Prayvis est une planète abandonnée de toute personne saine d'esprit. Il y règne un Chaos sans précédent depuis 120 ans
 

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 Bavaria

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Date d'inscription : 09/02/2015
Lieu de vie : Koenigsbier, le joyau de Prayvis.

MessageSujet: Bavaria   Lun 9 Fév - 18:08

Nom :


Prénom :

Bavaria

Surnom :



Âge :

Cinqu.. Mais laissez moi tranquille enfin.

Origine :

Natif.

Raison de votre présence :

Naître.

Orientation sexuelle :

Hétéro.

Mentor(s) :

Dans l'histoire.





Physique :

Rien de très exceptionnel. Moyennement grand, moyennement brun, moyennement bien conservé. J'crois que « beau », est pas adapté. Ça m'est p'tète arrivé dans un état de grâce miraculeux, perdu entre une puberté chaotique et les ravages d'une hygiène de vie inexistante, mais j'peux pas prétendre à plus. Une maigreur nerveuse, tout en tendons et en veines saillantes. Une dentition plus trop fraîche. Les mutations se voient presque pas, néanmoins. Toute la machine fait encore le boulot comme elle peut. J'm'y suis fait et je suis très content d'être encore dedans. Le seul truc qui m'inquiète, c'est que ça va cesser de marcher aussi bien, à un moment.


Ces dernières années :

 Ces dernières années : J'suis né dans le village de « Aire d'autoroute A64 ». Il est composé de débris des Anciens. On avait des chouettes cabanes en taule, l'hôtel de ville « Macdo » et le saloon. La génération d'avant, ou celle encore avant avait bricolé une muraille autour du bled avec des blocs bitume et des carcasses de véhicules trouvés sur la grande route lisse en ruine à coté. On s'méfie jamais assez des étrangers, hein. Un peu en périphérie, à une ou deux bornes, il y avait aussi un entrepôt où j'avais strictement pas le droit d'aller. Une grande structure tout en métal et en béton, dont les portes avaient été mystérieusement explosées bien avant que je naisse – donc un sacré bail. Évidemment, je m'y suis précipité dès que j'ai su marcher assez loin, si j'avais envie de jouer, de me cacher de mes parents ou de « tonton Ben » - qui voulait toujours « montrer son truc » aux gosses du coin. Le Vieux m'a dit que c'était écrit sur le bâtiment « entrepôt déchets radioactifs, entrée strictement interdite, danger », mais personne sait ce que ça veut dire comme danger. En tous cas il m'y est jamais rien arrivé, comme à tous les gamins débiles qui s'y sont précipité avant moi. Y a juste des gros bidons éventrés là dedans

J'aimais pas ce patelin, il y avait que le Vieux de sympa avec moi. La spécialité du coin c'est la Raclure, un alcool distillé à partir de navets et de patates dans des vieilles boîtes de conserve. Le seul mérite de ce truc c'est d'avoir l'originalité de pas s'appeler « Vitriol ». En tous cas ça attirait une belle faune de connards, et tout le bled tournait à ça. La seule raison pour laquelle les enfants n'en buvaient pas aussi c'est que ça les rendait systématiquement aveugles, voire morts, donc inutiles à la communauté et tonton Ben. Toute la population, du coup, était atteinte d'un certain niveau de dégénérescence, physique ou mental, chose que j'ai su mesurer que bien plus tard.
Bref, c'était nul, on mangeait que des saloperies de navets et mes parents me battaient comme du plâtre ou m'obligeaient à faire des trucs chiants comme m'occuper de tous ces putain de tubercules pas foutus de pousser sans que je les aide. De temps en temps des pillards venaient buter des gens et voler des trucs, histoire de faire de l'animation. Je regrette pas trop cette époque.

Apprenant de mes maîtres, je me suis enfui vers douze ans avec une bonne réserve de bouffe, de l'équipement volé, des munitions et des objets légers que je pouvais fourguer facilement – imaginais je alors. Et un cheval. Très précieux le cheval, vu que c'était le seul qu'on avait pas encore boulotté. En tous cas j'ai plus jamais entendu parler de ce bled après ça.

Après ben... ça a été mouvementé. J'ai eu beaucoup de choses à apprendre très vite. Le monde est grand, les villes aussi. Le Vieux m'a dit que le monde avait été abandonné par la « Civilisation ». Mais presque chaque habitant a sa version du passé, alors je sais plus trop. En tout cas le monde est grand, avec toutes sortes d'habitudes. Une certitude : vivre c'est putain de dur, ou juste une question de chance. Il paraît que c'est plus facile, loin ailleurs dans le ciel, j'ai entendu des exilés en parler. Mais j'ai pas trop le temps de me prendre la tête avec ces conneries là.

Donc, revenons en à ma fascinante petite biographie. J'ai rejoint un groupe de pillard, plutôt dans le genre pauvre. Ils me sont tombés dessus alors que j'étais arrivé à court de bouffe et que le cheval était mort sous moi depuis belle lurette – qu'est ce que ça avale ces merdes quand même. Ils voulaient me buter, à la base, mais ils ont trouvé mon anatomie très intéressante. Pas comme t'imagine, espèce de dégueulasse.
Ils avaient jamais vu de gamin avec des griffes. C'est pas si exceptionnel pourtant, et moi ça me pose problème pour la préhension – genre tenir un ballon entre mes mains sans l'exploser -, mais ils trouvaient ça formidable. Des belles griffes, environs cinq centimètres, noires, dures, et surtout tranchantes. Je suis aussi capable de manipuler de tout petits objets, puisque j'ai pas des gros doigts tout mous, et j'escalade très bien aussi.
Bref, je les ai suivi. 'fin on m'y a forcé. J'avais pas trop le choix. Contrairement à ce que tu pourrais imaginer ben... ils ont été très gentils. Ouais, évidemment, au début ils me demandaient juste de leur trancher des trucs, mais le temps aidant ils m'aimaient bien. A cet âge là la fée puberté était pas encore passé et j'étais mignon. L'un d'entre eux, le Gros Whisky – oui c'est un surnom chelou -, m'a appris plein de trucs importants. Comme mettre une droite sans se casser la main, utiliser quelques armes sans se tuer tout seul, se dépatouiller d'un gars qui t'as chopé le bras par derrière, gérer un petit excité qui tient un couteau dont il sait pas se servir. Mais aussi du pratique, comment chasser et cueillir de la bouffe pour survivre jusqu'à la ville suivante, bricoler des fringues avec des lambeaux d'anciens et tout ce qui peut servir à amortir les coups. La base pour pas mourir au bout de deux jours quoi.
En tous cas, c'était pas le meilleur groupe de nomades pillards mercenaires du coin. Ils survivaient, tout au plus, avec des pauses jeux d'argent/psychotropes qui leur coûtait cher. Mais c'était mon groupe sympa à moi. Du coup j'étais triste quand ils se sont tous fait décimés.

J'avais seize ou dix sept ans. La seule raison pour laquelle je respire encore, c'est que j'étais pas là au moment du massacre. Mes collègues stationnaient en périphérie d'une ville charmante appelée « Zone Industriel Nord Ouest ». Au nord-ouest de quoi, on sait pas. Si j'avais su que je passerais autant de temps dans ce bled...
C'est une merde posée dans le paysage. La légende locale dit que tout a commencé quand des scientifiques exilés sont tombé sur un labo pharmaceutique bien conservé au milieu des décombres. Pas que cons, ils se sont dit que ça serait très profitable à l'humanité si ils bricolaient de la drogue là dedans. En plus de ça, c'est près d'un fleuve – pratique pour aller et venir – et y a des plaines cultivables sur ses plages à moins de dix bornes. A partir de là, ça s'est bien développé niveau population. Y a eu des petits malins pour monter divers intérêts commerciaux concernant les besoins principaux de leurs contemporains – la bouffe, l'alcool, les armes, de quoi dormir, les putes, la violence – et ça a donné « Z.I ». Tous les propriétaires d'affaires rentables se sont réuni en un espèce de conseil municipal d'épiciers, au bout d'un moment, pour centraliser les défenses de leur bout de lard, et le reste peut crever la gueule ouverte entre les ruines d'entrepôts. Comme tu vois c'est pas une histoire très originale. Au moins, c'est riche niveau diversité dans la connerie. Toutes sortes de religions bataillent là dedans, par exemple. On a les classiques adorateurs de l'esprit de la Terre/la lune/les chevaux/le caillou qui ressemble vaguement à un visage. Il y a les Adorateurs de l'Absurdité Cosmique – j'y ai adhéré à un moment, mais juste parce t'as le droit à une grosse tête de weed pour ton baptême. Évidemment, tout ça c'est de la connerie, ou peut être pas. J'ai une relation ambiguë avec la métaphysique. Je suis sûr de rien, peu regardant sur les mœurs des autres, mais en même temps très superstitieux. J'aime pas les sorciers par exemple, surtout que personne sait bien comment les reconnaître. Une fois ils en ont buté un, au milieu de la ville, il y avait plein de mondes à regarder. Ils l'ont frappé à mort.

Donc voilà, j'étais dans cet antre du vice parce que ma dizaine de pères adoptifs avaient décidé qu'il était temps « de faire de moi un homme », puisqu'on était de passage dans cette ville. Le programme : picoler puis m'envoyer voir une pute. J'étais accompagné dans cette importante entreprise par Gros Whisky. Pendant ce temps, les mecs qui avaient engagés mes pillards pour récupérer une camelote à trente bornes de là les ont tous buté pour pas avoir à les payer. Voilà, c'est tout. C'était aussi fragile que ça.

Gros Whisky a par la suite bossé pour « un copain », et pouvait pas m'emmener. Il est mort à son service six mois plus tard. Moi j'me suis retrouvé abandonné là dedans, avec seulement ce que je portais sur le dos, ce qui raccourci franchement l'espérance de vie. Un mec sans allié dans cet endroit est condamné à se faire exploiter par les autres pour à peine de quoi survivre jusqu'à ce que mort s'ensuive. J'aurais pu partir, mais où ? Et sans même de quoi transporter de l'eau ? J'étais coincé.

J'ai erré deux jours, en essayant d'attirer l'attention sur moi le moins possible, puis j'me suis mis à mendier parce que j'avais vraiment très très faim. Un peu de délinquance aussi, pour joindre les deux bouts. Le classique et peu ambitieux vol à l'étalage, puis j'me suis mis à utiliser mon génome mal branlé pour cambrioler. Je vois très bien dans le noir, c'est loin d'être inutile. Évidemment, des gens ont fini par s'intéresser à ce que je fourguais et m'ont passé à tabac pour m'apprendre à voler leurs affaires, mais c'était une bonne époque avant ça. Du faste, tout ça. Après ça j'ai cherché des moyens plus socialement acceptables de gagner ma vie, ne tenant pas à me faire casser le bras à nouveau, mais du coup c'était beaucoup moins rentable. Je me regardais avec désespoir passer mon adolescence à travailler dans un tas de trucs chiants le jour et boire de l'eau de vie de merde la nuit. J'ai fait pêcheur, après vendeur de poissons, puis porteur de trucs – des caisses trop lourdes, généralement -, courrier, saisonnier dans une putain de ferme de navets, dealer et enfin serveur dans un genre de bar un peu cossu. C'est le dernier boulot à la con que j'ai fait. Je me suis mis à rencontrer des gens à ce stade là, qui m'ont refoutu dans le métier, avec du soutien cette fois. Surtout un employeur, le dirigeant d'une « honnête compagnie de marchands ». Il me faisait surtout voler des technologies, trouvant extraordinairement intéressant que j'arrive à escalader dans une telle discrétion la plupart des bâtiments. Je comprenais pas bien ces histoires là vu que j'ai jamais été très à l'aise avec l'alphabétisation et tout ça, mais ça m'empêchait pas une seconde de faire la pute pour ce gars. Mais une pute de luxe, s'teu plaît. Il me payait à peu près n'importe quoi. Des chouettes coins où dormir, des gonzesses pas trop fatiguées, de la bonne sape et d'la drogue pas trop coupée. Tous mes désirs de la vie comblés quoi. J'avais strictement aucune ambition au delà de ça, je voyais presque jamais le monde extérieur. Après il m'a motivé pour tuer des gens.
Parce que pas savoir lire et donc utiliser la technologie, c'était un handicap en l'occurrence. Pour buter des mecs par contre, rien à foutre... puis ça rapporte beaucoup plus, vu que tout le monde cherche des tueurs à gage dans cette époque troublée et pleine de connards. Et j'ai pas des griffes pour pas m'en servir hein ?
Bref, le patron m'a envoyé de part et d'autre de cette saloperie de planète pour dessouder un gars. J'ai déjà vu des villes lointaines, hors du désert. Très joli, surtout les fumeries d'opium. J'ai eu l'occasion de voir des trucs très bizarres et de rencontrer des gens bien chelou, ça m'a fait relativiser pas mal de choses, comme les rayures le long de ma colonne vertébrale qui sont plus ou moins voyantes selon mon bronzage, ou la queue pleine de fourrure noire qui m'a poussé au cul à la fin de ma puberté. Bref, j'étais un superbe euh... mammifère, d'une petite vingtaine, à voyager partout pour dessouder des gens sans le moindre soupçon d'empathie. Sauf quand je me suis mis à faire des cauchemars et des machins comme ça, mais j'ai pas très envie d'en parler. J'ai réglé le problème en me sédatant massivement la gueule.

Y a une erreur qu'on devrait jamais faire : arriver défoncé devant son employeur. Il a juste froncé les sourcils ce jour là. Mais mystérieusement, un de ses rivaux m'a accusé d'avoir volé dans sa caisse pour m'enfuir avec sa fille quelques jours plus tard. J'ai rien à voir avec tout ça, et c'était pas mal de « mauvais endroit au mauvais moment », ça devait arranger quelqu'un quelque part que ça tombe sur moi, mais je regrette des fois d'avoir abusé de psychotropes. Je serais peut être encore au royaume des draps en satin et de la bonne bouffe. En tous cas on m'a accusé du truc, suite à quoi j'ai été passé à tabac, violé, puis on m'a arraché trois griffes et une dent histoire de faire bonne mesure avant de me lourder à trois kilomètres de là dans un bidonville. J'ai rassemblé la dignité qui me restait et je me suis enfui.

J'ai erré un moment dans la pauvreté complète, en manque la moitié du temps et à attaquer presque n'importe qui à vue. Un gros malade. Je me suis exilé jusque dans le sud, toujours plus loin dans le désert. Je vivais dans une cahute en plaques de taule, d'où j'avais délogé le précédent locataire : un squelette moisi. J'étais pas loin de lui ressembler d'ailleurs, on aurait pu nous prendre pour des jumeaux. J'ai jamais été taillé dans le modèle bourrin, mais là je devais glorieusement peser moins de cinquante kilos. Une bonne époque quoi. J'étais vert de m'être fait enculé comme ça, ça me rongeait, du coup j'étais content de le faire payer à des pauvres vagabonds en leur volant jusqu'à leur gourde d'eau. Un miracle que j'ai pas eu d'ennuis avec ça. Ça aurait pu continuer jusqu'à ce que je claque, ce qui aurait pas tardé.

Un jour j'étais dans un boui boui pourri, dans un village pas loin de mon lieu de villégiature, à picoler tout-seul-en-groupe – un truc d'alcoolique, tu peux pas comprendre - puis un mec fin bourré est venu m'embrouiller. Me demande pas la base de la dispute, je m'en souviens pas, soit disant j'aurais triché aux cartes, genre je suis capable d'une chose pareille. En tous cas j'ai fini encastré sur la table et le mec y a perdu l'intégrité physique de ses couilles par contact violent avec le bout de ma botte. Après cet épisode on était copain pour la vie, et on a souvent bu ensemble après ça. Monsieur était mercenaire indépendant, avait un léger problème avec la boisson depuis ses dix ans et était copain avec tous les connards de la région. Facile à vivre, d'un caractère plutôt sociable quand il avait pas l'alcool mauvais, aussi ambitieux et rusé qu'un bout de bois, c'était l'employable idéal. On en a rapidement conclu au fil des beuveries qu'il fallait faire rentrer nos talents respectifs en synergie, et on a même fini par le faire. Ça a été une très chouette période de ma vie. Au lieu de m'asservir à un seul connard, on a fait nos affaires à nous comme ça nous plaisait dans notre coin. J'ai eu l'occasion de vraiment « devenir un homme ». Apprendre à vivre en société, à lire avec plus ou moins d'aisance, à cacher mes émotions sous le tapis et sembler mort à l'intérieur, à être sobre plus d'un jour sur deux. Ça m'a permis de fêter mes trente ans sans bouffer les pissenlits par la racine - et c'est pas donné à tout le monde de pouvoir faire ça ! Dans la prospérité de nos carrières de mercenaire-trafiquant-assassin-voleur-garde du corps en indépendant, mon associé et moi songions même au bout d'un moment à arrêter de faire du mal aux gens pour entrer en retraite. Des goûts de luxe, comme ça. Hélas, l'un comme l'autre étions des paniers percés modèle XXL. Toujours à deux doigt de la faillite. Surtout que mon associé a eu la bêtise de se mettre avec une seule gonzesse, de lui faire des mômes et de s'engager à leur payer la bouffe et tout jusqu'à ce qu'ils soient grands, pour des raisons mystérieuses qui me dépassent. Il a jamais vraiment arrêté de boire, et ça c'est un budget aussi – mais si il m'entendait dire ça il répondrait que mon budget pute doit y être à peu près égal.
Néanmoins, cette histoire de se mettre au calme nous préoccupait pas non plus des masses. On avait des raisons légitimes de penser qu'on en aurait pas besoin. On travaillait quand même souvent avec des gens qui voulaient nous tuer pour une raison ou une autre, sans compter que les humains avec du génome chelou vivent rarement vieux. 'fin c'était pas le cas de mon pote, mais le mien si et j'suis là pour parler de moi. J'ai grandi dans un endroit où tout le monde a des chromosomes qui partent en sucette, donc j'avais pas le recul, mais déjà c'est un miracle que j'ai atteint l'âge adulte. Je sais pas trop pourquoi dans mon coin c'est comme ça, mais c'est loin d'être le seul à subir le phénomène. J'ai connu une meuf qui pondait des œufs, dans un bled hyper loin. Pour dire.

Bref, pour la première fois de ma vie je n'étais pas dans l'urgence de survivre jusqu'au repas suivant. C'est vachement bien. J'ai consacré toute la belle énergie que j'utilisais à me tuer tout seul, à tuer les autres à tout un tas d'autres trucs. Des passe temps sympas. Certains restaurent avec amour des véhicules pour les revendre. Moi j'fais pareil, mais pour foncer comme une balle balle à travers le désert, la lande, n'importe quelle surface plane, et généralement j'finis par plier le fruit de tant d'efforts. Après j'mets deux mois à me remettre d'une brûlure au plasma qui a failli m'emporter une couille. Y a toujours un truc qui vient se mettre sur mon chemin ou me faire perdre le contrôle de mon engin. Surtout si j'suis bourré, ou que j'ai eu la flemme au moment des réparations de faire ça bien. Une fois mémorable, je suis entré en collision avec une baleine échouée sur une plage. Bref, après, je sauve ce qui peut l'être et je recommence avec un autre tas de boue.
J'explore aussi des bâtiments prêts à s'écrouler et/ou qui affolent les compteurs Geiger pour récupérer n'importe quelle merde qui me fait briller les yeux. J'aime beaucoup explorer les vieilles ruines des bourges de l'espace. Mon associé s'occupait des relations commerciales, et il faisait ça vraiment bien parce que c'était un mec qui s'entendait naturellement avec les gens, et je gérais les trucs plus... « techniques ». Au bout d'un moment ça consistait juste à demander à des mecs de le faire à notre place. Plein de paumés prêts à tuer leur grand amour pour une bouteille de vitriol. Dealer de la drogue s'avère aussi très rentable quand on ne touche pas soi même à sa merde. C'est un avantage dans les négociations de pas avoir des sautes d'humeur et des fresques de couleurs devant les yeux. Bon évidemment on connaît toujours quelques revers du sort, des fois il fallait faire preuve de violence ou fuir à toutes jambes, mais globalement tout ça tournait bien. De quoi réchauffer de fierté mon petit cœur d'ex-bouseux cultivateur de navets.
Tellement fier que j'me suis dit que ce serait le sommet de ma carrière si je butais mon ex-employeur. Tu sais, celui du début qui a pas vraiment été sympa avec moi. Lui et tous ces copains connard de Z.I. Nord Ouest.

On a fait ça bien. Déjà, on a convaincu plein de gens du coin que ça serait une bonne idée qu'il meurt, en les motivants par les possessions matérielles ou des rumeurs sur des complots – vu le public de paranoïaques, c'est passé comme dans du beurre. Ensuite, on a trouvé les plus paumés des paumés prêts à mourir pour nous. D'abord, on a fait un siège autour du bled histoire de bien les faire sécher, puis on leur a roulé dessus dans la violence, le sang qui vole, le pillage tout ça. Le truc bien dégueulasse, j'te laisse choisir les actes barbares que tu veux pour illustrer le truc J'ai récupéré le matériel de petit chimiste les yeux humides d'émotions, prêt à voir plein de drogues de synthèse en couler à flot. Le-dit ex-employeur, je l'ai buté sans trop de cérémonie, pas de discours tout ça. Ça n'a pas tué les cauchemars, mais c'était assez plaisant quand même. Après on a foutu le feu partout.
Je conserverai amoureusement le souvenir de cette victoire jusqu'à ma mort. J'avais trente cinq ans, par là, mon plus haut fait, le sommet de ce que je pouvais faire de plus marquant sur la planète. J'ai passé les cinq années suivantes à gérer les conséquences du bordel sur le trafic de marchandise et le commerce en général. Mais c'était quand même le plus beau moment de ma vie, d'avoir détruit une ville entière. En plus on y a gagné du chouette matos.

Mais bon. Personne n'est conçu pour durer, la vie est une suite de pertes et blah blah blah. Ça m'a surtout frappé quand j'ai eu quarante ans. Déjà, parce que j'me suis mis à avoir la sensation que le temps absorbait tout ce que j'avais connu dans un gouffre vide et terrifiant, ensuite parce que mon associé est mort. Étonnamment, dans son lit. Il s'est couché raide bourré, et s'est vomi dans les poumons. C'était mon meilleur pote. Ça a fait mal. J'ai pas grand chose à dire de plus pour commenter ce moment là.
J'ai continué, mais parce que je sais rien faire d'autre et qu'il faut bien manger. Et se droguer – parce que j'ai repris mes bonnes habitudes, l'occasion s'était présentée, tout ça, tu comprends. J'ai fait quelques conneries, comme une sombre histoire de vol de la marchandise de pote, dont je suis pas très fier. J'ai continué de monter des expéditions, de bricoler des machines pour essayer de me tuer en fonçant percuter une montagne, j'ai continué d'organiser de la violence entre mes contemporains alors que ça me dégoûte. Je sais pas trop pourquoi. J'ai atteint un âge canonique au final, je me suis déjà surpris à penser en toute sincérité « de mon temps les jeunes ils... » et à trouver agréable de faire une petite sieste après manger. Quelques fois j'me rappelle mon âge et j'suis tout étonné d'être aussi vieux.

Pourtant on peut pas dire que je fasse d'effort. Pas exemple, y a pas long, genre trois quatre mois, j'ai mangé un cactus rigolo qu'un copain voulait me faire goûter et... je sais pas ce qui s'est passé. J'ai erré dans le désert deux jours en parlant tout seul apparemment. Moi j'me voyais marcher au milieu d'une plaine pleine d'ossements. Partout des ossements. Humains. Le sol était en crânes, en en côtes, en fémurs, et ça croustillait quand je marchais dessus. Le ciel était rouge, le soleil petit et froid. Un monde agonisant. A mon souvenir j'étais pas interpellé plus que ça par le décor, comme dans un rêve où tout semble logique, et je cherchais un truc. J'sais pas quoi. Je l'ai cherché putain de longtemps en marchant droit vers l'horizon. J'crois que je l'ai trouvé mais je me souviens plus de ce que c'était. Je me suis réveillé presque mort de déshydratation, écroulé dans une flaque de vomi.
Depuis ça des fois je fais des rêves bizarres, violents et très réalistes. Ou j'ai de temps en temps des sensations étranges, puis il se passe des trucs qui devraient pas se passer. Mais pour l'instant je m'en sors bien en faisant comme si tout était normal. Tant que j'vois pas le problème il existe pas.



Talents :

 La survie en milieu aride, le bricolage, les armes blanches (avec un flingue je touche grosso modo ce qui se trouve juste devant moi, à condition que ça bouge pas). Je peux également sentir les tremblements de terre avant qu'ils arrivent, mais ça sert à rien du tout.


Autres :

Non.


HORS JEU

+ Comment avez-vous découvert le Forum :


Bah je traînais tranquille à sniffer du souffre, puis y a un connard qui a fait un pentacle par terre, sacrifié un poulet et tout alors j'me suis senti obligé de venir.

+ Avez-vous des conseils/des remarques le concernant :


Ce qui va pas du tout sur ce forum, ce sont les admin.

+ Votre disponibilité (moyenne) :


J'suis pas genre un no-life qui vit avec ses amis imaginaires, je rp pas H24 j'ai ma vie de businessman à gérer... nan c'est pas vrai. ._.
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MessageSujet: Re: Bavaria   Lun 9 Fév - 19:28

Booooon... J't'aime bien mais t'as quand même une grande gueule sachant que je viens de mettre tout le code dans ta fiche et qu'Abel te fera (peut-être) un avatar à la bonne taille... è___é

Sinon, je me suis marré comme toujours, alors t'es validé.

Va RP maintenant.
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MessageSujet: Re: Bavaria   Lun 9 Fév - 20:21

Eh ben, ça faisait longtemps. Tiens! Met ça (si tu veux)


Bon retour parmi nous /o/
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MessageSujet: Re: Bavaria   

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Bavaria

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