler. Quand j'vois arriver Kassandra, j'remue les épaules, j'la regarde par-dessus mes lunettes, et j'attends. J'suis en train d'mâchouiller un morceau d'pâté, qui m'colle sacrément aux dents. J'l'avale tout rond finalement, et en lui désignant un bol et une boîte d'conserve, j'fais :

« T'as la dalle ? »
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MessageSujet: Re: The little girl meet THE MAJESTY   Mar 24 Fév - 18:09

C’est drôle, il te semble protecteur alors que plus tôt tu l’aurais simplement cru fou et destructeur. Sans doute était-ce ses instincts de survit qui faisait de lui cette personne peu commune ? Tu te demandas un moment ce qu’il avait pu être lorsqu’il était sur terre, quel crime avait-il commis pour se ramasser ici, sur cette planète pourri. Visiblement, il n’avait pas l’intention de te rendre ton matricule, pour le moment disait-il. Devais-tu les mériter de nouveau ? Gagner son respect et sa confiance afin qu’il te les rende ? Certes, ça te faisait vraiment chier mais tu n’avais pas le pouvoir de lui reprendre par la force alors tu ajoutas un petit ;
 
« Prenez-en soin, jusqu’au jour où vous me les rendrez. »
 
Tu avais cette inconscience et cette naïveté de croire qu’il allait te les rendre. Ces plaques allaient faire en sorte que si ton corps est un jour retrouvé, que tu sois rapatriée auprès de ta famille, alors tu y tenais comme ton bien le plus précieux. Pour ce qui est du reste du voyage, ce fut le black-out. Le soleil se coucha rapidement et tu sombras dans le sommeil. Après tout, t’es quand même le genre de personne qui se réveille aux aurores avec le soleil et ta journée n’avais pas été de tout repos !
Un bulldozer ne t’aurait même pas réveillé ! Seul le froid était là pour te faire frissonner mais tu t’accrochas à ce manteau dégoutant que l’on t’avait mis sur le dos. Tu ressentis les vibrations du moteur comme une berceuse et même lorsque le véhicule s’arrêta tu avais la tête penché vers l’avant, tes lunettes glissait doucement sur ton nez.
 
Finalement, le froid eu raison de toi et te tira de ta léthargie, ouvrant enfin les yeux, tu remis tes lunettes sur ton nez et enfila rapidement le manteau qui recouvrait tes cuisses. Autant il fait un chaud intense dans la journée que le froid est terrible ! T’est dans une sorte de base, tu regardes autour de toi, cherchant Sa Majesté en tant que repère et soudainement quelqu’un viens te chercher. Ce n’est donc pas le moment de paraitre faible ! Alors tu inspires un bon coup et tu le suis d’un pas droit et ferme quoi qu’un peu maladroit parce que tu viens quand même tout juste de te réveiller et que t’as aucun repère visuel dans cet endroit… Et là tu vois le grand mec, le boss, tu te retiens pour pas marcher plus rapidement vers lui. Comme quoi tu t’attaches à tes nouveaux repères.
 
C’est là qu’il te désigne la nourriture et que ton ventre se compresse, te faisant signe que tu as vraiment faim ! T’as quand même tout rejeté ça plus tôt dans la journée ! Et pourtant, tu regardes cette nourriture avec jugement, puis enfin, tu regardes tous les autres s’en régaler comme d’un véritable festin. Comment oses-tu rejeter de la nourriture ? Ce n’est certes pas un bon steak avec des patates mais ce sera sans doute la seule chose que tu pourras manger qui ressemble à de la nourriture d’ici un bon moment. Alors quant à choisir un truc tu réponds :
 
« Les croquettes ça devrait être bon. »
 
La texture du pâté risquerait de te lever le cœur plus que le reste, alors aussi bien mangé les croquettes comme si s’était des biscuits ou des céréales en fait… M’enfin bref, tu prends ce que te désigne le patron, le regarde dans un moment d’hésitation, et tu fermes les yeux avant de poser tes lèvres sur le rebord du bol pour tout faire descendre comme si c’était une bouteille d’alcool fort. Tu t’étouffas presque rendu vers la fin, mais tu estimas que ce serait sacrilège de cracher sur de la nourriture.
 
« M-Merci. »
 
Sa Majesté t’accueillait chez lui, à sa table, dans sa famille. Comment ne pas lui en être reconnaissant ? D’accord, il a tes plaques autour de son cou et ça t’agace encore vraiment beaucoup mais pour le reste, tu as une façon de survivre dans ce monde hostile. Tu n’es pas seule au monde à parler avec un ballon de foot. Tu lui offre un petit sourire.
 
« Je vois que c’est la fête. »
 
Heureusement, les croquettes ont bien passé et ne sont pas rester coincé dans le fond de ta gorge comme tu l’aurais cru. Ton attention se porta sur les autres, festoyant de ce repas. Tu portais des lunettes, tu n’étais pas aveugle, ils étaient heureux. Un moment tu regardas la foule puis tu te tournas vers le patron avec une idée saugrenue ;
 
« Tu danse ? »
 
Ceci était une invitation. Alors que tu avais posé le bol là où tu l’avais pris, tu offris au patron un visage amusé, quasiment rayonnant. Sans doute serais-ce là l’une des rares occasions qui se présentera à toi de pouvoir t’amuser. Dans le pire des cas, t’entera tu de lui prendre les mains et de le tirer avec toi pour le faire danser ?
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MessageSujet: Re: The little girl meet THE MAJESTY   Mar 24 Fév - 22:55

J'file à Kassandra la bouffe. Ma cuillère tape dans la boîte d'conserve, on dirait que j'm'amuse à faire ça en fonction d'la musique. On passe d'tout. Il y a quelque temps, on a pu récupérer une vieille radio, et d'puis, c'est devenu un moyen d'faire la fête. Dès qu'on peut, on essaye d's'amuser autrement qu'en frappant des paysans handicapés, ou en écrasant les chiens des autres. Par moment, j'prends un air écoeuré, c'est dégradant d'arriver au point, où d'la pâté pour chien devient un aliment de luxe. Mon ventre gronde, j'sais pas bien si c'est intelligent d'faire ça, mais PUTAIN ça fait deux jours que j'ai rien bouffé. Tu m'étonnes que j'suis heureux d'en arriver là ! Ma bouche s'lève dans un coin, j'avale, j'renifle, et j'regarde Kassandra avaler son bol de croquettes avec un air écoeuré. Elle saura prochainement, ce que ça fait, d'crever la dalle comme une merde, et apprécier ça. Mine de rien, c'pas si dégueulasse. Bah... après, j'suis tellement habitué à vivre comme un rat que ça m'dérange pas plus. La muette lèche ses doigts, avec un sourire d'enfant, c'est un peu malsain. J'essaye d'paraître l'plus classe possible. Joe est pas loin d'moi, il montre l'Bichon empaillé à tous ceux qui ont pas vu l'massacre, et il raconte en levant les mains. Parfois, il désigne la nouvelle avec l'index, et met un point d'honneur à rappeler qu'elle lui fait penser à sa fille.

« T'crois que j'ai la gueule d'un mec qui danse ? »

J'lâche ça d'façon un peu abrupte, j'suis crevé. C'est plutôt mignon d'sa part, alors j'air l'air d'm'attendrir une demie-seconde. J'lui fais signe d'attendre que j'termine, j'suis un p'tit vieux pour ça... alors qu'elle s'est dépêchée pour tout avaler, moi, j'prends mon temps. C'est en bouffant ça en une demi-seconde que j'risque d'finir par faire une indigestion. J'savoure les derniers morceaux d'pâtés, j'racle ma fourchette sur mes dents, jusqu'à récupérer le jus. En parlant d'jus, j'avale ce qu'il en reste d'une seule traite. Ça fait du bien par là où ça passe. J'm'essuie la bouche avec ma manche, et j'laisse une marque d'rouge à lèvres dessus. J'me redresse, et j'fais à un type bien épais près d'la radio :

« Mets notre hymne. »



J'm'étire, j'tends la main à Kassandra. J'sais pas si j'ai su un jour comment danser. J'suis un genre d'grande folle, mais j'ai quand même un semblant d'dignité, alors j'vais éviter d'rouler des hanches, même si j'adore faire le con. Il y a un son d'basse déprimant, une voix d'femme qui chante des trucs que j'comprends pas. J'crois que c'est du Français, mais j'suis pas certain. On a eu un Français à une époque, il m'a dit que l'titre voulait dire « En Rouge et Noir » *, et comme t'vois, l'rouge et noir, c'est mon symbole. Il y a pas d'sens particulier à ça, c'est juste que j'aime bien, ça saute aux yeux. Quand t'vois une grande silhouette rouge et noire, tu t'dis direct que SA MAJESTÉ arrive. L'manteau d'plume, l'rouge à lèvres, c'moi ; j'suis devenu ça au fil des années. J'attrape les poignets d'Kassandra, j'commence à l'emporter. Allez, j'ai été un peu trop sérieux là, faut que j'me reprenne. Pendant ce temps, la radio fait :

« En rouge et noir, j'exilerai ma peur.J'irai plus haut que ces montagnes de douleur. En rouge et noir, j'afficherai mon coeur en échange d'une trêve de douceur. En rouge et noir... »

J'bouge dans tous les sens, Sa Majesté ne doit pas danser, IL EST LA DANSE. J'ris à gorge déployée, j'balance ma tête en arrière, en emportant Kassandra dans mes élans. Parfois j'la repousse, et j'la rattrape au dernier moment. J'la fais tourner, j'ai encore un morceau de pâté collé dans un coin d'ma bouche que j'essaye d'retirer avec ma langue. Autour d'moi, on frappe dans les mains en rythme. J'la colle soudain contre moi, j'mets une main sur ses hanches, et j'lève l'autre avec la sienne au niveau d'mes épaules. On peut dire que j'roule du cul, en la forçant à m'imiter, alors que les gars rigolent et applaudissent. J'ai l'air agile dans tout ça. De loin, j'ressemble à une immense araignée qui s'désarticule. Mes longues jambes se plient, mes bras noueux rapprochent Kassandra, et la repoussent ; le rythme d'la musique est lent, notre danse est effrénée. Ma main sur sa hanche remonte dans son dos, j'nous pousse en avant, et mes lunettes glissent sur mon nez. J'arrête une poignée d'seconde, puis avec un sourire plein d'assurance, du genre le mec qui veut dire « t'as d'beaux yeux, t'sais ? », j'déclare sur un ton sérieux :

« A une époque, j'ai été danseur de cabaret. »

Et j'reprends la danse, encore, encore, jusqu'à en avoir l'tournis.


* OUI J'AI OSÉ !
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MessageSujet: Re: The little girl meet THE MAJESTY   Mer 25 Fév - 7:00

Remarque ce n’est certainement pas toi qui saura danser le mieux mais tu te dis que ça pourrait être marrant, que tu pourras évacuer ta journée et la terminer agréablement. Juste bouger sous la musique, c’est sympa, tu as même le pied qui tape le sol sous le son de la radio. Sur le coup, tu lui fais tes yeux de chat botté et ça marche ! Il te fait juste attendre un peu, le temps de finir son repas, ce que tu peux amplement concevoir, après tout, il s’était bien battu pour les acquérir ! Tu attends, tranquillement, fébrilement, espérant de tout cœur ne pas lui piler sur les pieds.
 
Et le voilà, il t’emmène dans la danse sous la voix d’une femme dont tu ne comprends pas les paroles. Quelques mots te semble familier, tu peux reconnaitre la langue sans trop de problème mais là n’est pas le plus important. Suivre les pas de Sa Majesté devenait ta priorité. Putain, il sait danser et pas toi. Tu te laisses guider dans ses pas, sourire aux lèvres. C’est décidément agréable et marrant. T’avais jamais fait ça avec personne, sauf une fois avec l’un de tes frères qui avait eu besoin de ta présence pour son bal de finissant… Mais ce n’était pas la même chose, pas le même sentiment ni le même rythme. Chaque rapprochement te semblait étrange et même au moment où tu balance ton bassin, la main de ton partenaire sur la hanche. Tu te surprends à le trouver doux dans certains de ses mouvements, tenterais-il de te charmer ? Ça ne te viens pas vraiment à l’esprit, du moins, ça n’y reste pas bien longtemps.
 
Chose sûre, tu t’amuses et ça allégeait ton cœur de cette grosse journée. Et puis, ses yeux se planquèrent dans les tiens, ce qui te surprit. Tu ne t’attendais pas à les voir de si près. Danseur de cabaret disait-il ? Intéressant, toi t’as juste l’air d’une petite dodue qui tente de suivre les pas de la grande araignée ! Mais ce n’était pas grave, tu t’amusais et il semblait en faire de même. L’essentiel était là et même les autres gars trouvaient ça très drôle et tambourinait sous vos pas de danse.
 
C’est alors que le morceau pris fin ce qui calma le jeu. Étrangement, tu ne manquas pas de souffle, comme quoi tu étais toujours aussi endurante mais tout ça t’avait bien réchauffé le corps. Ton cœur était rapide et ta respiration légèrement différente. Souriante, tu t’étiras sur le bout de tes pieds et déposa un petit baiser sur la joue de Sa Majesté.
 
« Merci. »
 
Tant pis s’il y avait des jalouses ou jaloux, c’était pour toi qu’un simple remerciement sans arrières pensées. Mais là, t’avais une soif d’enfer.
 
« Je peux boire un truc et on remet ça ? »
 
Bah oui quoi ? Si tu pouvais t’épuisée pour ne plus ressentir tes pieds, t’étourdir jusqu’à ne plus te tenir debout et dormir comme un bébé après un entrainement bien physique, tu pourras dire que ça ira bien pour la suite. Tu étais pleine d’énergie, de jeunesse et d’enthousiasme, oui, t’étais tombée sur une planète bien dangereuse avec des gens tout aussi cinglés mais ce n’était pas une raison pour s’apitoyer sur son sort et passé la nuit à pleurer bien que tu en ai envie ça ne te serviras a rien.
 
« Va falloir que tu m’apprennes, je n’avais jamais fait ça avant. »
 
Alors que tu cherchais une bouteille d’eau des yeux tu fini par te retourner vers ton nouveau patron, un peu comme si tu lui demandais où était l’eau de ton regard.
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MessageSujet: Re: The little girl meet THE MAJESTY   Mer 25 Fév - 23:27

« Fais ça quoi ? »

Danser ? En plus, elle a l'air de trouver que j'danse bien. Évidemment, j'ai jamais travaillé dans un cabaret, moi l'mec qui s'cache derrière Sa Majesté. Mais ça colle bien à Sa Majesté, c'est un type ayant parcouru un peu l'univers, il l'connait un peu tout ça, et il sait faire pas mal d'choses. L'désert en pleine nuit, c'est assez différent ; il y a plus une abondance de jaunes, mais de gris et de bleus. On dirait qu'on s'retrouve dans une autre dimension, alors que l'vent s'fait plus froid. J'fais signe à Joe d'ramener à boire, il approuve et en frottant ses mains, il va chercher une bouteille miteuse et pleine d'poussière. Il prend une cannette de bouffe pour chien vide, il verse la gnôle dedans, et tend ça à Kassandra. Moi, j'ai droit à un verre ; j'pourrais bien accepter qu'on m'serve ça dans une boîte d'conserve, mais il faut qu'en permanence, j'me distingue d'mes hommes. J'suis l'chef, pas leur pote, même si on forme un genre d'famille eux et moi. T'vois... c'est comme avec l'chiens, faut que j'accepte leur présence, en leur faisant remarquer qu'on appartient pas au même monde. Pourtant, j'ai passé pratiquement la moitié d'ma vie ici. J'vais sans doute crever dans cinq ans, d'une balle perdue dans ma poitrine, ou d'un traître. On oubliera Sa Majesté, et ça m'rend triste. Ma vraie famille, sur Terre, elle doit plus trop savoir qui j'suis. Alors j'me dis que si j'crève, autant que j'laisse une marque là.

« Voilà... j'aime boire ça cul sec, mais j'te déconseille d'le faire. »

Kassandra pouvait essayer, moi, ça m'dérange pas. Comme ça, j'pourrais profiter d'elle et tout avec la moitié d'son consentement. J'bois mon verre d'une seule traîte, c'est brûlant dans ma gorge, et honnêtement, ça goûte rien à part l'pétrole. Un jour, j'aimerais boire du vin rouge dans un costard au pied du feu. Mais ça... ça s'ra lorsque j'aurais bâti mon Empire par ici. J'passe ma langue sur mes lèvres, j'avale toutes les gouttes d'alcool que j'peux, et j'frappe ma poitrine brutalement pour faire passer tout ça. Ensuite, j'me relève, et j'vois qu'on m'appelle pour m'parler en secret. J'laisse Joe avec Kassandra, et ce dernier en profite pour balancer :

« T'as vu la tronche du chef sans ses lunettes ? Ça fait peur, hein ? Il te tuera pour ça. »

Joe éclate d'un gros rire gras, puis il ajoute :

« En fait... c'est un secret qu'on connait tous, mais faut pas l'répéter ! »

Il ressert à boire à Kassandra, se moquant qu'elle ait fini ou non. Moi, j'm'arrête d'vant un gamin. Il est blond — comme moi —, il a les membres longs et fins, et surtout, il est excité comme une puce. De loin, on peut l'prendre pour mon gosse. En réalité, si c'est l'mien, j'sais pas où est passée sa mère. Tout fier, il me montre l'rat crevé qu'il a trouvé, et probablement tué lui-même avec des coups de cailloux. Il est content, moi j'lève la tête vers l'ciel, et j'discute avec le grand mec près du p'tit. Apparemment, un membre du gang des Sapins d'Satan a réussi à s'échapper. Dans plusieurs mois, ou années, j'vais m'retrouver avec un taré voulant sans doute m'couper les couilles avec les dents. J'soupire, j'râle, puis j'retourne vers Kassandra. Et merde... c'pas comme si j'avais déjà assez à faire. Joe a profité de cet interlude pour raconter tout un tas de conneries sur mon compte, quand j'reviens m'asseoir, il lance avec une certaine joie :

« Il parait que t'as passé une semaine à dormir dans l'froid, quand t'es arrivé ici ?
— Il parait, j'réponds dans un grognement. En réalité, j'chassais dans l'désert, t'vois ?
— Des coqs pour voler leurs plumes ? Et Red King t'es tombé dessus ? »

Joe connait bien mon histoire, il était déjà là quand j'suis arrivé. Il est pas grand, pas autant que moi du moins. Il a les cheveux bruns qui tombent sur sa mâchoire, gras et filasses, il d'la barbe. J'en ai aussi, comme j'ai des poils, mais j'me rase, moi ; j'ai mon image à préserver. J'suis certain que savoir que j'm'épile fera fantasmer Kassandra sur mon compte. J'approuve son récit, qu'il invente au fur et à mesure :

« T'étais danseur de cabaret, nan ?
— À une époque ouais. »

À une époque, j'volais les portes-monnaies des p'tites vielles, en recevant la main au cul d'la part d'un vieux type.

« T'faisais quoi ?
— Du burlesque. »

Mes jambes grêles et imberbes étaient d'ailleurs sujet à de nombreux fantasmes. Joe rit, il tape dans l'dos d'Kassandra, et il en mâchant du pâté pour chien, il postillonne :

« J'aurais aimé voir ça. »

Moi aussi.
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MessageSujet: Re: The little girl meet THE MAJESTY   Jeu 26 Fév - 0:51

AH bordel, dans une boite de conserve vide, t’as presque le gout de pleurer sur le coup alors que tu vois l’autre avoir un verre quasiment propre…  T’aurais bien aimé pouvoir laver la conserve avant mais c’était trop tard et tu avais beau regarder le verre de Sa Majesté avec envie, tu comprenais le principe que tu n’étais pas du même grade, comme dans l’armé. Tu regardes aussi le liquide dans la canne, ce n’est pas de l’eau et l’odeur est assez forte, avec sur le coup, rien qu’à l’odeur, tu grimace. T’es franchement hésitante pour plusieurs raisons mais tu oses quand même y tremper le bout de tes lèvres.
 
Ce n’est vraiment pas de l’eau ! Une autre grimace et finalement, comme tout le reste, tu préfères faire passer ça très rapidement pour en avoir le gout le moins longtemps dans le fond de ta gorge. Et bon, après ça, tu t’étouffe à coup sûr, t’as jamais bu d’alcool avant. Tu tousse et essai de faire passer de l’air dans tes poumons, tu as du choper un petit morceau de bouffe rester dans le fond de la canne et rien que le fait d’y penser te lève un peu le cœur. Ça t’engourdit la gorge et réchauffe le conduit qui mène à ton estomac. Alors que t’allais donner ton impression à Sa Majesté sur la chose, tu te retrouves seule avec Joe. Il te parle des yeux du patron, sur le coup tu hausses les épaules en répondant ;
 
« Pourtant, c’est classe des cicatrices… »
 
De ton point de vue personnel, oui. Qui dit cicatrice, dit expérience de combat ! Toi-même tu en avais quelques-unes peu flatteuses sur ton corps et pourtant c’est pour toi un certains honneurs que de les possédés mais là, tu pouvais quand même comprendre que ce n’est pas dans les gouts de tout le monde. Sa Majesté n’était peut-être pas très fier de ses blessures et sans doute cela relevais-t-il d’une mauvaise expérience, d’une histoire peu agréable de son passé qu’il préfère taire. Avant même que tu aies eu le temps de refuser un second verre il était trop tard, Joe te réservait. Oh non, pas encore… Tu te sens mal de refuser mais en même temps, ce truc est vraiment horrible et t’arrache la gorge… Au loin, tu vois le patron parler avec un grand type et un gosse tout heureux d’être content. Tu fais à peine le lien mais tu penses quand même à la ressemblance. C’est peut-être son fils, qui sait ?
 
Tu constatas bien rapidement que ce Joe avait beaucoup d’information et que ce dernier s’amusait à les raconter mais combien d’entre-elles étaient vrai ? Était-ce si important de le savoir ? Les histoires sont faites pour être racontés, même si elles sont parfois enjoliver par le conteur. Au final, tu t’asseyes avec la canette de gnôle dans les mains, tu écoutes tout simplement.
Du burlesque ? Pourtant, tu avais eu la sensation d’avoir dansé quelque chose comme du « swing » ou un truc du genre… sans doute avait tu une image bien préconçue de ce qu’était le burlesque, tu imaginais aussi Sa Majesté avec encore plus de maquillage et de plume coloré. Pour l’image, ça ne t’étonne pas trop et même que ça t’arrache un rire rien que d’y penser. Puis, ces postillons et cette tape dans le dos, ce n’était pas si pire… d’accord, tu passas rapidement ta main sous tes lunettes puis lava ses dernières avec ton chandail, mais ces manières d’homme ne te choquait pas.
 
« Je vous imagine bien avec plus de maquillage et de plume. »
 
Encore ce petit rire gênée. Puis au final, tu te décides enfin à boire le liquide même si sa signifie que tu auras du mal à marcher correctement par après. La deuxième fois c’est quand même moins pire que la première, et là, tu ne t’étouffe pas bien que tu lâche une longue expiration pour faire sortir le méchant.
 
« Je ne veux pas savoir avec quoi c’est fait. »
 
Les effets étaient assez rapides mais tu n’étais pas si stupide, tu retournas la canne vers le sol afin d’empêcher Joe de te resservir. Hors de question d’en prendre plus dans cette foutue canne à chien dégoutante. Au moins, tu ne ressentais plus autant le froid de la nuit mais l’envie de danser encore ne t’avais pas quitté tout comme cette obsession de reprendre ton matricule.
 
La question a se posé était ; Comment prend tu l’alcool ? Pour le moment, tu semblais joyeuse, amusé et légèrement engourdit mais rien ne dis que tu ne vas pas sombrer dans le négatif. Soudainement, quelqu’un te tira par la main pour te ramener sur la scène de danse. Ton regard resta un moment sur le patron avant de se retourner vers cet inconnu. Ce n’était pas comparable. Le type ne sentait pas très bon mais il avait une belle gueule bien carré, toutefois, tu restas plus à l’écart de ce dernier, ne l’autorisant pas d’être trop proche avec son halène de chien. Tu dansais encore plus mal qu’au début mais tu t’amusais, rigolais et à chaque fois que l’homme tenta de te toucher les fesses tu le repoussais comme s’il s’agissait d’un pas de danse. Tu faisais « non, non » avec ton index, sans savoir que ça allait lui causer de la frustration. Tu sais pas, tu n’en a pas conscience que son intérêt était de te ramener dans sa chambre…
 
Après un moment, tu t’essoufflas, étourdie et épuisée, alors tu t’excusas pour retourner t’asseoir tranquille dans le sable mais il te retint par le poignet, te forçant à continuer. C’est alors qu’il tenta de nouveau de te toucher que tu réalisas le danger… Tu le repoussas vivement mais il te tenait avec force.
 
« Lâche-moi. »
 
Et bien que tu le lui as répété, il ne sembla rien vouloir entendre. Et cette musique, cette frénésie devait rendre tes actes et paroles comme du beurre.
 
« Lâche-moi je te dis ! »
 
Puis ce ne fut pas une claque, mais bien un bon coup de poing dans le ventre. Vous savez, là où ça fait mal ! Excepter qu’il ne s’arrêta pas là et leva la main sur toi, paume grande ouverte, elle percuta ton visage et fit tomber tes lunettes, il y avait été si fort que tu perdis ton équilibre. Certaines personnes regardaient en silence, sans doute curieux de voir comment la nouvelle allait se défendre. Sans doute avais-tu plus de mal après avoir bu cet horrible liquide. Tu restas sur le sol quelque seconde, reprenant rapidement tes lunettes de peur de les casser. Alors que le type se rapprocha, tu lui balanças du sable aux yeux et te servit de cet instant pour reprendre pied sur le sol et rapidement te tirer de là.
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MessageSujet: Re: The little girl meet THE MAJESTY   Ven 27 Fév - 0:01

Faut que j'pense à réécrire l'histoire d'Sa Majesté, afin que ma légende reste bien encrée. Les rumeurs sur moi sont assez différentes des unes et des autres. Ça dépend d'la bouche dont elles sortent. Plusieurs fois, par exemple, j'me suis fait traiter de transsexuel nazi par José, justement. J'savais pas avant ça que transsexuel, et nazis, ça pouvait coller ensemble. Kassandra peut m'imaginer avec un tas de maquillage et d'plumes si ça lui fait plaiz', j'irais pas gâcher ça. D'autres prétendent que j'ai bouffé un mec vivant, parce qu'il m'avait piqué mon rouge à lèvres. Des trucs sympathiques. En réalité, j'suis un type normal. Ouais ouais... j'ai juste un caractère original. J'laisse la p'tite s'amuser, sans rien dire, et j'continue de boire ma gnôle. Ça m'brûle la gorge, mes lunettes m'empêchent d'bien voir en pleine nuit, et ça m'fatigue. On s'amuse, ça fait longtemps ; ici, tout est bon pour nous éloigner de not'quotidien naze. Prayvis, c'est un monde hostile, où t'peux t'faire arracher la jugulaire par un cactus, alors on a vite fait d'vivre dans la peur. J'avais peur, quand j'suis arrivé ici.


J'étais un môme hargneux, capable d'arracher la peau d'mes ennemis à coup d'ongle et d'dents. J'me laisse aller à la nostalgie, p't'être parce que j'ai rencontré Kassandra aujourd'hui. J'étais paumé, quand on m'a jeté dans l'désert. En réalité, on survit pas dans l'désert. J'ai entendu dire que des mecs mangent d'autres mecs dans l'désert, et j'ai eu la chance d'pas tomber sur eux. Prayvis, c'est un peu « ce monde cruuuuuuuuel ». J'me fais resservir, mon estomac va pas supporter l'lendemain tout ça. Au bout d'un moment, j'entends des voix. Joe soupire près d'moi, il m'désigne — dans l'obscurité, les lunettes de soleil c'est chiant — Kassandra qui vient d'se prendre une rouste. J'grogne.

« Fais chier, toujours un con pour gâcher ma soirée. »

J'attends d'voir, j'ai la flemme d'me lever régler cette affaire. L'mec est un type des Sapins de Satan, un mec aussi lourd ? Il fait pas partie d'chez moi. Pas d'puis assez longtemps pour que j'm'en veuille d'le descendre. J'prends une boîte d'conserve vide, j'vise l'gars, et j'la balance sur son crâne. Elle le manque d'peu, mais il s'aperçoit qu'il a mis Sa Majesté sur son dos. 'Fin sur ses reins... il va s'faire violer avec une branche, s'il continue à faire chier. J'me redresse, l'gars s'tait, mais il a le genre de lueur dans l'regard m'montrant qu'il cherche à m'défier. J'remue les épaules, putain j'pue la sueur. Nan...Sa Majesté peut pas puer la sueur, sa sueur... ça sent naturellement les p'tits poneys qui font caca des arcs-en-ciel. J'renifle, j'ai des fourmis dans les jambes.

« J'm'amusais...
— Franchement, s'tu veux baiser, c'pas comme ça qu'il faut s'y prendre. »

J'souris, amical; j'me rapproche d'lui doucement. J'passe mon bras autour d'ses épaules, j'lui caresse lentement le bras, puis j'descends sur ses reins. On dirait que là, j'm'apprête à rouler une pelle à ma copine. J'lève la main, elle retombe brutalement sur ses fesses, j'lui pince fort. Il grogne, et crache :

« M'touche pas, vieille pédale. »

HAHAHAHA. J'ris fort, de ce p'tit rire aigu. Pourtant, j'continue d'lui tripoter l'cul. Il m'repousse finalement en crachant, aaah... il est pas éduqué, l'bougre, ça s'voit. J'le colle à moi, et au moment où il lève l'poing vers moi, j'lui attrape. L'avantage quand t'es maigre comme moi, et que t'as vécu toute ta vie dans la merde, c'est que t'as de sacrés réflexes. J'lui retourne l'bras, un CLAC rentientit dans mes oreilles. L'mec crie comme une gonzesse, j'contins jusqu'à ce que son bras finisse dans un angle bizarre. J'm'arrête, j'remonte mes lunettes sur mon nez, et j'le désigne à Joe.

« Foutez-le à poil. »

On va lui apprendre à tripoter une fille, et à défier mon autorité. Il tente d'se débattre, alors que Joe et la Muette lui sautent d'ssus. Il s'retrouve sans pantalon, on lui arrache sa chemise. Il s'retrouve vite en chaussette, et j'leur fais signe d's'arrêter là ; les mecs en chaussettes, ça m'excite. Un sourire au coin, j'm'avance en défaisant la boucle d'mon pantalon. Accroupi d'vant moi, avec sa trompe d'éléphant s'promenant de gauche à droite, il semble comprendre ce qui va lui arriver. J'me mets derrière lui, mon pied s'écrase dans ses omoplates, et j'lâche au bout d'un moment, alors que je suis penché vers son cul :

« J'plaisante. »

J'me redresse, et j'exclame :

« Attachez-le et laissez-le deux jours à poils dans l'désert. »

J'aurais pu le tuer, mais il va servir d'exemple. Les chiens, il faut montrer qui est le maître, et l'humiliation est une méthode que j'aime bien ; après tout, j'ai eu un excellent prof'.
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MessageSujet: Re: The little girl meet THE MAJESTY   Ven 27 Fév - 6:42

Bah ouais, tu regardes la scène avec le visage long comme le bras. T’as remis tes lunettes sur ton nez mais elles sont un peu croche et tu ne le réalise pas vraiment tellement que toute ton attention est tourner vers Sa Majesté. Tu ne pige pas vraiment ce qui se passe et pourtant sur le coup ça te fais marrer. Il te sauve encore la peau des fesses à priori et ce même si tu avais réussi a bien t’éloigner de ce balourd. Avec ce genre de gens, il faut savoir montrer que l’on n’est pas une cible et encore moins une fille facile. Là, les gars vont plutôt remarquer que tu es la protégée de Sa Majesté… Et tu ne comprends pas trop pourquoi tu as ce sentiment. Pourquoi te protège-t-il comme ça, à chaque fois ?
 
Il va s’en dire que tu éclates de rire lorsque tu entends les cris de fille que pousse le type. Tu essai de te retenir et d’étouffer ton amusement. Sans doute que l’alcool à descendu certaines de tes barrières personnels et que cette torture ou plutôt Sa Majesté, te faisait bien rire.
 
« Oh… »
 
Tu y vois maintenant le machin ! Tu rougi comme une gamine de quatorze ans et tu détourne même le regard, cette fois plutôt gênée car en plus le boss détachais sa propre ceinture… Allait-il vraiment faire ça, là, devant tout le monde !? C’était quasiment aussi dégoutant que des tripes répandu sur le sol. Pas que tu sois homophobe ou un truc du genre mais tu étais pour la procréation et le peuplement de la terre… T’as quand même été élevée dans plusieurs stéréotypes très machistes. Alors que les mots ‘’Je plaisante’’ sortirent de la bouche de Sa Majesté tu osas regarder de nouveau. Il allait le punir sévèrement, tout ça parce qu’il t’avait fait des avances et frappé… T’était bouche bée. Devais-tu le remercier ? Ou bien lui dire que ce n’était pas bien grave, qu’il n’avait pas besoin de le punir comme ça et prendre la défense de ce type ? Dans un autre sens, il n’avait pas manqué de respect qu’à toi, mais aussi au patron… ce qui ne te concernait plus que toi… M’enfin, tout ça c’est mélangeant…
 
Tu le regarde, puis tu te retournes vers Joe comme s’il avait la réponse et qu’il allait t’expliquer tout ça avec des mots plus simple. Finalement, tu t’approches doucement de Sa Majesté, remontant tes lunettes et écartant une mèche de cheveux de ton visage.
 
« Merci… encore… »
 
Tu avais ce sentiment perpétuel que tu lui devais beaucoup. Si ça n’avait pas été de lui –et  Joe-, tu serais morte une bonne dizaine de fois.
 
« Je promets de faire plus attention… je ne pensais pas que sa finirais comme ça. »
 
Ne fais confiance à personne. Ici, tout est dangereux ! Ton oreiller y compris ! Tu te sentais petite dans tes bottes sans vraiment savoir ce que tu devais faire, sans doute que tu pourrais aller te coucher… ? Tu ne le remarquais pas sur le moment, mais t’avais la joue en feu, complètement rouge de ce coup que t’avait porté cet homme. Sans doute que demain ce sera une autre histoire, les effets de la boisson se seront dissipés.
 
« J’ai gâchée ta soirée… »
 
Oui, tu t’excusais comme si tu avais fait une gaffe. Comme si t’avais oublié d’arroser la plante du salon et que ton père te grondait. T’es encore qu’une gamine qui ne connaît pas grand-chose de cette planète. D’une petite voix, tu ajoutas ;
 
« Je ferais mieux d’aller dormir… »
 
Est-ce que l’alcool joyeux chavirait vers la mélancolie ? Tu ne saurais dire, ça ne t’es jamais arrivé, ça non plus. Tu t’inclinas dans un geste de respect puis te dirigea vers Joe en lui demandant où étaient tes quartiers personnels.
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MessageSujet: Re: The little girl meet THE MAJESTY   Sam 28 Fév - 1:22

Kassandra s'excuse d'avoir gâché ma soirée. Haussement d'sourcils en réponse. Elle est responsable, en partie, mais j'allais pas laisser s'faire baiser par un sale mec des Sapins d'Satan comme ça. J'compte lui sauter d'ssus prochainement, et j'aime pas passer après. T'vois l'droit d'cuissage ? J'le pratique souvent. Qu'elle m'prenne pour son héros, ça m'arrange ; au moins, j'aurais plus d'facilité après. La fête continue pour autant, j'vais juste humilier bien comme il faut ce connard.


Nan mais oh... d'puis quand on m'traîte d'vieille pédale ? J'suis pas si vieux, MERDE ! Ca rime à quoi tout ce maquillage et ce look si c'pour m'faire traiter d'vieux ? J'ignore un peu Kassandra, concentré à chercher un miroir des yeux. Merde... j'vois pas correctement avec ces lunettes d'soleil, et avec l'alcool, j'ai la tête qui tourne. J'fais signe à Joe d'venir, et j'lui ordonne d'conduire Kassandra « dans ses quartiers ». Bah... c'pas ma piaule. Elle va pas dormir toute seule, faut pas rêver non plus ; elle sera avec les autres nanas. Pas loin, il y a des douches, j'dis à la muette d'lui passer des fringues, puis d'venir m'rejoindre après. Elle... par exemple, c'est d'la marchandise qu'on est pas autorisé à toucher. La muette, j'passe souvent mes nuits avec elle, parce qu'elle a l'avantage de pas trop parle au pieu Qu'est-ce qu'il y a d'plus chiant ? Une gonzesse en train d'te parler d'sa mère et d'ses problèmes d'cellulite, lorsque t'es en train d'la pilonner sauvagement, en priant qu'elle s'écorche la langue avant que ton orgasme arrive. Sinon, ton envie s'arrête vite.

J'parle d'expérience.

La muette accompagne donc Kassandra, et Joe ; la p'tite risque rien avec eux. Les journées suivantes vont êtres délicates ; j'ai des mecs qui sont pas vraiment à moi dans mon gang. Qu'est-ce qui est SWAG ? Les prisonniers d'guerre. L'mec que j'ai puni, c'est un Sapin d'Satan, il sert d'exemple, mais qui dit que j'vais pas m'faire tirer une balle dans l'crâne pendant que j'dors ? D'où l'utilité d'la muette, elle défonce tout avec ses cuisses ; mon arrière-train, et la nuque de tout l'monde. Sa Majesté avec des cernes sous les yeux, c'pas SWAG, il est temps que j'aille dormir. J'règle deux ou trois affaires avant, j'donne les tours d'garde : à la fois d'vant l'entrepôt, et d'vant ma piaule. J'suis pas parano, mais il y a dans l'tas des mecs qui veulent ma mort. En parlant d'morts, j'note ceux qui se sont fait descendre au cours d'la journée.


C'est triste, mais un roi a parfois besoin d'un sacrifice. Roi lui-même à sacrifier un homme pour un autre, en s'basant sur des jugements d'valeurs ; Bouffon est venu après, remplaçant l'précédent, et reprenant l'flambeau par l'biais du manteau d'plumes. D'ailleurs, alors que la nuit est froide, j'ronronne contre lui, et j'sens les plumes caresser mes joues et mon nez. J'quitte les gens, j'me casse dans ma piaule avec la main sur un flingue. J'aime pas les nuits à Prayvis, elles m'rendent méfiant.

En bâillant, j'remue les épaules, j'arrive au bureau devenu chambre. J'ferme à clef, j'allume, une misérable ampoule éclaire la pièce. Il y a une table d'vant moi, un lavabo à ma gauche, et ce qui m'sert d'lit coincé contre un mur. Les volets sont fermés — on est jamais trop prudent —, j'tourne la clef, et j'fous une chaise d'vant la porte. J'fouille dans l'bureau chercher d'quoi m'démaquiller. Avec l'soleil, et tout ça, j'ai la peau abîmée, malgré tous les soins que j'peux faire. À part être sous l'oeil d'un miracle, t'peux pas rester éternellement un beau gosse ici ; il y a RIEN pour aider.


J'enlève mes lunettes d'soleil, et j'retrouve Bouffon dans l'miroir avec son sourire rouge. Ses cicatrices autour des yeux ont fripé la peau, son regard a quelque chose de froid et de haineux. Il y a quelques mèches d'cheveux blonds pour venir tomber devant « ça », mais on peut pas les oublier. La chair est boursouflée, même les paupières sont amochées. J'grince des dents, et avec un mouchoir, j'commence à effacer l'rouge à lèvres. Alors que ça déborde partout, colorant l'visage d'Bouffon d'rouge, j'vois apparaître les cicatrices que la sueur a dévoilées un peu. Les lèvres deviennent blanches, les cicatrices paraissent profondes, et s'arrêtent un peu avant les oreilles. On dirait qu'on a fait ça soigneusement, afin que ça marque pour toujours. J'grimace, j'passe mes mains sous l'eau, et j'nettoie mon visage. Finalement, j'ai pas envie d'la muette ce soir. J'enlève mes fringues, j'garde juste un pantalon, et j'éteins. Dans l'noir, j'erre vers l'matelas et l'oreiller. Les autres ont droit à des lits d'camp. J'm'enroule dans les couvertures. Dans mon silence, j'perçois encore les rires et la musique dehors.
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MessageSujet: Re: The little girl meet THE MAJESTY   Sam 28 Fév - 3:45

Jusqu’ici, combien de fois as t’il sauvé tes fesses ? Au moins un bon paquet de fois ! Et alors que tu crois qu’il fait ça pour toi, parce qu’il peut se montrer gentil tu te rends compte l’instant d’après que c’est faux. S’il prend soin de ta personne, c’est parce que tu es docile, il sait que tu lui es redevable, que tu ne partiras jamais sans ton matricule, bref, qu’il te tient par la peau du cul. Tu te rends bien vite à la réalité lorsque tu découvres les dortoirs avec les autres filles. Ça va, ce n’est pas nouveau, c’était comme ça à l’armé et tu as toujours eu un mal de chien à t’endormir. Dans le silence tu suis la muette, accepte et la remercie pour les vêtements, tu te montres très polie à son égard, sans doute te sens tu encore mal de l’avoir insulté plus tôt auparavant, alors qu’elle prend soin de toi maintenant. D’accord, sous les ordres du grand patron mais quand même, elle aurait pu te laisser aux soins de Joe et se laver les mains de toi.
 
Encore là, rien n’est moins sûr. Tu te décides quand même à prendre une douche très rapide, te disant que l’eau ça doit sans doute être précieux même si tu doutes que celle-ci puisse être potable, ce n’est pas grave, tu as eu assez chaud pour la journée qu’enlever une couche de sueur n’était pas de refus. T’enfile les vêtements que l’on te prête sans rouspéter, pliant tes propres vêtements. Heureusement, ce n’est pas inconfortable, tu te sens même très à l’aise dans ce qu’on t’a prêté.
 
Tu te rends au dortoir. Il doit bien avoir quelques filles qui ronfles ici et là. Ça te saoul franchement mais en même temps ça aurait été trop beau d’avoir une chambre personnel avec tout le monde qu’il a que ça te surprend pas. Sans doute est-ce plus sécuritaire de dormir en groupe et que ça comporte moins de risque pour plusieurs situations.
 
Soupir. Ça fait même pas une journée que tu es là que tu es écœurée, fatiguée et ta famille te manque terriblement. Finalement, tu te décides à prendre une marche pour connaitre les lieux. Avoir des repères c’est toujours bon ! Tu passes alors devant une porte garder par deux types, tu supposes qu’il doit y avoir un truc bien précieux derrière pour que sa justifie d’être gardé, alors t’ose pas posé la question. Tu les salue poliment en poursuivant ton chemin.
 
Au final, tu te trouvas un petit coin, à l’écart, un endroit où tu pouvais voir le ciel et les étoiles briller. Assise, tu cherchas l’astre qui devait être la terre, peut-être était-ce celle-ci, ou bien celle-là ? Il va de soi que tu versas à nouveau tes larmes, maudissant ton sort, tes choix et tout l’univers tout entier tant qu’à y être ! Tu fini par trouver le sommeil, adossé contre un mur, en petite boule, tenant fermement tes vêtements personnels. Bercé par ce qui restait des gens qui fêtait. T’es idiote, inconsciente, tu te dis que tu ne risques rien, que tu es dans un coin peu probable et que les gens ne vont pas aller te déranger.
 
« J’vous hais… tous… »
 
Et demain, ne sera pas une journée calme et reposante… Du moins, de ce que tu en sais, la lutte pour la bouffe est constante… Mais demain, ce n’est pas maintenant.
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