Prayvis est une planète abandonnée de toute personne saine d'esprit. Il y règne un Chaos sans précédent depuis 120 ans
 

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 Réouverture de l'arène

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MessageSujet: Réouverture de l'arène   Ven 13 Fév - 1:37

Le matin se levait sur Prayvis. Le soleil ardent envoyait sur la tronche de Johnny son accueil chaleureux signifiant « Hé grosse tâche, lève-toi pour que je puisse te faire suer comme un porc une journée de plus ! ». Johnny se tira de sa paillasse, la nuit avait été trop courte à son goût. Depuis qu'il était ici, à LAGO City, il n'avait jamais pu dormir la conscience tranquille, entre les cris nocturnes et le froid glacial. C'était dur pour lui qui était habitué à faire la grasse matinée dans son lit douillet, se levant en retard quotidiennement pour tâcher de rattraper vaille-que-vaille le premier transport venu.

Cette habitude, toutefois, n'avait pas changé. Il était encore à la bourre. A travers le rideau de poussière révélé par le nouveau jour, il aperçut alors son patron se ramener vers lui : Billou la Canaille. C'était ce mec qui était « responsable » de l'arène. Par responsable, il fallait comprendre « moins stupide que les autres », et donc, suffisamment apte à ne pas ouvrir les cages à mutants pour aller les nourrir. Son sobriquet de « Canaille » venait du fait qu'il était connu pour arnaquer les gens. Ce qui semblait risible à Johnny, car c'était là l'habitude de nombreux individus vivant dans les parages. Billou, c'était juste parce que ses parents étaient nuls pour les prénoms.

« Johnny, mon ami, viens par ici ! Vociféra l'amateur de rimes riches. Il se grattait l'entrejambe d'une main en désignant de l'autre l’interpellé. J'ai un travail pour toi, sac à vomi. Depuis que ton prédécesseur n'est plus là, on rentabilise pas assez par ici. Faut que t’arrive à ramener des gens, que ça parie sec, et tout et tout, sinon, on aura plus rien pour nourrir les mutants. Et tu seras le nouveau prédécesseur, alors, pigé ? ».

Cet individu rustique avait toutefois raison, cela faisait déjà quelques jours que l'arène était inactive, et Johnny se devait de justifier son « salaire » : sa paillasse et les maigres rations de nourriture qu'il obtenait. Il travaillait dans l'arène depuis bientôt un mois. C'était un endroit charmant : un vaste bassin de natation désaffecté, où toute l'infrastructure avait été réaménagée pour en faire un lieu de joute optimal. Les vestiaires étaient barricadés de treillis et de verrous, servant de prison pour les mutants, voire pour les « condamnés », ceux que l'on gardait au frais pour une mort spectaculaire. Le pourtour du bassin avait été renforcé de parpaings de béton et de barbelés, permettant à la majorité des gueux vociférants autour de s'y entasser sans vraiment parvenir à tomber dedans. 

Sa nouvelle vie dans le show-business prayvisien n'était cependant pas vraiment compliquée. Il y avait quatre phases à son job. La première phase : grâce à son look d'excentrique bigarré et son charisme fou, il était chargé de rameuter les foules, d'annoncer à quel point un combat sanguinaire allait se préparer, un peu comme les clowns du cirque qui crient leur arrivée dans le bled. La deuxième, directement liée à la première, c'était de trouver des combattants. Y'avait les mutants pour ça, mais certains n'étaient plus très frais, et bon, voir un pauvre type difforme se faire tabasser, ça aurait pu être plus marrant si cela n'était pas le quotidien de chacun par ici. Bon, y'en avait bien un ou deux de « spéciaux », eux, c'était la réserve. Ils n'étaient sortis que pour les exécutions, quand on voulait vraiment que le mec crève. Du coup, fallait attirer les gogos violents avec la promesse d’empocher une partie des paris. Enfin, la troisième phase se déroulait la soirée même, et consistait à chauffer la foule, à hurler comme un dingue à chaque coup donné, et à commenter la castagne le plus vite possible comme tout présentateur digne de ce nom savait le faire. La quatrième phase, c'était le nettoyage. Mais bon, ça comptait pas vraiment.

C'était parti pour la première phase. Johnny embarqua le « Gueuleur », un porte-voix consistant en une boite à chaussure customisée en ampli, et commença son show ambulant.

« Ladies and gentlemans, venez nombreux ! Ce soir, à l'arène, LE PLUS GRAND COMBAT que Prayvis n'ait jamais connu se déroulera ! Un tournoi exceptionnel où les plus VALEUREUX d'entre-vous gagneront peut-être assez d'argent que pour se payer leurs rêves les plus fous ! Venez NOMBREUX ! MORT et AMUSEMENT pour toute la famille ! Entrées gratuites pour les plus de six jambes ! ».
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Ven 13 Fév - 18:24

[Comme j'suis parti un peu en live dans mon truc, hésite pas à envoyer un MP si tu veux pas t'occuper de ça. xD Je rajouterai une autre fin, au pire. ^^]

J'aime pas les arènes. Enfin... j'avoue que quand j'étais jeune, ça m'amusait énormément. Puis un jour j'ai compris que c'était des types comme moi qu'ils foutaient là dedans et j'ai beaucoup moins ri. Me demande pas pourquoi, mais c'est commun à tous les lieux de ce type que j'ai vu : la violence c'est beaucoup plus amusants avec des participants qui ont quatre bras. Moi ça va je les intéresse pas beaucoup parce que j'suis pas spectaculaire dans le physique, mais c'est quand même vexant. J'suis pas le seul à penser ça, j'ai des copains qui aiment pas beaucoup que je deale avec eux, mais les paris leur rapportent bien et les munitions poussent pas sur les cactus. Il paraît que très très loin, y a des mecs qui ont réussi à faire redémarrer une manufacture d'armes. Les veinards. Ils doivent tellement être les rois du pétrole ceux là. Encore mieux que du matos de chimie, parce que ça sert à rien d'en avoir si tu peux pas le défendre. Tout ça pour dire que je passe la moitié de ma vie à courir après de l'armement. Sinon je mange et je dors des fois, je crois.

Donc, tu te doutes, je suis pas venu tout seul les mains vides. Déjà j'ai cinq ou six copains dans les alentours, parce qu'on est quand même dans un endroit plutôt violent, et trois grosses caisses de deux mètres dans un camion à l'article de la mort. Ce qu'il y a dedans... ? J'avoue que j'aurais du mal à mettre un mot dessus. De loin, elles s'agitent dans tous les sens et il en sort des bruits... hmm... si le VIH pouvait hurler, il ferait ce bruit là. Assez strident, mais en même temps gras comme si la gorge qui le sortait était pleine de morve dégueulasse. Y a un peu de ça, en même temps. 'fin du coup on me demande quand même ce qu'il y a dans mes putains de caisse, parce que forcément ça interpelle de les voir là. Le mec qui pose la question a l'air de l'arène parce qu'il est pas bourré et et qu'il écrit des trucs – très lentement et en tirant la langue, mais je fais pas beaucoup mieux alors je critique pas.

- C'est quoi ?

- C'est euh... des chèvres.

- Hein ?

- Bah euh... ça a une tête de chèvre un peu, quand même. Mais en plus gros. Et les cornes aussi. Ce qui change après ben... elles ont des ailes et elles crachent de l'acide. On en a trouvé tout un troupeau chéplus où, là on en a amené que trois. J'crois que c'est charognard, mais une p'tite injection pour les énerver les rendront anthropophages sans problème. Je note comme un flou dans le regard de mon interlocuteur. Elles mangeront les gens. 'fin bref. Ça intéresse ? J'en voudrais hm... Ben ça dépend de ce que vous avez.

- Euuuh...

- Six caisses format 30kg de munitions pour armes à poudre de toute sorte de calibre, par chèvre. Tout m'intéresse. Vous avez du plasma ? Chépa si les mecs qui en vendent passent dans le coin de temps en temps, mais j'aime genre beaucoup ça. Je sors du bout des griffes une clope de son paquet. Je fume pas tant que ça parce que c'est compliqué de trouver des vraies clopes, mais c'est juste pour le style, en public. Il m'a fallut beaucoup d'entraînement pour pouvoir utiliser un briquet sans le bousiller. Et me parlez pas d'explosifs, j'en ai marre qu'on essaye de me fourguer de la merde avec le retardement qui foire un coup sur deux. Moi aussi j'peux me bourrer la gueule et bricoler de l'engrais, j'ai besoin de personne pour m'aider. On parle de chèvres volantes qui crachent de l'acide, merde. Crois moi qu'on en a chié avec cette histoire d'acide, d'ailleurs. Alors ?

- Ben euh...


- Tu fais chier, va me chercher quelqu'un qui peut décider au lieu de me faire passer pour un con à parler tout seul là !  


Dernière édition par Bavaria le Ven 13 Fév - 18:25, édité 1 fois (Raison : J'foire systématiquement mes balises.)
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Sam 14 Fév - 19:39

Bon, aujourd'hui, j'ai fait l'effor d'me lever tôt. C'pas tous les jours qu'on va avoir un pauv'mec s'faire ouvrir l'bide par des mutants. C'que j'aime bien avec Prayvis, c'est les coutumes. Elles sont toutes diversifiées, et intéressantes. Dernièrement, l'plus cool, c'est l'arène qui VA ENFIN être rouverte, et cet évènement... bah il m'fait chaud coeur. T'sais... ça fait un bail que t'raîne par là, et j'peux te dire que c'genre d'évènements, ça fait bien plaisir. Un peu distraction c'est cool, ça m'change des autres activités. Donc, j'vais à Ploucville en compagnie d'mes hommes ; en quinze ans d'existence là, j'suis connu, et il y a pas mal de mecs qui rêveraient d'me pendre par les pieds, et d'enfoncer mon superbe visage dans un nid de tarentules. Alors j'suis toujours accompagné d'mes hommes, et d'la gonzesse aussi. C'est important à signaler, parce qu'elle est plus qu'un élément du décor ; elle montre que chez les Red King, on accepte tout et n'importe d'quoi.

Bref.

Mes p'tites affaires s'passent tranquilles, rien de méchant à signaler d'ce côté-là. J'me promène à Lago City avec l'sentiment que j'm'amuserai aujourd'hui. J'vais pouvoir faire des trucs cools. Avant que l'spectacle commence, j'traîne un peu dans les rues avec les potes. On tabasse les infirmes, on pousse les aveugles contre les murs, et on vole les bonbons. Humainement parlant, il y a rien d'pire que d'voler des bonbons à un enfant. Surtout quand celui-ci est cul-de-jatte, parce que l'temps qu'il aille « courir » — HAHAHA — vers sa maman pour s'plaindre, c'est l'temps qu'on va mettre pour prendre un café, faire des paris sur l'combat de poulets, manger un bout, et revenir l'voir. Le bémol, c'est que ça peut crier vachement fort un gosse, et celui-là... s'il a pas d'jambes, putain, il a un coffre à faire pâlir une castafior. Ces derniers temps, la vie sur Terre me manque ; j'pense à ma famille et toussa, et j'me dis que... vraiment, j'aurais aimé savoir ce qu'il s'était passé. Où mon grand frangin avait planqué sa paire de nukes volées. Sur Terre, il y avait tout un tas de lois chiantes, et ici... l'avantage, c'est que j'ai gagné assez d'influence avec les années pour devenir la loi. Ouais, rien que ça bonhomme.

Donc Sa Majesté est d'bonne humeur. Elle est entourée de ses petits amis, et elle marchent tranquillement à Plouc Ville. En fronçant les sourcils, j'suis quelques gamins en train d'courir vers l'endroit rêvé. Prayvis, ça ressemble quand même à un sacré dépotoir d'humains, hein, même les enfants t'as l'impression qu'ils vont te couper les noisettes à coup de dents. Ils ont pas l'air sain, et moins non plus, r'marque. Tiens, t'veux que j'te donne la définition d'la folie ?

En arrivant, il y a déjà le petit mec en train d'faire son numéro. Il braille dans son micro fabriqué avec les objets du coin, il rameute un peu d'monde. Quand tu vois sa gueule, c'est là que tu vois ce que c'est un bon concentré d'folie. Franchement, ses cheveux... ils sont dégueulasses. On dirait un présentateur de télé-réalité, et en plus, il m'rappelle ce mec-là qui foutait du gaz dans l'corps des gens, mais en blond. J'claque des doigts, j'désigne du menton l'endroit où j'veux m'mettre, et aussitôt, on apporte la chaise, on la pose. On m'fait une révérence quand j'vais prendre place. A moitié avachie sur la chaise, j'croise les jambes, l'air patibulaire. J'fais ensuite un truc, j'regarde un peu autour d'moi s'il y a pas des gens intéressants. Il y a l'présentateur là qui continue son numéro, mais j'trouve vite un type bizarre avec des ongles super longs discuter avec d'autres types. J'arrive pas à entendre ce qu'ils disent, mais j'me dis que niveau look, eh bah c'pas trop ça. Sa mère lui a jamais appris l'bon goût ou quoi ? Elle devait pas assez l'aimer pour ça.

Bref.

J'remue les épaules, j'cache à moitié l'baillement qui m'arrache la mâchoire, et j'attends. Sa Majesté est là dans toute sa splendeur ; chaussures rouges — cirés pour l'occasion si si —, pantalon noir, chemise à coeur, et surtout les deux accessoires INDISPENSABLES s'tu veux incarné Sa Majesté à la perfection : l'manteau à plume, et les lunettes de soleil. Petit bonus : le rouge à lèvres bien pétant qui s'étire jusqu'à ma mâchoire comme si j'avais voulu faire un sourire. Toi aussi pour seulement un testicule, deux dents, et un morceau d'intestin, cosplay-toi en Sa Majesté et donne-toi la sensation d'être extraordinaire l'espace d'un instant ! *




* Ni repris ni échangés. Rouge à lèvres fait à base d'huile de Chèvre-Volante.
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Sam 14 Fév - 21:34

- Mesdames, Messieurs et Transgenres en tout genres ! Amateurs de sang qui éclabousse et de tendons déchirés ! Reluqueurs de corps musclés et de têtes arrachées !Venez nombreux ! Venez donc adm... Quoi ?

On venait d'interrompre Johnny dans son show. Clétide, un des hommes de Billou, et certainement pas un des plus malins, venait lui tirer la manche, et désignait un mec maigrichon à moitié rafistolé. Le gars n'avait pas plus l'air suspect que la moyenne. Par contre, il était entouré de mecs, et possédait un véhicule fonctionnel, signe d'une certaine classe sociale, dans ces contrées-ci.

- Nan mais, Clétide, tu vois pas que j'essaie de bosser là ? Qu... Hein ? Ah ouais, okay, phase deux, je comprends. Attends, je vais m'en occuper.

Johnny fit un signe de main, et se dirigea vers l'étrange personnage. Il avait rapidement compris ce que l'individu désirait.

- Booonjour très cher ! Je vois que vous apportez de MAGNIFIQUES nouvelles recrues ! C'est MER-VEIL-LEUX ! Le combat de ce soir va être EXTRAOOOORDINAIRE !

Johnny aimait bien parler trop fort dans ces moments. Il fallait au maximum attirer l'attention. La curiosité des gens était son gagne-pain. Grâce à la curiosité, les gens avaient envie d'en savoir et d'en voir plus. Surtout si c'était mal. Un peu comme le contenu de sa boite secrète, qui recelait une...

- Ah, oui, hum. Beaux spécimens ? Est-ce comestible ? Mais comment avez-vous fait pour ramasser ça ? En fait, je ne veux pas le savoir, héhé. Johnny parlait vite, laissant à peine le temps à son interlocuteur de répondre. Il était tout excité de ce qu'il venait de voir. Cela allait donner un combat dantesque !
Je peux vous en donner une caisse de 39mm pour ça. Sinon, on a encore p'têt une roquette, mais bon, pas sûr que le boss veuille s'en défaire. Je dois dire que là, du volant cracheur d'acide, c'est pas tous les jours qu'on en capture ! Johnny cligna de l’œil, l'air aguicheur. Ce sera une bonne affaire pour vous si on vous en débarrasse, et puis, tout le monde sait que cela ne vit pas longtemps, ces bêtes-là. Il s'arrêta brusquement lorsque Clétide vint alors lui chuchoter les prix de l'étranger dans l'oreille. Un instant flotta. Même si Johnny était plus habitué aux monnaies « classiques », la somme demandée était colossale. Surtout pour un colis aux risques évidents.

- Monsieur, êtes-vous sérieux ? A ce prix-là, vous allez vous charger vous-même de les mettre dans l'arène ! On a les fourches et les proto-steaks pour les attirer, si besoin. Ce ne sera pas plus dangereux qu'avec des grizzlis. Sérieusement, le jeu n'en vaudra pas la chandelle, et puis, ce n'est pas la charité ici ! Surtout si vos... chèvres... bousillent le moindre participant à coup d'acide, ça va être fun deux minutes, pas plus. Ce n'est pas du tout rentable pour nous ! Après, peut-être que si on s'arrange pour quelque chose de plus... équitable ?

Pendant qu'il essayait de marchander avec Bavaria, un autre énergumène se rapprochait. Il avait un look encore plus immonde que celui de Labaraque. Johnny n'était pas quelqu'un de très sensible, mais il avait rapidement développé un sixième sens sur Prayvis : celui de détecter les emmerdeurs.
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Mar 28 Avr - 10:27

Un de mes collaborateurs me lance un regard interrogatif, l'air de dire « il est bizarre le mec blond là, tu m'expliqueras le mystère dans le camion au retour ? ». Je mets du temps à mettre le doigt dessus, aussi, il faut que je l'entende dire quelques phrases pour comprendre : il est pas du coin. Il est vieux – par rapport à l'espérance de vie locale -, toutes ses dents sont alignées et presque blanches, et il m'appelle « mon cher ».
J'ai déjà croisé des gens qui venaient des étoiles, et j'les trouve stressant. Soit ils meurent en deux minutes, soit ils s'en sortent bien grâce à des compétences qu'on peut pas apprendre dans le coin. Ils font un tas de trucs là haut, très loin, et j'ai aucune idée de quoi. J'ai cru comprendre aussi que même si on s'y mettait tous, qu'on trouvait le moyen de construire des vaisseaux et d'avoir un gouvernement central, notre planète resterait une mouche s'écrasant sur le pare brise de la galaxie. Et j'aime pas me sentir bête et insignifiant.
Quelques fois, de très gros vaisseaux atterrissent au milieu du désert, ils font surgir des bâtiments immenses à partir de rien et repartent comme ils sont venus, souvent en laissant des gens derrière eux. On s'approche surtout pas de ces coins là, parce qu'ils nous massacrent à vue sans prévenir et sans difficulté. Comme si on comptait pas. C'est agaçant.
Au moins, celui que j'ai sous le nez et qui arrête pas de brailler a pas l'air très dangereux. Il a l'air louche, menteur. Je préfère nettement. Au moins je sais d'office que j'peux pas lui faire confiance, c'est plus facile à vivre qu'un type qui te poignarde dans le dos. Et comme il bosse à l'arène, il se met pas à pousser des hauts cris parce que j'ai des griffes et une queue. Vu les réactions de certains étrangers, j'crois que les génomes dégénérés sont une pure production locale. Je lui jette quand même un regard mauvais quand il dit « tout le monde sait que ça vit pas longtemps, ces bêtes là ». Déjà parce qu'il dénigre ma marchandise, ensuite parce que tout le monde sait que les mutants vivent pas vieux, mais c'est peut être pas la peine de le dire à voix hautes devant mes collaborateurs jeunes et sensibles.

- Une caisse pour les trois ?! Ça paie même pas le voyage ! Je sors un carnet extrêmement miteux de ma poche pour noter, en tirant la langue, « il propoze c. 39mm, cé nul ». J'ai pas vraiment besoin de faire ça, mais j'tiens à prouver que je suis pas un bouseux qui sait pas lire – et il y en a que ça stresse quand on écrit ce qu'ils disent, me demande pas pourquoi. J'ai même bricolé un embout avec des encoches pour pouvoir tenir les stylos plus facilement avec des griffes.

- Et le combat durera pas deux minutes, vous y connaissez rien – Je dénigre comme il l'a fait, on peut être deux à jouer au mec qui consent à une immense faveur en s'intéressant au business de l'autre – j'ai vu une de ces bestioles faire exploser les yeux d'un type avec l'acide. Ça a chauffé à l'intérieur et tout a volé d'un coup. Très spectaculaire ! J'suis sûr que ton public a déjà vu un tas de types se faire éventrer, mais jamais il en a vu fondre !

J'ai hâte de partir de cette saloperie de ville pleine d'humains malveillants, mais j'aime aussi le son de ma propre voix. J'imagine que dans une autre vie, j'pourrais être super pote avec le blond vu qu'on est bâtit sur le même modèle « petit excité ». J'lui apprendrait à s'habiller comme un homme, déjà.

- J'veux une caisse de munition par animal, au moins, vu que vous avez l'air de pas en avoir beaucoup. J'voudrais pas vous dépouiller. Maiiiis... on pourrait compenser avec autre chose ? Comme des médicaments ? Vous avez p'tète des boîtes à usage vétérinaires qui servent à personne, dans le coin hein ? L'amoxiciline ça marche sur tout le monde, sinon.

Grand sourire édenté. J'ai appris à la longue quelques noms de médicament. Une fois j'me suis fait refiler de l'homéopathie qui servait à rien et du spray pour le rhume tout aussi inutile, j'me suis juré de plus jamais me sentir aussi con. Et bizarrement, les seigneurs de guerre pensent tous à avoir des gros flingues, mais jamais à sauver leurs sous-fifres d'une bronchite. C'est pour ça que j'y fais gaffe, moi.
D'ailleurs, en parlant de seigneur de guerre... j'me fait avoir en jetant un coin d'oeil sur la droite : un mec habillé et maquillé comme euh... je sais pas. En tout cas je ricane. Réflexe. J'essaye que ça sonne comme le début d'une quinte de toux et cache mon sourire derrière mes griffes. C'est pas très malin de se moquer d'un type qui a l'air lourdement psychopathe. Mon détecteur à connard est en train de sonner le code rouge. Puis j'le connais de vue, ce type, mais comme ça fait plus de cinquante ans que je croise des malades partout j'arrive pas à remettre le doigt dessus. Des fois j'suis capable de poser un truc dans une pièce vide et de pas le retrouver trente secondes plus tard. Ça aurait dû me marquer un spectacle pareil, quand même.

Mentalement j'appelle ça un nihiliste, même si j'sais pas exactement ce que ça veut dire. Pour moi c'est quelqu'un qui a abandonné la réalité pour vivre dans un autre monde, un monde où se peindre la gueule en rouge est intéressant, par exemple. J'essaye de pas le regarder sinon je vais me mettre à rire franchement.  


Dernière édition par Bavaria le Mar 28 Avr - 10:29, édité 2 fois (Raison : J'suis toujours trop neuneu pour bien taper les codes du premier coup.)
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Ven 1 Mai - 22:06

Si jamais tu t'poses la question, et c'est inévitable, tu t'poses toujours des questions sur mon compte. Sans que t'en aperçoives, j'suis devenu le centre de ton univers. La lune autour de laquelle ta planète gravite, comme un papillon attiré par l'soleil. Donc, puisque tu t'poses la question, et que tu m'le demande : j'ai rien de mieux à foutre aujourd'hui que d'la glander. T'sais, parfois, on s'arrête d'se casser la gueule, par exemple : Jean-Michel que j'devais rencontrer à 18h, il a un rendez-vous important chez son toubib. Not'castagne est reporté à d'main, alors faut bien que j'm'occupe en attendant. Et t'vois... il y avait d'la lumière, et moi, pauv'chaton abandonné, j'me suis dit que j'pouvais entrer, et tout ça. Donc sans vergogne, j'suis venu m'incruster, et d'loin, j'observe la p'tite lutte de deux rats nerveux, dont un blond plutôt propre pour un mec d'Prayvis. J'remonte mes lunettes d'soleil sur mon nez, j'fronce les sourcils, et j'tourne la tête vers. Brusquement. Là, t'as l'impression qu'un vieux chien d'chasse vient d'se réveiller, après avoir flairé l'odeur d'un renard qu'il chasse d'puis longtemps.

Nah mais l'autre ! IL A OSÉ !

J'ai pas rêvé ! Hein ! J'ai pas rêvé ! Il... a pouffé, telle une gamine de quatorze ans, couverte d'acné et d'fond teint, qui voit une autre gamine de quatorze ans, énorme comme une baleine qui vient s'échouer sur le sol gras et glissant du couloir du lycée. Ce genre d'pouffement, j'peux les reconnaître entre mille. Pour t'donner une idée, c'est quand t'relève légèrement l'menton en plissant les yeux, et sourire au coin, tu lâches un « pfff hihi » méprisant, suffisamment discret pour être à peine entendu de l'intéressée, mais pas assez pour être ignoré de ton assemblée d'ados gras et salés eux.


En l'espèce d'une seconde, mes hommes (en fait mes femmes, j'suis plus souvent entouré d'femmes) sentent mon animosité transpercer ma couche d'fond teint. Sa Majesté fronce les sourcils, et quand Sa Majesté fronce les sourcils, c'est mauvais signe ; je hausse jamais les sourcils pour rien, 'pas envie d'avoir de nouvelles rides gratuites. J'passe ma langue sur ma lèvre rouge, j'ai envie de répliquer, mais j'dois pas oublier mon rang. Entre le gueux mutant et moi, il y a un fossé. La différence entre lui et moi, c'est que MOI je suis arrivé sur Prayvis, j'y suis pas né. Ainsi, j'ai pu échapper à des centaines d'années de consanguinité réunie dans un p'tit corps nerveux ressemblant à une chaussette pleine de pisse.


JE SUIS PAS EN COLÈRE.

Tu t'fais une idée.

En fait, j'suis rarement en colère, et vaut mieux pas que ça arrive. L'dernier à m'avoir fait hausser la voix, et mes sourcils, il s'est retrouvé à chercher avec sa bouche édentée les morceaux de sa virginité et d'sa dignité que j'ai éparpillés parmi mon gang. Sa Majesté, il sait rigoler. Et j'vais montrer à cette Chaussette Poisseuse que j'ai un humour particulier. Un humour d'circonstance. On rit pas de la Perfection. J'prend une grande aspiration, la fille muette à grosse cuisse derrière moi jette un regard à une autre nana. En fait, la nana en question, j'ai cru que c'était un mec la première fois que j'l'ai vu, et t'comprendras quand elle interviendra dans cette merveilleuse histoire. Par exemple, t'auras noté que j'tape dans le mètre quatre-vingt-dix, mais qu'même un abrissaut est plus épais qu'moi. En plus, j'suis maquillé comme une voiture volé (et crois-moi, c'pénible d'cultiver ce look dans cette terre dévastée, où des Parisiennes seraient prêtes à s'arracher la peau pour obtenir une crème hydratante), mais c'moi. C'est mon masque.

Et derrière moi, t'as Sky. Crâne rasée, tatouage, avec des couilles à la place des nibards, et qui à elle seule représente le capitale virilité d'mon gang. J'me redresse, j'remue les épaules, et j'fixe l'Chaussette Pisseuse avec un sourire au coin. Sans regarder Sky - mais elle saura que c'est à elle que j'parle -, j'lance d'une voix rauque so D4RK :

« Va lui montrer l'humour qu'on a chez les Red King. À ton avis, entre les chèvres et lui, qui va perdre l'bout d'sa queue en premier ? »

En gros, j'lui ordonne d'le jeter dans l'arène avec les bestioles qu'il a trimballées par ici.
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Dim 3 Mai - 14:15

Ah, cette journée s’annonçait franchement chiante, pas d’pillage, pas d’meurtre et on allait devoir regarder des mutants s’tapait contre des bestioles. Franchement, qu’est-ce que j’en ai à foutre de voir ça si j’peux pas participer, hein? Mais quand s’majesté sort, faut bien quelqu’un pour mettre les pains sur les pauvres connards qui oseraient pas l'admirer assez. Et faut bien avouer qu’j’adore quand on lui manque de respect, la journée est toujours plus marrante quand elle est ponctuée de quelques cris et d’un peu d’sang. Parfois, il m'donne même le droit d'les brûler... Et j'adore ça.

Alors, forcément, quand l’patron voit un mec le jauger comme une pouffiasse, moi, j’suis toute jouasse. Parce qu’j’sais qu’entre Gertrude et moi, s’pas elle qu’il va envoyer régler le souci. Et l’autre, il a clairement dû s’empêcher de rigoler. Maintenant, c’est à mon tour de sourire tandis qu’il me pose une question. Oh, que j’adore ce genre de question, ça me rend toutes choses et j’ai toujours très vite envie d’savoir la réponse. J’regarde Gertrude et lui indique de la tête les boites où y’a les bêtes. Ouais, j’m’occupe de la plus grosse, elle se contentera de jeter les boites dans l’arène. J’suis pas chiante comme gonzesse, t’auras r’marqué. 

Du coup, on décolle not’cul d’là et on traîne autour des mutos comme des braves charognards. Puis ça va aller vite cette histoire, j'aime pas les préliminaires. Par contre j'aime quand les gens parlent, ils s’rendent pas compte qu’une pétasse de mon genre et en train de lui tourner autour. Quand enfin j’pense avoir l’bon angle pour attaquer, j’prends d’l’élan et percute le pauv’abruti qui a eu la bonne idée de regarder s’majesté. J’crois que dans la précipitation il m’a planté une griffe dans l’dos mais j’m’en fous pas mal, une cicatrice de plus ou d’moins, j’suis plus à ça près. J’regarderai plus tard si j’survis.

On atterrit rapidement dans l’arène et j’me relève aussi sec, m’éloigne du mec à double queue - j’espère pour lui en tout cas - et sors rapidement un couteau de ma botte. Toujours avoir un couteau avec soit, c’plus pratique pour égorger un brave gars. J’regarde l’patron et lui adresse mon plus beau sourire - autant dire l’plus flippant aussi - avant de prendre la parole. Ou plutôt de hurler.

« - VOUS ÊTES PRÊT POUR LE SPECTACLE ?? BALANCE LES CAISSES ! »

Puis je recentre mon attention sur l’mutant qui a pas l’air très ravi d’être là alors que j’continue à sourire. S'pas parce qu'on peut pas sortir qu'il faut perdre de son panache, voyons. Et puis... Oh, que j’adore cette sensation quand j’entends les caisses se briser à côté d’nous. Que j’aime sentir la tension monter, le danger qui s'pointe à grand pas et les gens qui regardent la scène. Ils osent pas s'l'avouer mais ils sont tous aussi excités que moi... Je ramène la lame contre ma joue et fixe le mutant.

« - Allons Chaton, laisse pas trop traîner ta queue, ça pourrait êt’dangereux… Tu sais pas qui pourrait t’la prendre après tout... »

Et j’rigole, oh que ouais j’rigole, parce que c’est PUTAIN de DRÔLE comme situation !! Oooh oui, j’sens qu’on va bien s’amuser. J’sais pas si l’aut’grognasse a eu l’temps de tout balancer, mais j’me tourne vers la première chèvre qui reprends ses esprits. À nous trois, pétasse. Ma lame souhaite se présenter pour faire plus ample connaissance.
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Dim 3 Mai - 15:44

Et merde, ça prenait un sale tournure. C'était quoi ce bordel ? Que s'était-il donc passé ? Une grande guigne sous les ordres du clown avait embarqué avec elle dans la fosse le fournisseur de mutants. Et il y avait déjà une chèvre dans l'arène ! Son spectacle allait être gâché.

- Attendez ! ATTENDEZ ! Le public n'est même pas encore arrivé ! Oh Seigneur... Ça crache autant d'acide que ça ? Johnny était plutôt surpris de l'évolution de sa négociation, mais il réfléchissait vite, et était plutôt du genre opportuniste. Il reprit : « Clétide ! Va aider la demoiselle et moi à jeter les caisses dans la fosse, ça ira plus vite à trois ! Non... On sera pas assez ! Venez aider vous autre aussi ! ». Si le propriétaire mourrait, au moins, ça fera un spectacle gratuit, et s'il survivait... Il improvisera.

Johnny se précipita vers le camion, devant le regard médusé des quelques péquenauds affiliés à l'un de deux groupes de bandits, si pas les deux. Il fit signe aux sbires de l'aider à manipuler les énormes caisses de bois, qui basculait sans cesse d'un côté à l'autre, sous le choc des coups des monstres qu'elles renfermaient. Tout en crachant et soufflant de l'effort, ils poussèrent les dernières caisses à l'intérieur du bassin de natation, réaménagé en lieu de joute.

Déjà, des hommes sortaient du bâtiment en ruine pour appeler la populace. « La baston à commencé ! Venez voir, y'a une grosse qui se marave contre un type moche et des mutants ! Venez voir! ». Haletant après l'effort, Johnny jubilait. Y'avait rien de mieux que le bouche à oreille. Il saisit son porte-voix, et renforça l'effet : « Approchez ! Approchez ! Venez voir le PLUS GRAND combat de cette saison ! Spectacle pour petits et grands, venez voir les merveilles de la VIOLENCE gratuite et du PLAISIR que cela procure ! ». Avec un sourire jusqu'aux oreilles, Labaraque admira les fruits de son entreprise.

Le bruit de la confrontation et les gesticulations suffirent à faire affluer la foule en moins de temps qu'il ne faut pour dire trinitrate de glycérol. Le public se précipita sur le pourtour de l'arène, vociférant et insultant, tel la bande de hooligans en chaleur qu'il était. Cela aurait pu être un moment émouvant, où les (plus ou moins) hommes et femmes se rassemblaient pour partager la joie des activités communautaires, mais c'était évidemment un bon gros bordel. La foule enragée attendait le premier sang.

« Qui prend les paris ? On est à 1 pour 10 pour le moche, 1 pour 5 pour la grosse baraque ! Allez allez ! C'est votre jour de chance ! Vous misez Mutants ? Allez, faite pas le timide, pariez gros sur les humains, et vous serez peut-être récompensé ! ».

Bon sang, j'avais pas fini tous les préparatifs, j'espère que la zone est sécurisée comme il faut.
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Mar 5 Mai - 19:08

[HJ/ Si j'me suis gourré dans la cohérence globale, faut m'envoyer un MP. J'sais pas j'me sens bien avoir neuneuté, les rp's à plein ça fait longtemps que j'en ai pas fait. ._.]

J'ai senti l'ouragan de caca m'arriver dessus, mais j'ai pas été assez rapide pour m'abriter. Y a vingt ans j'aurais sauté assez vite pour éviter tout ça. Là, la tarée, j'ai juste réussi à lui écorcher superficiellement le dos avant de basculer dans le vide. Ça a même pas l'air de la ralentir, et le temps que je me remette debout elle a sauté souplement à ma suite. Je classe rapidement l'engin « nid à emmerdes » dans ma tête : le crâne rasé, des tatouages partout et des cicatrices suspectes. Disons que l'adjectif qui me vient spontanément, c'est « mutilé ». Par quoi, je sais pas, mais j'aimerais pas faire un tour dans sa tête. Ça doit être plein de crado. T'as des gens, comme ça, ils sont allés tellement loin dans le glauque – ou on les y a emmené – que ça suinte d'eux.

Évidemment, d'autres malades balancent les caisses de chèvre à notre suite. Ma première pensée, c'est pour mes jeunes collègues – mais tout le monde est jeune depuis quelques temps, j'suis le seul vieux à chaque fois.

- ME SUIVEZ PAS ! RECUPEREZ LE PAIEMENT !

Quatre mutants qui se dirigeaient vers le bord de la fosse arrêtent le mouvement. Mes hurlements frappent au coin du bon sens. Un mec de plus de cinquante ans qui meurt, c'est une chose, mais se faire enculer sur le paiement c'est beaucoup plus grave ! Les p'tits ont plus qu'à se débrouiller, j'ai mes propres problèmes à gérer.
Heureusement, j'peux gérer au moins les chèvres à coup de phéromones. Les humains ça va être plus compliqué, ils s'en fichent que mes pets sentent le carnivore en colère, et j'aime pas la façon dont la gamine tient son couteau. Elle a l'air de savoir s'en servir. Mais je préférerais me couper la queue – celle qui se doit physiologiquement d'être là – que de manifester le moindre signe de trouille. J'aurais pas vécu si vieux si je paniquais dès que des tarés veulent me tuer.

Je réponds pas à la nana quand elle me fait des vannes sur ma queue. J'sais déjà que j'ai une queue, et des griffes, et que je sens la mouffette en crise d'hystérie. Je la regarde par en dessous en sachant que je vais en chier des cactus, j'ai pas à jouer à des joutes verbales à la con. Toute cette affaire a annihilé mon coté pétasse. J'en ai oublié le type avec ses fringue pas possible. J'sais même pas pourquoi on veut me tuer, d'ailleurs, mais j'aurais le temps de me soucier de ça plus tard hein ?
Les chèvres m'approchent pas, mais elles ont l'air de se remettre de la chute –  quoique l'une d'elle est blessée à cause d'un éclat de bois. Les débris des caisses fument à cause de l'acide, et commencent à fondre. Si tu penses à la gentille bestiole de monsieur Seguin, t'es loin du compte. La fourrure est grasse, épaisse, puante. Les yeux suintent et elles bavent une morve jaunâtre. Y en a deux qui commencent à voler, avec des ailes parcheminées que t'as absolument pas envie de toucher tellement ça a l'air plein de gale. De la bonne mutation dégueulasse comme on aime. Et elles ont pas encore craché ! J'trouve quand même une remarque à faire, avant que ça parte vraiment en couille :

- C'est con pour le public, y a pas de grille au dessus de la fosse.

Nan je saute pas direct sur la fille après ma petite remarque qui sert à rien, j'sais très bien que ça finirait mal pour moi si je jouais au plus vif. L'avantage c'est que j'ai cinquante ans d'expérience en matière de violence. L'inconvénient c'est que je suis vieux, du coup.


Dernière édition par Bavaria le Mar 5 Mai - 19:10, édité 1 fois (Raison : J'ai neuneuté.)
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Mar 5 Mai - 19:52

Aaah Sky... quand j'la vois opérer, j'me rappelle pourquoi j'l'ai choisis dans mon gang. Déjà, t'as vu l'morceau que c'est ? Et ensuite, c'est un peu comme un gros molosse, Sky... elle a besoin d'se dépenser tout l'temps, et là, j'ai trouvé d'quoi l'amuser. J'ai un p'tit sourire quand j'la vois jeter la Chaussette Pisseuse dans l'arène, faisant suivre le reste. Le plus bizarre, c'que l'p'tit rat blond et nerveux semble comprendre qu'il vaut mieux être d'mon côté. En fait, j'suis carrément en train d'l'aider dans les affaires. Là, il était en train d'se prendre l'chou avec la Chaussette Poisseuse, et moi, dans ma grande manstrualitude... nah c'pas ça, manséantude ? 'Fin tu comprends, bah j'viens d'lui sortir une épine de la couille, quoi.

Même si Chaussette Pisseuse est un mutant, on peut pas dire que comparé à moi, et ma clique, il est pas discret. Sky par exemple, elle braille, elle gesticule, et elle attend que j'lui donne son morceau d'viande préféré pour sauter dans l'tas en grognant. Une nana pareille, tu la verrais au coin d'la rue, t'saurais direct qu'il vaudrait mieux pour ton anus de t'en aller. Et moi, avec ma taille, et mon accoutrement — du plus meilleur goût tu reconnaitras —, j'suis pas invisible. Pourtant, ça m'empêche pas d'm'approcher du p'tit rat blond et nerveux... l'espèce de Chiwawa là, ou l'chipster (hipster de Prayvis, reconnaissable à la moustache, à la permanente, et aux vêtements encore propres), j'l'approche tandis qu'il bouge dans tous les sens pour appeler ses gars. En fait, c'plutôt l'gros bordel, et mes yeux ont du mal à suivre. D'un côté, Gertrude jette les caisses dans l'arène, alors que t'as les mecs d'Chaussette Poisseuse qui foncent vers Johnny pour récupérer leur marchandise.

Sauf que moi, ça m'intéresse ces chèvres.

Nan mais... t'as vu leurs tronches ? Ce machin, c'est tellement laid que j'trouve ça superbe ! Des p'tits yeux, des narines gonflées de colères, et des cornes aussi gros et longs qu'un godemichet en forme de bite de dragon. Franchement, qui rêverait pas d'en avoir en animal d'compagnie ? Et au pire, on peut toujours les bouffer. J'lève l'bras, faisant signe à mes gars d'se bouger un peu l'fion. D'un mouvement du menton, j'désigne les caisses qui restent, et les hommes de Bavaria. Ça fait alors une réécriture de la Planète des Singes : d'un côté, t'as des mecs plus ou moins normaux qui se jettent sur des machins plus ou moins humains. J'me tiens derrière Johnny, mon ombre l'englobe entièrement. On dirait qu'une gigantesque araignée a décidé d'avaler la mouche sur sa toile. J'avale ma salive, et j'm'écrie alors :


« Sa Majesté ! Chef des Red King, on dirait que l'spectacle commence. Tout ça grâce à moi ! »

Parce que t'crois que j'vais pas profiter d'la situation ? T'as des gens qui s'ramènent, poussé par les cris d'Johnny. Si j'avais plus d'influence à Lago City, ça m'irait à moi aussi. J'fixe Johnny avec l'air de dire que s'il m'contredit, j'vais lui arracher la langue, et la donner à bouffer à Sky. Bavaria semble hésiter, elle moins. Evidemment que j'sais qu'elle va gagner. Elle aime taper des tarlouzes, en particulier. J'passe mon bras autour d'l'épaule d'Johnny, et j'lui murmure :


« T'm'en dois une. Non seulement j't'attire une bête plus grosse que les autres, mais en plus, t'as pas à payer les autres péquenots. »

J'cherche encore une idée, j'dois d'abord appâter l'Chipster. Un sourire aux lèvres, appuyé par le rouge à lèvre rouge que j'porte, j'me redresse, et j'crie à ma Sky :

« Allez ma belle ! T'laisses pas impressionner ! Des mecs comme ça, on en bouffe tous les jours au goûter ! Défonce-lui la mâchoire, et mords-lui la queue ! »

Aaah ! La violence ! La plus efficace des drogues. J'repose mon regard sur le Chipster, j'fronce un peu les sourcils, et j'le détaille. Il a vraiment une sale gueule.

« A mon avis, ces chèvres, c'est leurs mômes, j'murmure ça à Johnny. Elles tiendront pas longtemps. Si j'avais pas été là, tu t'serais fait enculer pour d'bon. »

J'remue les épaules, j'aime pas garder la même position. J'remonte mes lunettes d'soleil sur mon nez, et j'observe tout ce qui il y a autour d'moi. J'partciperai pas à la lutte, ça risquerait d'salir mes godasses. J'fixe la foule, j'lui souris même, et en faisant d'grands mouvements du bras, j'la chauffe. Et tout ça en mettant sur mon compte. Quand Sa Majesté fait un show, on s'en souvient pour les dix années à suivre.

« Offert par les Red King ! Sa Majesté est fier d'vous préseeeeenter l'arène, et ces fameuses chèvres. Sky ! Vas-y, défonce-les ma belle ! T'es la meilleure ! »

Bon, après moi, quand même.
Tout ça m'rend chèvre !
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Mar 5 Mai - 20:29

L'combat peut enfin commencer. J'laisse pas le temps à la foutu chèvre de merde de se relever totalement que j'l'égorge, histoire de montrer qui a la plus grosse direct. J'ai déjà les mains pleines de merde et de sang, ça promet. J'ai déjà mis les mains dans des trucs plus dégueulasse que ça, pas une chèvre qui a pas connu l'eau d'puis longtemps qu'va me faire peur. J'pourrais presque y mettre les dents s'il fallait. Par contre, le temps d'faire, j'entends l'autre parler et j'remarque qu'les moutons s'mettent à voler. Ouais, j'avais p'tête oublier ça. Pas grave, on trouvera moyen de s'amuser quand même.

L'blondinet de t'à'l'heure semble pas comprendre qui j'suis. Qu'm'y traite de grosse encore une fois et j'me promets d'le faire saigner par les couilles plus tard... J'relève rapidos les yeux vers lui pour bien imprimer sa face de rat quand j'vois qu'l'patron s'est bougé vers lui. Oh, ça va être drôle ça. J'l'entends parler et ça m'fait sourire. Pas de souci chef, vous allez en prendre plein la gueule. Par contre, pour l'mutant, ça attendra la fin des crachats vivants. En parlant de ça, j'ai des gouttelettes qui atterrissent sur l'mollet et autant dire que j'viens d'te lâcher un juron qui ferait faire des cauchemars à des gosses. Et j'adore être une source à cauchemar.

Sauf qu'elles volent ses salopes, et qu'j'ai pas d'aile au bout du cul perso. Du coup, quand j'l'patron me somme d'leurs faire les fesses, j'décide de jouer un peu aussi. J'balance ma lame vers une des saloperies et elle s'plante dans sa tronche. Ben voilà, enfin que'que chose de bien. J'regarde son cadavre atterrir mollement par terre et j'lui explose définitivement la gueule à coup de talon. On est pas là pour enculer les mouches après tout. J'récupère mon fidèle compagnon et lèche la lame en fixant l'aut'gueulard, juste pour voir. Y'a pas à dire, c'est dégueulasse à souhait mais j'le montre pas, trop occupé à l'tuer dans ma tête.

Puis finalement, j'ai envie de rajouter de la difficulté. C'est jamais assez dur dans la vie, faut chercher continuellement les emmerdes pour se sentir vivre dans c'monde de tapettes. J'me tourne vers l'mutos occupé à survivre et explose de rire. Oh que oui, j'ai envie de m'amuser.

« - Alors l'queutard, tu t'en sors ? Parce que moi, J'M'ENNUIE PRESQUE ! »

Ouais j'aime bien hurler, ça rajoute parfois un petit stress aux gens, c'est toujours sympa. J'en ai fais pisser plus d'un comme ça, j'aime bien leur mettre la tête d'dans après, c'plus drôle encore. J'adore la convivialité, t'auras r'marqué. J'cours vers le mutos, avec l'vague espoir de l’égratigner un peu et repartir vite fait derrière. Rien d'bien méchant quoi, j'veux juste faire connaissance, c'est tellement mon type d'mutant.
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Lun 18 Mai - 19:00

Johnny n'aimait pas le contact des mongoloïdes en tout genre, surtout quand ces derniers étaient des travelos odorants aux manières de rustres. (Ou ceux couverts de veines palpitantes, ça le mettait mal à l'aise aussi, mais c'est une autre histoire.) Les gens qui ne pouvait s'exprimer que par la violence et à coup de grands hurlements, il ne s'y ferait sans doute jamais, mais il était bien obligé d'écraser. Il n'avait pas d'arme ni la carrure de résister, et ses « collègues de travail » étaient déjà installés, en train d'acclamer les participants de la joute.

En plus, cet abruti criait sans utiliser le porte-voix les gens, qui, absorbés par le spectacle, ne le regardait même pas, ou à peine. C'était déjà un grand bazar tout autour.

« Et bien très cher, je vous trouve fort cavalier ! » s'exclama Johnny, surpris de l'attitude de l'excentrique. Il le repoussa. En voilà un qui était un sacré opportuniste ! Il devait toutefois être subtil pour ne pas attirer son animosité. Les débiles, ça prend un rien comme une agression, il allait devoir être assertif, comme il l'avait appris lors de ses cours de Communication avec les sous-développés.

« Écoutez, ne me prenez pas pour un idiot, cette affaire, c'est vous qui êtes venu la récupérer en agressant mon fournisseur. Toutefois, je vous propose un deal. »

Johnny lui tendit son porte-voix, et le montra à Sa Majesté, puis il reprit : « Je vous file ça, et ainsi, toute l'attention du public va être sur vous. Donc, je vous laisse faire le guignol comme bon vous semble, et vous faites votre publicité. En échange, si le gusse là-bas, il s'en sort, je vous laisse régler l'addition avec lui, parce que c'est vous êtes le 'sponsor' de ce futur massacre. »

Il n'attendit pas sa réponse, et courut vers la réserve de matériel. L'arène n'était pas prête ! Il y avait trop de mutants, et un débordement suivi d'une tuerie dans le public ne ferait pas du tout une bonne publicité. Il lui fallait rapidement retrouver ces grilles, mais Labaraque se rendit compte qu'il ne pourrait pas les déplacer et les installer avec tout ce bazar, ni avec le public encerclant la fosse. Il maudit ses collègues, maudit ces vandales, maudit cette planète et la mauvaise qualité du gel coiffant par-ici. Il devait trouver un plan B, et vite.

Pendant ce temps-là, dans l'arène, les chèvres mutantes volantes cracheuses d'acide étaient aux abois, leurs babines retroussées, prêtes à bondir sur les deux combattants. Leur faciès d'herbivores sanguinaires était terrifiant, ou selon les normes de l'endroit, suffisamment cool pour faire un grand spectacle. L'odeur du meurtre flottait dans les airs, et le public huait et hurlait, impatient de voir couler le premier sang !
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Sam 6 Juin - 16:43

Je mets un énorme coup de pied au cul d'une chèvre, pour qu'elle décolle de la fosse.
Mes bottes sont du modèle standard de Prayvis : des morceaux de cuir épais montés ensemble comme un bunker autour de mes pat... de mes pieds. Faut prendre soin de ses extrémités, surtout quand elles ont des coussinets délicats. La chèvre doit bien faire dans les quarante kilos, mais ma présence olfactive l'incommode fortement et ça la motive à attaquer le public. J'compte bien sortir de cette fosse, au besoin en escaladant des cadavres, et foutre la merde me semble un bon plan B – le plan A c'était de faire mon business et d'être rentré pour l'heure du thé. Je me prends un peu d'acide sur le T-shirt, mais mes fringues sont déjà en lambeaux parce que j'arrive pas à m'habiller sans tout détruire, donc ça m'emmerde pas trop pour le pressing. Plus pour la peau en dessous en fait.

Y a une meuf qui tombe nous rejoindre dans la piscine, en voulant esquiver du vomi de chèvre. Elle a pas l'air très content d'être là par ma faute, vu qu'elle agite un flingue dans ma direction. Tout le monde vient armé à l'arène, évidemment, pour encourager les concurrents en leur tirant dessus ou en leur balançant des trucs pointus, pour les plus démunis. Je saute en biais dans sa direction, mes griffes cliquettent sur le carrelage miteux. Vu la rareté des munitions, j'agite pas des armes dans tous les sens si je suis pas sûr de toucher. Je fais une magnifique roulade – qui serait encore plus magnifique si mes petites vertèbres avaient vingt ans de moins – pour enfoncer quatre griffes dans un bras et en faire riper trois autres sur une hanche. Pourquoi les gens bougent quand j'essaye de les tuer aussi. On roule par terre, j'ai coincé son arme contre mon ventre pour qu'elle ne puisse pas tirer. La fille essaye de dégainer un couteau, vu que son flingue est maintenant un gros bout de métal inutile qui pointe vers aucune de mes parties molles. Pas de bol, des couteaux j'en ai plein les mains. Tout ça se finit assez vite. Y a une carotide qui a pas survécu à notre rencontre, je me détourne de la meuf en train de se vider de son sang.

Évidemment, la tarée numéro 1, celle que l'autre travelo a envoyé me faire chier, me laisse même pas le temps de reprendre mon souffle et j'entends vaguement un hurlement avant que du métal s'invite dans mon organisme. C'est vraiment pas sa place tu sais ? J'aurais dû m'y attendre un peu, mais elle parlait alors j'me suis pas alerté... Je pousse euh... un genre de miaulement. Involontaire. Pur réflexe à cause de la douleur. Ça fait rire dans le public – ben ça me fait une belle jambe tiens.
Mais j'ai pas survécu toutes les années avant de rencontrer la tarée en me laissant déstabiliser par de la bête douleur physique. Évidemment, c'était plus simple à gérer à l'époque où je prenais de l'opium. Ça fait des années que j'ai arrêté mais ça me manque encore, des fois. Genre maintenant. Je me fais encore plus mal en me dégageant du couteau pour projeter mes mains vers n'importe quoi qui ressemble à de la viande. En feulant. Le visage. Je vise le visage. Ça me ferait plaisir de lui massacrer sa petite gueule.
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Mar 16 Juin - 20:53

Sponsor ? Ouais ! Moi... ça m'plait. Sponsor... c'est une classe sociale, ça, nan ? J'sais plus trop. Il est en train d'se passer tellement d'chose par ici que j'perd le file. J'essaye de voir ce que fait Sky et l'autre mongole, tout en suivant la conversation de l'hipster. Une chouette journée, vraiment ! Ca me rappelle mon enfance, lorsque mon frère et moi trouvions des chiens errants, et que nous les frappions jusqu'à ce que mort s'ensuive pour tuer le temps. Là, c'est la même chose, mais en mieux. Ça m'donnerait presque l'envie d'faire cramer l'arène, les flammes, ça fait toujours chic dans ce genre de p'tites sauteries, tu vois. Mais... mais... je m'ennuie vite. Je suis le mécène de la barbarie, et de la sauvagerie, tout ça... ça va.. mais bon, les chèvres elles sont en train de buter elles-mêmes tout le monde. J'espère que l'autre a prévu un truc, si jamais ça dégénérait.

« T'as une bonne assurance ? »

Haha... comme si ce genre de trucs existait sur Prayvis. Je ricanne, sourire au coin, et je cherche dans le public de nouveaux membres pour Red King. Un combat à mort, c'est un beau test pour savoir qui est digne de lécher ce qu'il y a entre mes doigts de pieds, ou non. J'avale ma salive, je soupire, je prends le méchant permettant de hurler plus fort, et je braille :

« Oubliez pas mes amours ! Red King ! Red King soutient l'arène, et si Red King soutient Lago City, nous vous soutenons ! Je promets que l'argent des paris servira à des enfants défavorisés, comme ce monstre là, dans la fosse ! »

On s'en fout si c'est pas une fosse. Je désigne Brava-truc du doigt, on entend les autres huer ou applaudir ma générosité. Finalement, on me reconnait assez vite. Je sui Sa Majesté, l'espèce de travesti de deux mètres, maigre comme un clou, qui bouge aussi bien qu'un vers. Reconnaissable par mes lunettes de soleil, et tout le reste. J'ai les yeux qui piquent, malgré tout. Je peux sentir les chèvres cracher leurs acides, comme si je particpais pas à la fête, ça commence à être désagréable. La muette près de moi n'a pas l'air de se sentir mieux, elle vomit sur les chaussures de Johnny avec un air désolé. Moi, ça me fait pas rire. Si j'en ressens les effets, qu'en est-il pour Sky ? Je grogne, je sors un flingue caché sous mon manteau de plume.

« Besoin d'aide mon ange ? »

Je lance ça à ma douce Sky, évidemment. Je vise Brava-truc, les sourcils froncés, et je le manque. Il tentait de viser le visage, quel connard ! Il sait pas que le visage, c'est le seul truc qu'ont les femmes ? Je tire à nouveau. Il y a un raffut pas possible, j'en ai les oreilles qui sifflent.

« C'est pas un vieux qui va t'effrayer mon coeur, regarde-le, il est ridicule ! »



J'essaye de tirer du mieux que je peux, faut que j'aide Sky, lui montrer que je suis un chef de gang responsable, faible, et tout ça. Je prends une grande inspiration, la balle vrille, et finit entre les deux yeux du mauvais mec.

« Ils vont tous crever. »



C'est ce que je balance, agacé, à Johnny. Je perds patience, et mon humeur s'en ressent. Crois-moi, tu ne veux pas voir Sa Majesté en colère, c'est un coup à ramasser tes restes avec une paille. Je grogne entre mes dents, j'écrase un insecte passant près de ma chaussure. Encore, encore, encore. J'ai pas envie de voir Sky crever à cause d'un coup de pute pareil ! Ici, c'est le Paradis du non-sens. Je me retourne vers Johnny, on dirait que j'vais le menacer, mais je fais rien.

« Qui t'a fourni ces trucs ? »

Eh ! J'ai pas suivis la conversation du début, j'étais pas là, j'étais trop occupé à admirer mon reflet dans mes chaussures trop bien lustré.

« Ça va pas être SWAG, ça. J'veux une clope. »

Mes talons claquent contre le sol, je tente de descendre Bava-truc (je connais pas son nom, pas encore, mais on fait de même). Je toise Johnny de bas en haut, puis de haut en bas. Sa moustache me rappelle une personnalité importante, mais j'arrive pas à mettre le doigt dessus.

« J'ai dit : j'veux une clope. »

Au cas où, il aurait pas compris que mon ordre lui était dirigé.  
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MessageSujet: Re: Réouverture de l'arène   Mer 5 Aoû - 15:25

Je crois que j'aurai pu jouir sur place, avec son petit cri adorable et pitoyable. J'adore les faire crier, mais alors celui-ci, il était juste parfait. J'ai envie de l'entendre de nouveau, tout de suite même. Ah, j'perds plus l'sourire, il est tellement fluffy, j'ai envie de lui arracher la queue pour lui faire bouffer... Laquelle par contr,e je préciserai pas, bien sûr... Non, on veut du suspense ici, ON VEUT RETENIR NOTRE SOUFFLE ! Alors on dit rien et on continue notre petit jeu, bien sûr... Hihihi.
Pour j'ai une griffe dans l'épaule. Oh bah alors, ta fourrure a pas apprécié le coup de couteau mon chéri ? On est un grand timide qui ose pas se dévoiler peut-être ? C'est une manière de me dire que tu m'aimes déjà, mon chou ? Allons, va pas si vite en besogner, t'inquiète pas, c'est moi qui te besognerais tout à l'heure... Et tu crieras, oh que oui, tu vas crier... Hurler mon nom, baby ! Ou celui de ta mère, si tu préfères.

« Besoin d'aide mon ange ? »

Puis la voix du patron me sort de mes pensées pleines d'amour et j'ai pas le temps de relever le nez qu'il me faut me sortir de notre si douce étreinte. Enfin, au pire, on aurait été traversé par la même balle... N'est-ce pas si romantique ? Ah ! Mais vu que le patron vise comme un pied, il atteint pratiquement le mien. J'me recule rapidement et récupère mon couteau au passage, parce qu'il m'a manqué, ce cher petit. Ça canarde de partout et on entend plus que ça, avec mon fou rire. J'ai envie de hurler encore plus fort, j'ai toujours envie de plus de sang... J'aimerais les faire tous cramer, l'odeur de brûlé me chatouille déjà les narines... Puis ça ferait un joli feu de camp, non ? J'ai tellement hâte, hihi...

« C'est pas un vieux qui va t'effrayer mon coeur, regarde-le, il est ridicule ! »

Ai-je une tête à être effrayée ? Mince, je ne voudrais surtout pas l'inquiéter, un patron si laxiste, il faut jamais les inquiéter. Je lui envoie un baiser avant de me dire que quand même, j'ai mal à l'épaule, un peu. Puis un foutu mec descend dans l’arène en me cherchant très visiblement. Ben quoi mon chéri, t'a un soucis ? Tu veux voir la petite culotte de Sky ? Je vais t'avouer un secret... Elle en porte pas. Alors crève, connard.

Entre les moutons qui volent et crachent de l'acide, les hurlements qui accompagnent les faces défigurées, un mec qui se fait plomber dans l'assistance, le bruit du corps qui tombe avec nous et le gus en face de moi qui hurle des trucs à propos de son frère qui aurait rencontré une tarée, on est servis. Vu de l'extérieur, on pourrait croire que ça ce bat, mais non, on danse, mes chéris. On danse si bien, c'en est fort, y'a rien de plus beau que ce qu'il passe. J'adore quand quelqu'un rentre dans mon champ de vision avec l'espoir de me scalper le crâne... Oh oui, dansons encore... Jusqu'à ce que tu passes un pas de travers et que t'écrases le mien. Là, tout de suite, j'vois rouge. Rouge de ton sang, elle finira, la Sky. Alors, j'finis par plus sourire, et j'tranche dans le lard. Bien grillé, c'est délicieux.

Un premier coup dans le thorax, le second dans le bas-ventre, le troisième dans le visage. Puis un peu partout, parce que j'en ai envie, envie de me retrouver recouverte de son nectar poisseux et gluant. J'm'en fous du reste, du mutos, des moutons, de la réalité quoi. J'mets juste des coups de couteaux, j'sens la chair sous moi, entre les doigts presque, à force. La valse est terminée, et c'est moi qui l'ai décidé. J'me relève, regarde autour rapidement.

« - IL EST PASSE OÙ LE MUTANT D'MES COUILLES  ?! »

Il est temps de lui apprendre à devenir une grande fille.
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Réouverture de l'arène

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